larevue2analck

larevue2analck

"Parce que vous ne pensez pas pareil que nous"


|Présidentielles 2016: Ce à quoi les présidentiables devraient s’engager sur la politique agricole.

Publié par La revue2analck sur 18 Février 2016, 19:43pm

Catégories : #Les chroniques 2 la revue

|Présidentielles 2016: Ce à quoi les présidentiables devraient s’engager sur la politique agricole.

Le type de commerce auquel se livre le candidat AJAVON est loin d’être bénéfique de manière générale pour la production béninoise de volailles et de façon plus précise ; aux petits producteurs béninois qui en ont fait leur métier.

 

L’importation à haute dose de produits volaillers ou de tout autre matière agroalimentaire se produisant ou pouvant se produire sur le territoire béninois est nocif à long terme pour l’économie béninoise.

 

Bien souvent ces produits viennent inonder nos marchés nationaux à des prix qui défient toute concurrence ; mais avec pour incidence directe de tuer toute initiative nationale dans la même filière. Et pour cause ; les poulets « morgues » en provenance de l’Europe et de qualité bien moindre; coûtent évidemment beaucoup moins chers; que ceux pourtant de meilleure qualité, produits sur place.

 

Nos populations au pouvoir d’achat limité s’y donnent à cœur joie ; pour le grand bonheur du producteur qui se trouve à la tête de la chaine de l’importation _ donc Mr AJAVON dans le cas d’espèce _ mais aussi le gouvernement béninois, qui pour avoir considérablement allégé ; voire annulé les frais douaniers pour l’entrée de ces produits « made in Europe » sur le territoire béninois ; aura perçu sous forme de subvention ; une rondelette somme de la part de l’Union Européenne.

 

Somme rondelette disais-je ? Assez en tout cas ; pour que nos états africains consentent au sacrifice de toute une filière agroalimentaire de leur pays ; avec en prime tout une catégorie de producteurs nationaux qui se retrouvent désœuvrés et contraints pratiquement à abandonner toute une filière aux mains de personnes dont ils ne savent et ne comprennent rien, qui pourtant changeront à leur seul profit ; leur habitude alimentaire.

 

C’est un mécanisme hyper huilé qui sévit depuis des années dans nos pays au grand dam de nos producteurs nationaux qui en font les frais, dans le silence coupable de nos dirigeants qui une fois les subventions européennes perçues ne pensent plus évidemment à les verser ni dans la filière concernée ; encore moins aux producteurs nationaux.

 

Le candidat Lionel ZINSOU pour avoir dénoncé la chose s’est pris un cinglant volet de bois vert de la part de Ganiou SOGLO; dont la presse nationale s’est même gaussée ; sans préciser qu’il avait raison ; ou tout au moins qu’il avait touché là ; un point sensible ; dont la politique agroalimentaire béninoise dans son ensemble pâtit gravement.

 

A Ganiou SOGLO je veux bien concéder la justesse de son argument sur l’ancienne appartenance de Lionel ZINSOU à DANONE ; et encore ; mais quant à son statut de conseiller de YAYI BONI depuis 2006, je veux bien répondre que plus que d’être conseiller ; lui Ganiou SOGLO à été ministre du gouvernement du changement ; qu’a-t-il pu faire à ce propos ?

 

Mais en réalité ça ne serait que vaines paroles ; de la part de nos présidentiables, qui en cette période de campagne, iront certainement vanter la renaissance de l’agriculture béninoise, sans prendre l’engagement de faire cesser la pratique mortifère pour l’agriculture et l’économie de nos pays.

 

Au Sénégal et au Cameroun par exemple les dirigeants politiques ont eu le courage politique d’y remédier en relevant à des niveaux conséquents, les frais douaniers, pour ces produits qui viennent asphyxier les productions et les producteurs locaux.

 

C’est de détermination et de volonté politique qu’il s’agit donc, celles en l’occurrence de renoncer à ces catégories de subventions européennes ; qui sont à termes nocives au véritable développement de nos secteurs agricoles ; pour donner une véritable chance de survie, à la production locale, ainsi qu’aux producteurs qui en ont la charge.  

 

La chose est grave et pathétique à la fois pour s’y penche.

 

Grave parce qu’on s’étonne que peu de gouvernements africains, arrivent à faire l’effort de prendre conscience de la situation.

 

Pathétique parce que face à l’indifférence des dirigeants africains ; qui font montre de très peu d’engouement à renoncer à ces formes d’accords visant finalement à entraver le développement de nos pays ; c’est curieusement des intellectuels européens qui s’en indignent à la place des populations africaines.

 

Mais attention je ne suis pas là entrain de former un bataillon contre la mondialisation ; et d’ailleurs je le voudrais que je n’y arriverais pas. Je crois qu’elle finirait par s’imposer à tous. Ce que je demande c’est que nos gouvernants fassent tout au moins l’effort d’élever la fiscalité à l’importation, de sorte que ces produits ne puissent pas profiter d’une concurrence déloyale face à nos produits locaux sur nos marchés.

 

Or la seule façon d’y arriver comme j’ai eu déjà à le dire ;  passe par une volonté politique

 

 

Al Tricky !       

 

 

 

 

Commenter cet article

Archives

Articles récents

’’Les opinions émises sur ce blog n’engagent que leurs auteurs, rien que leurs auteurs’’