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"Parce que vous ne pensez pas pareil que nous"


|Bénin où le règne de la gastronomie des couleuvres !

Publié par La revue2analck sur 29 Août 2016, 17:55pm

|Bénin où le règne de la gastronomie des couleuvres !

Il m'est pénible en effet de m'en prendre à un ensemble au sein duquel il y a des éléments avec qui je partage bien des choses politiquement.

 

Tout comme il m'est impossible de ne pas souligner les impairs que l'équipe gouvernementale  a pu commettre,  depuis qu'elle est en charge de la gestion des affaires.

 

Cette problématique qui se pose à moi tient sa source dans l'inextricable complexité des alliances politiques qui font revenir à la table du pouvoir, des personnages qui étaient censés en avoir été viré par le vote du peuple.

 

Mais également parce qu'il semblerait que le nouveau pouvoir qui se targue d'opérer une rupture, ne peut, ou ne veux pas se passer d'eux.

 

Et c'est bien là où je pense que les populations se font doubler car  en élisant un homme ; elles ne se doutent pas un seul instant, que ce dernier pour diriger ; devra composer avec une bonne partie de ceux-là même, dont le peuple en l'élisant, a voulu se passer.

 

Du coup il y a comme une perversion de l'ensemble qui tient du fait que le bon grain et l'ivraie doivent collaborer pour espérer une récolte saine et abondante.

 

Souvent, les mauvaises graines finissent par avoir raison des bonnes ; entraînant la dégradation de l'ensemble.

 

Et même quand ça n'est pas le cas ; dans les rares instants où cela survient, les bonnes graines arrivent rarement à donner le meilleur d'elles-mêmes ; entravées qu'elles sont le plus souvent ; et pour maintes raisons qu'elles ne maîtrisent pas toujours ; dans le développement de tout leur potentiel.

 

Mais que voulez-vous il s'agit de politique ! Cette extraordinaire orgie gastronomique, où, pour continuer à  en être, ou, pour se faire oublier du pouvoir régnant,  pour d’antérieurs forfaits ;  il n'est pas rare que les acteurs de la vie politique ; se plaisent à s'enfiler avec une délectation feinte, des tonnes de couleuvres,  tout en donnant l'impression qu'il s'agit du caviar.

 

Seulement voilà, cela ne passe pas aussi inaperçu qu'ils veulent bien le faire croire aux populations.

 

Ce qui véritablement me gêne c'est que cet alliage a été voulu,  par le nouvel homme fort du pays béninois,  qui s'en est même justifié à l'occasion.

 

Il était possible ; et c'était ce qui _ du moins à mon avis était souhaitable _ il était parfaitement possible ; de composer avec de nouveaux profils politiques, auxquels des personnalités expérimentées, qualifiées, dont la crédibilité n’a pas pâti des dix dernières années politiques; auraient pu se mélanger ;  sans évoquer de relents sulfureux sur fond d'affairisme et de scandale politico-financier.

 

Ainsi il n’aura pas fallu ; à chaque fois que cela arriva ; manquer de suffoquer, ou de piquer une crise d'apoplexie ; lorsque le ministre d'état en charge des affaires présidentielles, dans ses comptes rendus sentencieux, un brin indifférent à son monde, et à ses précédentes fonctions ; se  voit obligé de défaire, ce qu'il a lui-même ; il n'y a pas si longtemps que ça ;  cautionné ou contribué à faire.

 

Personnellement, il y a comme un malaise qui me prend, et qui s'étend à la survie même de la démocratie béninoise ; lorsque l'ancienne principale force politique dirigeante, n'arrive pas à assumer, le seul et unique rôle qu'on est en droit ; dans une saine démocratie ; d'attendre d'elle.

 

Elle pinaille, hésite et vacille ;  prête à  se fourvoyer, voire se brader, son honorabilité et sa responsabilité politique avec ; pour quelque faveur et quelque espérance ; le tout avec une insolente indifférence quant aux choix de sa base électorale.

 

Et ça n’est pas loin s’en faut ; les inimaginables raisons, de ses membres les plus zélés, pour justifier de leur désertion, du seul et unique combat qui vaille : celui de la démocratie.

 

Le Gombo plus que jamais roi, déploie son gluant et arrive au bout des réticences les plus véhémentes.

 

C'est ainsi que va le pays béninois, une vaste orgie gastronomique de couleuvres ; que les avides et les inextinguibles à l'appétit irrépressible  de pouvoir, ne se lasse de s’en gaver.

 

Après de quoi voudrait-on accuser l’exécutif ? Fort de l’attrait qu’il exerce sur tous ceux qui n’ont de cesse de rêver d’une parcelle de pouvoir, y compris lorsque la providence du vote populaire, s’est autorisé à leur en conférer un ; celui de sa représentation à l’assemblée nationale.

 

De quoi pardi pourrait-on l’accuser ? Sinon de profiter de la vaste avenue que l’opposition en se défilant ; lui a ouvert.

 

De rien en effet, on ne saurait accuser l’exécutif ; puisque l’animation politique, qui préside à la vie de cette auguste enceinte qu’est l’assemblée nationale, se trouve dépossédée de toute sa quintessence.

 

Dès lors on peut comprendre la frustration de quelques-uns qui se rêvent, à se méprendre du rôle qu’on attend d’eux, ou qu’ils espèrent y jouer.

 

Aujourd’hui leur rôle est défini, ils s’y soumettront ou broieront du noir, avec leur frustration en sus.

 

Car au Bénin, celui qui préside depuis la marina, a déjà la main; et depuis longtemps ; sur l’ensemble du landerneau politique béninois ; bien avant même de s’en voir confier la destinée.

 

Ne pas l’avoir su à temps est tolérable ; mais continuer à l’ignorer est condamnable et indigne de quiconque voudrait prétendre faire de la politique au Bénin ; en tout cas sous l’ère de celui qui se trouve aujourd’hui au pouvoir.

 

Pour ceux qui ne s’en remettent toujours pas ; ils devraient se faire une raison, et se réjouir de l’idée que la douloureuse, ne serait que de courte durée.

 

Et c’est déjà ça !

 

 

@LNACK !

 

 

 

 

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