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"Parce que vous ne pensez pas pareil que nous"


|Fallait-il défendre ABT face aux réactions suscitées par son interview au ’’Monde’’ ?

Publié par La revue2analck sur 9 Juin 2016, 16:04pm

Catégories : #Les chroniques 2 la revue

|Fallait-il défendre ABT face aux réactions suscitées par son interview au ’’Monde’’ ?

Il est déplorable que la passion supplante dans nos esprits la raison et le bon sens ; surtout que le débat ; encore plus, lorsqu’il s’instaure dans un secteur chiffrable donc vérifiable ; doit aussi ; pour le moins, avoir pour vocation, de lever le douter, conforter la vérité et crédibiliser la réalité.

 

Mais en aucun cas et pour n’importe quelle raison, le débat ne devrait se voir corrompre par la vile désobligeance qui peut  nous amener ; au-delà de toute forme de convenance, purement commune ou tout au moins civile voire triviale ;  à s’en prendre par la petite lucarne des décences, aux personnes qui ont en charge ; la gestion du pays et qui au regard de ce qu’ils ont hérité, de l’état des finances de ce pays ; s’en exposent librement.

 

J’ai beau relire l’interview querellé du ministre du développement au quotidien français ’’Le monde’’ ; en aucun moment je n’ai eu l’impression d’une cabale contre la personne de l’ancien président.

 

En tout cas, pas plus que celle dont il a pu faire l’objet durant ses deux mandats. Cabale s’il en est, au cours de  laquelle, reconnaissons-le ; le président ABT et son Alliance ; n’étaient même pas aux premiers rangs ; même s’ils ne s’en sont jamais désolidarisés, sur le principe, et pour cause.   

 

La gouvernance que met en cause ABT dans son interview, est celle de YAYI BONI. C’est du moins ainsi ; selon la légendaire coutume des éléments de langage ; qu’il est admis de procéder.

 

Mettre en cause la gouvernance YAYI BONI ça n’est nullement s’attaquer à la personne de ce dernier. C’est s’en prendre à la gestion qu’il a faite de ses deux mandatures ; dont évidemment il incarne l’image ; puisqu’il en a été le personnage majeur.

 

Et demain ; c’est ainsi qu’il en sera, de celle dont Patrice TALON répondra ; parce qu’on aura oublié les ABT, PIK et autres ; il ne restera plus que la gouvernance TALON, qui pour le coup, et si besoin, en prendra pour son grade, dont acte.

 

Et si l’on peut se revendiquer d’un certain niveau intellectuel sans pouvoir opérer cette nuance ; alors c’est toute notre manière de concevoir les choses qu’il faudra revoir.

 

Quant aux chiffres et faits mis en exergues par ABT, ils n’ont pas été inventé ; ce sont bien ceux de la gouvernance YAYI BONI.

 

Mais de toute évidence ; et c’est l’impression que je tire de la lecture des deux ’’brûlots’’ qui s’en prennent à ABT ; ces chiffres ne font pas l’objet d’une vive contestation ; par contre ce qui semble l’être, et de manière véhémente, c’est l’aune idéologique sous laquelle, ils auront été analysé par le ministre du développement.

 

C’est-à-dire que le prisme spécifiquement technocrate; par lequel ABT livre son analyse de la situation de l’état des finances du Bénin, telle qu’elle résulte de la gouvernance YAYI BONI, ne convient pas aux affidés de ce dernier ; qui de toute évidence s’en sont émus, au travers de deux tribunes; soit !

 

Jusque là, rien de bien spécial _ en tout cas pour ma part _ d’autant plus qu’au travers des deux tribunes ; les auteurs ont pu exprimer leurs sentiments et surtout défendu l’option de la stabilité sociale qu’aurait privilégiée, la gouvernance YAYI BONI, plutôt que la stabilité budgétaire.

 

Parfait et que le quitus leur en soit délivré.

 

Mais en aucun cas il ne peut être demandé, voire imposé à quiconque, et surtout à ce niveau de responsabilité ; de faire une complaisante livraison ; de la réalité de la situation des finances du pays ! Fut-il au nom d’une quelconque civilité républicaine ; fut-il à l’endroit d’un ancien président.

 

Face à la nécessité de la vérité à laquelle les responsables en charge, sont tenues ; vis-à-vis du pays et des populations ; croyez-moi, le choix est vite fait.

 

A supposer même que l’option ait été prise d’embellir les choses ; pour disons-le ; faire paraître la gouvernance YAYI BONI plus belle qu’elle ne pouvait paraître ; cela aurait-il pour autant effacer la réalité des chiffres et des faits imputés à cette gouvernance ?

 

Je ne crois pas ! Au mieux cela aurait peut-être présenté l’ancien président ; sous des habits bien plus avenants et internationalement ’’vendables’’; mais n’aurait pas manqué de souligner le cas échéant, la légèreté des ’’rupturiens’’ ;  à prendre conscience de la réalité de la situation dont ils ont hérité.

