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"Parce que vous ne pensez pas pareil que nous"


|Présidentielles 2016 au Bénin: Retours d’élections

Publié par La revue2analck sur 23 Mars 2016, 14:09pm

Catégories : #Les chroniques 2 la revue, #Les mots 2 @LNACK

|Présidentielles 2016 au Bénin: Retours d’élections

YOVO_ ce mot qui aura été à la base de l’un des poncifs récurrents, qui m’ont fort déplu et qui malheureusement a largement été relayé durant cette campagne ; au point de faire paraître aux yeux de certains, le peuple béninois , pour ce qu’il n’est pas ; n’aura jamais autant été aussi travesti par l’usage qui en a été fait et la personne à laquelle elle aura été appliquée.

 

Au final ; le comble aura été ; au regard du lourd passif qu’incarnait le pouvoir finissant de la refondation ; qu’il n’était nullement nécessaire d’en arriver à autant d’extrémités, dans l’usage qui en aura été fait ; mais surtout à l’endroit de la personne à qui on l’infligera dans toutes ses formes les plus détestables.

 

Mais c’est la campagne présidentielle qui se voulait ainsi ; sauf que de Yovo il n’y en a jamais eu dans cette campagne et tous autant que nous sommes ; nous ne le savons que trop bien.

 

ABT _ l’Alliance pour un Bénin Triomphant dont le président par le jeu des alliances survenues avant le premier tour, dans le cadre de la coalition de la rupture, va enfin, après 10ans d’opposition, retourner aux affaires. Certes par la petite porte, mais qu’à cela ne tienne ; nul désormais ne saurait nier l’ampleur que représente ce parti dans le pays béninois. Et la seule idée que son président ou les cadres du parti, puissent contribuer de quelque manière à la renaissance du pays ; suffit pour parer à toute polémique. Je l’ai souvent dit en ce qui concerne Léhady Vinangnon SOGLO, seul un chef de parti est à même de savoir ce qui représente le meilleur choix, pour son parti. A ce titre ; il ne sera jamais assez prudent ; d’éviter d’en douter du bon sens ; tant les paramètres qui peuvent  l’avoir conduire à agir de la manière qu’il aura jugée adéquate, nous échappe-t-elle.

 

LVS  _ il aura fatalement perdu beaucoup, ou peut-être pas tant que ça dans cette élection ; et n’animant pas une chronique mondaine ; je ne vois pas l’utilité ici de revenir sur les déclinaisons familiales de sa décision politique de soutenir le candidat du pouvoir lors de cette présidentielle. Mais s’il est une chose en revanche, qu’il aura définitivement gagnée ; c’est de s’être _à mes yeux en tout cas _ définitivement  soustrait de l’imposante double épée d’AMOCLES qui par le fait de son ascendance parentale ; persistait à peser sur lui.

 

Comme on le dit souvent en politique, il faut finir par tuer ’’le père’’ ou le mentor ; pour arriver à s’affirmer aux yeux de tous.

 

LVS mérite à mon avis un respect, pour ses choix politiques et ses parents s’ils voulaient se montrer justes, devraient lui en savoir gré.

 

Il est vrai que ce coup çi n’aura pas été le bon, et qu’il faudra en payer le prix en assumant les conséquences, et c’est justement à la manière dont il s’en relèvera qui fera de lui ; le grand leader qu’il se veut et que peut-être, il mérite d’être.

 

 

PRD _ Avec la RB ; il partage l’infortune de ne pas être parvenu à se retrouver du bon côté du pouvoir. Pour son président qui avait entre autre justifié le choix de son soutien à la coalition républicaine, par le fait qu’il en avait marre de son rôle d’opposant ; on peut comprendre que la désillusion, au soir du 20 mars dernier ; était certainement à son comble.

 

Aussi m’aurait-on appris hier, que faute d’y avoir été convié par les électeurs ; le parti au logo d’arc-en-ciel, se serait invité à l’exercice du pouvoir, aux côtés de ceux qui en auraient du peuple ; reçu l’exéquatur.

 

Pour ma part ; aussi surprenant que cela puisse paraître, je trouve une certaine logique dans la démarche. Le PRD en a marre de l’opposition, quel mal y aurait-il à le dire et à l’assumer ?

 

 

UN _ Je suis loin d’en avoir apprécié les manœuvres durant cette campagne. Donnant l’impression d’être à la recherche d’une solution idoine pour aller aux élections ; la plus grande force de l’opposition, ou du moins ce qui semblait en porter le nom ; n’a fait que douter ; s’embourbant dans les manipulations de chefs et de couloirs, en son sein.

