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"Parce que vous ne pensez pas pareil que nous"


|Sur les succès politiques de TALON ; il faudra pour l’instant relativiser

Publié par La revue2analck sur 26 Mai 2016, 01:37am

Catégories : #Les chroniques 2 la revue

|Sur les succès politiques de TALON ; il faudra pour l’instant relativiser

J'ai pris connaissance de la dernière interview de Patrice TALON, au quotidien français ''le monde'', ainsi que de son souhait ; au soir de son mandat de se voir ''porter en triomphe par les béninois''.

 

Toute chose qu'on ne pourrait que sainement souhaiter à  notre président,  si cela suffit à son bonheur.

 

J'ai également pris connaissance des lauriers d'expertise politique  que certains déjà lui tressent, pour ses ''succès politiques''.

 

Personnellement s'il est un mérite à  reconnaître à Patrice TALON, c'est d'avoir été, pour l'instant en tout cas, assez bien inspiré, en mettant le paquet sur l'engagement des principales réformes qu'il entend mener durant son mandat présidentiel.

 

C'est la bonne période,  il bénéficie encore au sein de l'opinion béninoise, de l'engouement populaire qui a  suscité son élection.

 

Tous les hommes politiques avides de la moindre parcelle de pouvoir,  et dans l'expectative d'une hypothétique nomination se montrent très disposés et très disponibles à son endroit.

 

Il n'y a donc rien d'exceptionnel en ce début de son mandat,  que pour lui, tout roule comme sur des roulettes ; dont acte !

 

Mais sur l’essentiel ; ne nous leurrons point; les véritables enjeux demeurent le relèvement socio-économique du pays béninois et l'amélioration au quotidien des béninois ; et surtout des plus démunis.

C'est le retour à l'emploi des milliers de chômeurs qui encombrent les rues de nos villes et campagnes.

 

C'est la renaissance de notre politique agricole et par conséquent de tous les acteurs qui y participent à quelque niveau que ce soit.

 

C'est la mise en œuvre d'une véritable autonomie en matière de politique énergétique. Je profite pour signaler à  ce niveau ; les efforts notables qui sont entrepris,  des fonds qui ont été alloués pour essayer d'enrayer l'obscurité et encore récemment le soucis du ministre du plan et du développement, Abdoulaye BIO-TCHANE; d’orienter les fonds du 2ème compact MCA ; vers la résolution du déficit énergétique, qui sévit au Bénin. 

 

Le relèvement du niveau de notre politique en matière d'éducation avec en lame de fond l'espoir de faire reculer les barrières de l'analphabétisme.

 

Tout cela nous a été promis,  tout cela est dû aux populations du pays béninois ; au même titre que l'enrayement  de la nébuleuse corruptrice.

 

Qu'en est-il aujourd'hui de tout Cela ?  Pas grande chose véritablement,  et pour cause,  nous ne sommes qu'aux prémisses d'une mandature ; qui laisse les béninois deviner en filigrane, les bonheurs d'un Bénin nouveau ; fort et renaissant ;  bien loin de la ''loque'' dont le nouveau départ aurait hérité.

 

Alors oui ! Pour l'encouragement à continuer sur la lancée rénovatrice,  entreprise par le gouvernement du nouveau départ et son chef.

 

Mais non ! À l'adoubement sans concession qui parfois mène nos dirigeants à se fourvoyer sur l'impact réel de leur politique ; ou encore à se tromper  sur les effets pervers de leur gouvernance.

 

Et aujourd'hui quelques manœuvres politiciennes bien pensées et exécutées à  la perfection dans un cadre où cela relève d'une exigence intrinsèque ; ne suffisent plus,  pour nous satisfaire de ce qu'on pourrait espérer du président Talon et de son gouvernement.

 

Ceci d'autant plus que le recasement clando là-bas ; des proches et des compagnons d'infortune d'hier est loin d'être passé inaperçu des béninois et des observateurs de la vie politique béninoise.

 

Rien de bien spécifique au pouvoir du nouveau départ ; puisque dans un passé assez récent ; le pays a pu pâtir _ et pas qu'un peu _  des effets  pervers d'un mode clanique de gestion du pouvoir .

 

Je suis le premier à reconnaître qu'il n'est pas évident de se passer dans l'exercice du pouvoir ;  de ceux en qui on a le plus confiance, eut égard  justement à  la bestialité et la félonie ; qui peut parfois le caractériser.

 

Mais fort de la dérive qui s'en est négativement suivie, lors de la précédente gestion, le citoyen béninois, digne du nom,  ne saurait quelque peu manquer de s'en émouvoir, en espérant bien évidemment qu'il n'en serait pas de même avec les nouveaux dirigeants.

 

Le dire est important et capital pour la sauvegarde de la liberté d'expression, et pour la nécessaire contribution, de chacun à  l'édifice de la démocratie béninoise.

 

Selon le quotidien français "le monde" le gouvernement Talon aurait également suspendu la plupart des contrats de publicité, signés par le précédent régime avec les organes de presse.

 

Voilà  un événement loin d'être anodin dans la sphère médiatique de la presse privée, qui reste la principale et véritable mesure  du niveau et de la qualité de la liberté de presse et d'expression.

 

Si cette suspension vise à  remettre de l'ordre dans la pratique, afin de revenir à une saine redistribution des fonds,  alors elle sera la bienvenue ; mais si elle vise à  nourrir une forme de chantage qui ne dirait pas  son nom,  aux fins d'amener les organes de presse à se montrer plus coulants et dociles à l'endroit du pouvoir du nouveau départ ; ou si la manœuvre ambitionne d’ assainir par la privation de finances un milieu qui souffrirait _ reconnaissons le _ de quelques brebis galeuses; il y aura manifestement de quoi s'inquiéter.

 

Personne n'ignore l'importance que peut avoir l'obtention de ces contrats,  dans les fonds de roulement et même la survie de certains journaux et organes de presse de la place.

 

La partition que le gouvernement de Patrice TALON serait amené à  jouer dans ce dossier sulfureux, pourra nous édifier ;  par les faits et non les promesses ; sur la nature de la gouvernance qu'il entend mener durant sa présidence.

 

 

 

@cydborg !

 

 

 

 

 

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