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"Parce que vous ne pensez pas pareil que nous"


|Sur la révocation du conseiller SAKA SALEY

Publié par La revue2analck sur 2 Septembre 2016, 11:20am

Catégories : #Les chroniques 2 la revue, #Les mots 2 @LNACK

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Dans l'ordre stricto sensu des valeurs hiérarchiques dans une structure administrative ;  je serai enclin à être de l'avis du conseiller viré.

 

Mais certainement pas dans la forme adoptée et surtout pas sur le support de diffusion utilisé pour s'exprimer.

 

En même temps je comprends son indignation qui s'explique surtout par une forme de castration dans ses prérogatives. N'était ce pas en définitive ce en quoi consiste justement sa fonction ? Éclairer son ministre sur les subtilités techniques dont son action ou son autorité pourrait pâtir ?

 

Et voilà que tout comme en matière de communication, la fonction ministérielle se voit encore dépossédée d'un "outil" faisant parti de son arsenal de fonctionnement.

 

Après il est vrai,  à la charge du conseiller impulsif ; qu'il ne faut jamais  négliger  ni sous estimer les contextes,  les finesses et les susceptibilités. Tout comme il ne fait aucun doute que le conseiller aura fait les frais d'une confrontation feutrée; bien plus mesquine; beaucoup plus vicieuse et non moins farouche et d'une rare violence; qui ne sera évidemment, jamais admise  publiquement, entre les deux principales têtes de gondoles de ce gouvernement.

 

Et la rare faute que le conseiller évincé me permettra de lui imputer, c'est de n'avoir pas anticipé qu'à travers lui, c'est surtout au ministre dont il est le conseiller; qu'on vient de porter un coup. 

 

Mais cette manière de procéder n'est pas non plus le fort de tout le monde. Et à en croire le profil du bien nommé, il ne devrait pas avoir du mal à se recaser.

 

Ce que j'entrevois par contre dans la mésaventure de SAKA SALEY, c'est une autre forme d'analyse,  purement politique celle là,  et qui tient à une forme d'équilibrage des forces en présence; certainement voulue par le président; qu'on aurait tort ne de pas entrevoir en filigranne, derrière la mesure.

 

Surtout quand on voit à qui profitera cette structure, du moins sous la coordination de qui elle devra être mise en oeuvre. Avec l'exceptionnelle intervention _ lorsque l'urgence l'exigera _ du président pour octroyer des passe droit.

 

Soyons sérieux cette cellule d'enregistrement ou de validation, aura vite fait de s'engorger, dans l'exercice de ses fonctions.

 

Imagine t- on un seul instant la somme de travail qu'elle serait amenée à abattre ?

 

Et le tout dans un délai assez prompte pour ne pas entraver l'action gouvernementale ?

 

Il n'est pas forcémment réducteur pour un fondé de pouvoir, de devoir s'en remettre à l'expertise d'un conseiller ; mais de là à lui imposer de faire valider les actes et les mesures qu'il jugera bon de prendre,  pour la bonne marche et le bon fonctionnement de son ministère; il y a un écart; que n'importe quelle autorité supérieure ne saurait franchir; sans devoir supporter d'être taxé d'une certaine tentation à brider ses ministres.

 

À la vérité simpliste et frustrant et donc incompatible avec une bonne ambiance et mieux ; pour la cohésion au sein d'un groupe.

 

Les abus ; s'il y en a ; doivent pouvoir être ciblé et corrigé sans avoir à mettre à l'amende tous les membres d'un gouvernement, qui continue de pâtir sans vouloir l'admettre, d'un cruel défaut dans le rouage communicationnel en son sein, mais également à l'égard des structures spécialisées et qui ; tant qu'il ne sera pas réglé pour de bon, ne le mettra pas à  l'abri de petites déconvenues du genre.

 

Je ne suis pas contre l'idée d'un "brain storming" restreint au sommet de l’Etat ; qui doive précéder la prise d'arrêtés ou de décisions,  portant sur les questions fondamentales liées à  l'orientation de la politique générale.

 

Mais en aucun cas cela ne doit porter sur tous les arrêtés devant émaner d'un ministère ; encore moins avoir manifestement pour but de conférer à une quelconque cellule le moindre pouvoir sur l'activité d'un ministère.

 

Il y a une question de légitimité, qui se pose ; car comme l'invoquait si bien le conseiller limogé dans son propos : " On ne peut pas soumettre l’acte administratif de principe d’un Ministre (arrêté), à la décision d’une cellule administrative de rang institutionnel inférieur."

 

Et le droit de regard, que s'arroge de fait cette cellule de screening, à quelque chose d'intrusif et d'insultant à la fois, à l'egard des ministres dans la gestion de leur unité de production.

 

Nous sommes en politique et il s'agit de remettre un pays au travail et non de déplacer  _ quoique cela puisse y être assimilé, à bien des égards _ des pions comme dans une partie d'échecs.

 

La stratégie aujourd'hui doit être orientée vers les résultats à atteindre et pour cela,  ceux qui en ont la charge doivent être placé dans les conditions optimales d'accomplissement de leur tâche. Ils ne doivent point voir leur pouvoir brider de quelque manière.

 

Imagine-t- on l'issue pour le moins catastrophique que pourrait prendre la situation si au bout d'un arbitrage perdu devant la cellule de validation,  il s'avérait à la fin que le ministre avait eu raison de prendre la décision retoquée ?

 

Eh oui ! Il y en aura qui vont tout de suite m'opposer la situation inverse qui serait à l'avantage de la cellule de screening _ et c'est vrai qu'il n'en manquera pas _ mais elle relèvera le cas échéant ; du package de responsabilités qui va avec la fonction et qui pourrait dans l'ordre des choses, valoir au ministre en question,  sa révocation pure et simple.

 

C'est ainsi que cela procède et pas autrement, prétendre le contraire ne sera qu'un vil "zigzaguement" dans le but d'un management cynique.

 

 

@LNACK! 

 

 

 

 

 


 

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