 

Niant à ceux de ses leaders, qui s’en sentaient le mérite et la capacité de s’y coller, la volonté de les soutenir.

 

On a parlé de sous et de bien d’autres choses ; Il s’en suivra la déplorable image qu’il en restera ; celle de la première force de l’opposition, qui à l’heure fatidique s’est dégonflée.

 

Se refusant à opérer le moindre choix avant le 2ème tour, afin de prendre parti pour celui des candidats, qui incarnera le plus la rupture.

 

Il est fort aisé ; trop aisé de choisir dans les conditions très avantageuses dans lesquelles l’UN a fini par opérer son choix final.

 

Je ne suis pas sûr qu’il faille parler de stratégie, même si certains se plaisent à le voir ainsi. Je crois plutôt que les dirigeants, ont placé leurs intérêts ; bien au-dessus de ceux de l’UN.

 

Résultat : de l’Union il ne reste plus grande chose.

 

ADJAVON _ Véritable curiosité de ces élections, il n’en sera pas moins une figure emblématique ; damant le pion au passage ; à des choix plus logiques que le sien.

 

Son noviciat en politique ne l’aura apparemment pas pénalisé ; mais il se bruite également que son porte-monnaie bien garni ; aura été pour beaucoup dans sa superbe.

 

Reste les dessous de ce mystérieux accord, qu’on dit qu’il aurait conclu avec le nouveau locataire de la marina et qui contrairement à ce qui se bruisse; dépasserait le cadre du soutien qu’il lui devait dans la droite ligne des accords de la coalition de rupture.

 

Mais gardons – nous de tout empressement ; il y a tellement de choses qui circulent au lendemain d’une élection.

 

Patrice TALON_ s’il est une personne qui mériterait la place à laquelle il se trouve ; c’est bien lui. Je crois qu’il a la faculté de retourner en force positive les formes de méprises dont il peut ou a pu faire l’objet. Il ne m’a pas donné le sentiment d’attendre qu’on lui donne ce qu’il convoite ; il va le chercher, et à défaut l’arracher. La discrétion dont il a fait preuve durant cette campagne est totalement contraire à l’idée de transparence qui la sous-tend ; mais totalement en adéquation avec le lancement d’une OPA  sur une entreprise concurrente par exemple.

 

En tout cas c’est l’impression qu’il m’en a donné, dans sa conquête de la présidence béninoise, et à moins que la suite me donne tort ; je serai le cas échéant ; le premier par probité intellectuelle, à le reconnaître ; je crois qu’accéder à la présidence de la république béninoise, n’est pas un but pour Patrice TALON ; mais un moyen.

 

Un moyen vers quoi et pour quoi ? Je ne saurais ici le dire, car je n’en sais vraiment rien et au pire, on finirait certainement par évoquer les histoires qui fâchent ; or ça n’est nullement mon intention, ni l’objet de mon propos.

 

Je suis de ceux qui depuis toujours et pour une saine gestion en démocratie ; pensent qu’il n’est point prudent, qu’une collision ; qui plus est au sommet de l’état ; s’opère entre le pouvoir économique et le pouvoir politique.

 

Sur le sujet le nouveau locataire du palais de la marina aurait rassuré, en arguant de s’être désengagé de ses affaires.

 

Nous verrons bien ce qu’il en sera !

 

Pour l’instant, force est de reconnaître que ses premières déclarations sur la liberté de presse et l’indépendance de l’ORTB, dans le choix de sa ligne éditoriale, sont énormes. Là aussi on verra par la suite ce qu’il en sera.

 

Et puis l’heure est aux félicitations, mais surtout et indubitablement au RESPECT ; pour le chemin parcouru par cet homme.  

 

Au si grand peuple du BENIN te voilà encore au début d’une nouvelle aventure ; porté par des dignes fils de tes contrées, et qui cinq ans durant, seront aux rennes de ta destinée. Le chemin paraitra long et difficile ; car il s’agira de réparer tes blessures et tes meurtrissures ; de restaurer ta dignité ; mais également de remettre ton pays sur les chemins de son envolée économique.

 

Pour cela, et au risque de devoir te décevoir ; tu devras encore souffrir ; souffrir de supporter des mesures, que par l’exigence des réformes qui s’imposeront, sont loin d’être aisées.

 

Mais tel un navire qui tangue dans une tempête de mer ; tu devras prendre sur toi et tenir bon.

 

Le pourras-tu ?

En auras-tu les moyens ?

 

Je ne le sais pas ; à part peut-être que bien des fois ; de la fatalité, tu as pu sauver ce pays.

 

 

 

@LNACK & Al Tricky !

  

 

 

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