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"Parce que vous ne pensez pas pareil que nous"


|TALON aura -t-il le dos assez large pour tous ses soutiens?

Publié par La revue2analck sur 25 Mars 2016, 17:14pm

Catégories : #Les chroniques 2 la revue

|TALON aura -t-il le dos assez large pour tous ses soutiens?

Bientôt Patrice TALON, n’aura plus le dos assez large pour porter tous les soutiens dont il bénéficiera, d’ici le début officiel de son mandat ; et c’est sans compter ceux qui seraient entrain de se tâter entre la vache maigre de l’opposition et celle plus grasse du pouvoir ; et qui certainement durant le mandat, iront agrandir le nombre de ses troupes.

 

Au-delà de l’affliction morale et éthique que cache notre système partisan ; il y a quand même de sérieux problèmes qui se posent.

 

Matériellement il faudra pouvoir caser tous ceux qui _ pour diverses raisons, que je laisse à chacun le soin d’apprécier _ ne veulent point entendre  parler de l’opposition. Or des prémisses à peine lisibles, des premiers propos du tout nouveau locataire de la marina ; ainsi que de ce que laisse supposer la gouvernance qu’il entend prôner durant son mandat ; c’est qu’apparemment il va falloir se serrer et abattre à nombre restreint le travail de plusieurs. Ce qui laisse supposer que malgré tous les efforts qu’il sera possible, au nouveau pouvoir de faire ; il ne lui sera pas possible de satisfaire tout le monde ; puisque lorsqu’un soldat  prépare son paquetage pour aller au combat ; il ne se pare pas de détails inutiles ou de complaisance ; mais seulement de ce que l’urgence et l’exigence lui impose.

 

Tous ceux qui l’ignoreraient, devraient se le tenir pour dire ; à moins de faire chavirer le bateau, tout le monde ne pourra pas embarquer ; certains resteront fatalement, à quai.

 

L’autre problème que pose cette instabilité du système partisan béninois ; c’est qu’à force il finirait par décrédibiliser notre démocratie.

 

La force de toute démocratie ; c’est sa faculté à permettre en son sein, le débat contradictoire. La mise à l’épreuve de deux conceptions, voire plus mais certainement pas dans la configuration pléthorique qu’elle présente aujourd’hui au Bénin. Cette confrontation idéelle disais-je ; contribue à élever le débat politique ; et évite en principe, de faire passer le projet politique du pouvoir en place ; comme une fin en soi.

 

Ce projet politique, porté par les dirigeants, doit non seulement pouvoir se mesurer, à l’épreuve du pouvoir ; à ses réalités politiques économiques et sociales ; mais également à la critique de l’opinion et de l’opposition; pour au final atteindre une forme d’émulation permanente, qui fait le charme d’une vraie démocratie tout en confortant ses fondements.

 

La pensée politique dans une démocratie qui se veut digne du nom ; ne peut pas être unique ; ni aller exclusivement  dans un seul et même sens ; et ceci pour la survie même de cette démocratie.

 

D’où l’impérieuse nécessité en son sein ; de l’animation d’une opposition ; dont le rôle reste toute aussi honorable ; même si l’aspiration première des partis politiques qui pourraient la composer ; resterait toujours d’accéder au pouvoir afin de l’exercer.

 

Mais en attendant, c’est à une autre forme de pouvoir qu’elle devra s’exercer ; celle de la conviction des idées qu’elle porte en tant que force de l’opposition.  

 

Aujourd’hui pourtant au Bénin, et dans la plupart des démocraties du continent ; la perspective de jouer ce rôle ; n’est jamais accepté avec fair-play. Sauf s’il s’impose ; à ceux à qui il est dévolu de fait; par le jeu démocratique ou politique.

 

Ça n’est jamais avec un réel plaisir que ce rôle est assumé. Et c’est pour cela que lorsqu’ils ne s’y voient pas  contraints et forcés ; les partis politiques, qui doivent le subir ; ont tôt fait d’arrondir les angles, parfois au risque de devoir avaler des tonnes de couleuvres ; pour s’en éloigner.

 

Il faut quand même dire qu’à la manière où le rôle de l’opposition est conçu par les dirigeants au pouvoir ; il est facile de comprendre pourquoi la gastronomie des couleuvres, fait l’objet d’une telle avidité, dans le clan des partis d’opposition au Bénin ou ailleurs sur le continent.

 

Animer l'opposition, est rarement vécu comme un plus qui bonifie le système démocratique en place ; ce qui fait que le plus souvent, lorsqu’elle n’est pas contrainte à l’exil, elle est alors réduite au silence et parfois toute simplement éradiquée dans le sang.

 

Il arrive cependant dans certains pays où son rôle est cloisonné à la limite d’une tolérance ; ou l’opposition survie ; mais est perçue comme un danger permanent pour la stabilité du pouvoir ; qui justement s’en justifie, pour lui mener la vie dure. Limitation; voire interdiction par exemple, de sa visibilité sur les médias nationaux ; où il devrait en principe exister; au nom d’un équilibre des forces, une certaine équité dans le traitement du pouvoir comme de l’opposition.

       

Et comme si cela ne suffisait pas ; l’alternance au pouvoir qui devrait en principe venir renforcer la pratique démocratique ; en intervenant de manière cyclique selon les caractéristiques et les conditions retenues par la loi fondamentale ; pour vérifier à l’aune du vote des électeurs ; qui du pouvoir ou de l’opposition serait en passe; soit de continuer à exercer le pouvoir ou de le céder ; cette alternance parfois; vient à faire défaut ; quand elle n’est pas tout simplement détourner ad vitam aeternam, au profit du pouvoir en situation.

 

Certaines démocraties comme la nôtre ; arrivent à se jouer de ce triste sort qui lui est réservé ; mais à quel prix ?

 

Ce qu’il faudrait surtout retenir ; c’est qu’en fait les jeux sont clairs et les rôles précis ; si ça n’est la perversité que le facteur humain vient y instiller ; pour parfois en fausser la mécanique.

 

A ce titre; la corruption, le pouvoir de l’argent et la volonté inadéquate de certains dirigeants à pérenniser au pouvoir ; ne seront plus de reste ; et viennent troubler de manière irréversible ; tout l’édifice démocratique ; dès lors que les hommes qui sont censés en assurer le fonctionnement ; de quelque manière et à quelque niveau, y succombent.

 

Des propos tenus par le porte-parole du tout nouveau président béninois ; son pouvoir devrait SURGIR, AGIR et DISPARAÎTRE.

 

J’y avais trouvé quelque arlequinade de bon goût ; en arguant que ce triptyque verbal était le propre des NINJA ; du nom de ces exceptionnels guerriers japonais formés à rude et à toute épreuve.

 

Le Pr TEVOEDJRE dans sa lettre « L’humour du destin », y trouvera « une opportunité d’excellence rarement saisie » ; avant d’en élaborer une déclinaison biblio-spirituelle, dont lui seul à le secret.

 

La première partie du triptyque vient de s’accomplir et avec elle aussi la dernière puisque de l’avis même de Patrice TALON ; il ne fera qu’un seul mandat.

 

Reste donc à sa charge l’accomplissement de la pièce centrale ; la plus dure et qui pour le peuple béninois ; s’avère d’une nécessité impérieuse « pour que la semence porte des fruits ».

 

Gageons qu’au nombre des fruits qui émaneront de la réalisation politique de ce fabuleux triptyque verbal ; le nouveau pouvoir arrive à trouver entre autre; la solution à la crise du système partisan béninois ; cette chimère informe ; qui menace sa démocratie.

 

 

Al Tricky !   

 

 

 

 

 

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