 

Et une telle affabilité à l’heure du bilan , peut-être fatale pour ces derniers, aussi bien face aux béninois, qu’envers tous les interlocuteurs institutionnels avec lesquels ils devront négocier sur le sujet.

 

Faire le choix de dire la vérité à l’opinion avec à l’appui des faits, les chiffres qui vont avec ; tels qu’ils ont été relaté, était la seule issue valable et la plus digne qui soit.

 

Et c’est pour cela que je ne comprends toujours pas toute la méchanceté, la haine et la diffamation à certains égards ; dont ABT a pu faire l’objet aussi bien dans l’une et l’autre des tribunes qui sont parues, en réponse à son interview.

 

Les attaques personnelles à son égard ; sa supposée jalousie de n’avoir pas été élu président; la haine qu’il nourrirait à l’encontre de YAYI BONI à cet effet ; ou encore les révélations de scandales qui entoureraient sa gestion du ministère des finances sous l’ère du Général KEREKOU ; n’ont absolument rien à voir dans le débat dont il est actuellement question ; à part peut-être de ramener ce débat au raz des pâquerettes ; c’est-à-dire bien en deçà du niveau où il devrait se situer ; pour la nature et la teneur du sujet dont il est question.

 

Maintenant il sera toujours loisible pour qui s’en sent les moyens ou qui en éprouve le besoin ; d’attaquer qui lui plaira, devant n’importe quelle juridiction compétente en la matière; et à ce titre ; je ne vois pas qui voudra, et au nom de quoi ; s’extirper de cette règle commune.

 

Mais bon sang de quoi parlons-nous ?

 

ABT dans cette interview au ’’monde’’ a-t-il une seule fois évoqué les scandales financiers qui ont essaimé, la gouvernance YAYI BONI durant ces 10 ans au pouvoir ? Pas que je sache ! En tout cas ça n’est pas la compréhension que je me suis faite de son interview au ’’Monde’’. Et pourtant sur la question, il y aurait eu bien à redire.

 

Alors re- bon sang de quoi parlons-nous ?

 

Un ministre de la république, qui plus est de ce ministère-là ; n’aurait-il plus le droit de porter son analyse sur les finances de l’Etat, sans être taxé d’ultralibéral ou ramené au courant économique dont il se revendique ?

 

Et pourquoi devrait-il pâtir de cet étiquetage ’’FMI_ iste’’ dont il a été si pathétiquement affublé ?  

 

La vaste et honteuse campagne de tentative d’humiliation dont ABT a fait l’objet, dans l’une et l’autre des tribunes n’ont plus rien à voir, avec ce dont il était question dans cette interview.

 

Il n’y a rien de plus abominable et d’attentatoire à la  dignité d’un homme  que de s’en prendre à l’idéal du combat qu’il mène ou qu’il incarne ; et les sous entendus régionalistes dont on a voulu l’accuser, en sont l’illustration.

 

Et oser une comparaison entre le poste de ministre des finances qu’il aurait occupé sous l'ère du Grand K et la fonction présidentielle de YAYI BONI, pour démontrer à qui Djougou doit sa renaissance ; est complètement inopérante ; pour la plus évidente des raisons ; les deux fonctions ne peuvent être comparées ; parce que ne se situant pas au même niveau de responsabilité et ne jouissent pas de la même faculté décisionnelle ; sans parler du contexte social, économique et politique ; qui tout comme les priorités gouvernementales étaient certainement loin d’être similaires durant les deux époques.

 

Alors pourquoi tant de haine ?

 

Je crois en effet qu’en politique, la matière se suffit à elle-même pour aller chercher ailleurs des éléments pour l’alimenter et l’étayer.

 

Et pour rassurer YAYI BONI et ses alliés inconditionnels; ça n'est pas parce que les chiffres et certains faits accablent sa gouvernance, qu'il n'aura pas, d'une certaine manière; positivement marqué l'histoire politique et constitutionnelle du pays béninois. Je pense en effet que nul ne saurait lui ôter le fait d'avoir assuré la transition démocratique dans une ambiance pacifique.

 

Et ça, rien que ça croyez-moi; c'est énorme quand surtout on sait qu'ailleurs on a vu pire.

 

Récemment je me suis insurgé contre cette campagne de ’’YOVO_isation’’ que certaines écuries politiques ; durant la dernière consultation présidentielle se sont dangereusement plût, à mener contre Lionel ZINSOU. Car j’estimais qu’elle n’était pas nécessaire ni utile pour le débat politique.

 

Aujourd’hui encore ; au sujet de cette vile aversion haineuse que drainent ces deux lettres ouvertes contre ABT, je ne pense pas moins.

 

C’est par la pensée qu’il faut combattre la pensée. Oui je pense que le débat politique peut être sainement mené ; idées contre idées ; programme contre programme ; sans devoir forcément passer par la case des caniveaux ; qui n’honore ni le débat politique ; encore moins ceux qui s’y laissent aventurer.

 

Al Tricky !

Autodidacte !

 

 

 

 

 

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