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"Parce que vous ne pensez pas pareil que nous"


|Il serait temps d’arrêter avec nos « béninoiseries » !

Publié par La revue2analck sur 6 Janvier 2016, 16:18pm

Catégories : #Les chroniques 2 la revue

|Il serait temps d’arrêter avec nos « béninoiseries » !

S’il est une chose qui me revient à l’esprit, à l’évocation du simulacre de réunion au « Chant d’oiseau » ; parrainé par le président SOGLO assisté du Pr TEVOEDJRE, et qui n’avait pour unique but que de contrecarrer la candidature du premier ministre Lionel ZINSOU ; s’il est une chose disais-je qui m’arrive à l’esprit ; c’est bien la phrase de Bruno AMOUSSOU prononcée en 2008 à Bohicon, lors d’un conclave du genre ; mais avec YAYI BONI comme proscrit en chef.

 

Le président d’honneur de l’UN disait alors sous la forme d’un conseil à ses propres partenaires ; qu’il fallait que chacun d’eux ait conscience qu’ils portaient tous en eux les germes des maux qu’ils étaient entrain de dénoncer chez  YAYI BONI, et que le plus important était de veiller à ne pas laisser ces germes se développer en leur sein.

 

Je crois sincèrement qu’on ne peut pas faire plus prophétique.

 

Car les germes de la maladie dont parlait alors le président AMOUSSOU, ne s’est pas simplement développé ; mais il a aussi gagné les esprits.

 

Et cela est pathétique et affligeant à la fois pour le Bénin et certains de ses hommes politiques qui n’ont de cesse de troubler à souhait le jeu politique national, à chaque fois que la configuration qui se dessine n’est pas à leur goût ; ou qu’elle les exclut.

 

Le peuple béninois doit pouvoir s’affranchir de cette classe de leaders  qui n’ont  de charismatique; que leur capacité à assurer de quelque manière que ce soit _ y compris au prix de leur propre dignité _  leur pérennité dans les rouages du pouvoir béninois; afin naturellement d’en tirer profit jusqu’à la fin de leur vie.

 

Car en définitive ne nous leurrons point, ceux qui se sont réunis hier au « chant d’oiseau » auraient certainement été d’un tout autre avis; s’ils avaient été de quelque manière intéressé à ce qu’ils appellent « le deal », si toutefois il a vraiment eu « deal » entre les parties qu’ils accusent de l’avoir signé.

 

En attendant un candidat _ Lionel ZINSOU _ dont ils auraient par ailleurs ; pour certains d’entre eux ; reconnus comme détenant « les atouts » pour faire le job ; devra faire les frais de leurs intrigues politiciennes. 

 

La crainte que leur suscite Lionel ZINSOU; dépasse de loin la haine qu'ils vouent à celui qui en a fait son dauphin. Car je suis prêt à parier que si le choix de YAYI BONI s'était porté sur un candidat commun et donc facilement battable; ils s'en seraient tous contentés; narquois et moqueurs; à l'idée de la déculottée électorale qu'ils pourraient lui infliger et à travers lui à YAYI BONI son mentor.

 

Seulement voilà le choix de YAYI BONI s'est porté sur un candidat de choix et de poids; capable qui plus est de faire face à la concurrence sans avoir à souffrir de la moindre faiblesse qui n'ait été cherchée dans les basfonds de la bassesse politicienne. 

 

Car bien entendu il n’est pas question de Lionel ZINSOU, non pas du tout ; mais bien entendu du seul fait qu’il aurait été adoubé par YAYI BONI ; avec soi-disant l’approbation de l’ancienne puissance coloniale ; pour couvrir les crimes politiques de ce dernier. Non mais sérieux !

 

Tout cela s’assimile bien à un ramassis d’inepties digne d’une pathologie dont je ne voudrais pas accuser ceux qui en sont l’auteur.

 

Dieu sait que Lionel ZINSOU n’est pas mon candidat de cœur et qu’il compromet sérieusement les chances de  celui que je considère comme tel. Tout comme il sait à quel point j’ai décrié et continue de décrier la gouvernance YAYI BONI, dans tout ce qu’il a de plus détestable. Mais s’acharner ainsi contre quelqu’un ; pour les mauvaises raisons en plus ; est tout simplement assimilable à une manière de faire de la politique ; dont j’ai toujours pensé que le pays béninois avait dépassé.

 

Malheureusement il n’en est rien ; bien au contraire par le fait d’une classe politique qui peine ; ou qui ne veut pas se renouveler; elle n’a fait que marquer un coup d’arrêt ; le temps pour ces messieurs incapables ; que dis-je, ‘’indésireux’’ ; par ailleurs  de désigner un candidat au sein des partis se revendiquant d’eux ; de peur justement de voir s’envoler la manne « du leader charismatique » ; que la candidature de Lionel ZINSOU de par son apparente indépendance ; les empêche de pouvoir bénéficier.  

 

Pis ; ils nous parlent de « Françafrique » qui pourrait parmi nos hommes politiques et mieux que le Pr s’en revendiquer ? Il en est l’incarnation vivante et le président SOGLO s’il avait daigné s’en soucier un tant soit peu ; et compté avec ; aurait pu s’octroyer un second mandat en 1996.

 

Je veux bien accepter que le candidat de la FCBE soit éliminé de la course à la présidentielle, parce qu’il ne remplirait pas au regard de la constitution ; toutes les conditions nécessaires pour.

 

Tout comme j’acquiescerai volontiers à l’idée qu’il puisse, par le biais des textes instituant l’alliance présidentielle, se voir révoquer. Mais attention je ne parle pas de simples invocations de textes, mais bien de leur mise en œuvre dans un cadre légal ; pouvant valoir force de loi.

 

Je trouve en effet profondément réducteur, pour ces barons de la FCBE, à part quelques-uns et encore ; qui, après s’être fait imposer _ c’est bien le cas, je ne le nie pas _ un candidat ; vont multiplier diverses machinations allant de manœuvres politiciennes à des phrases assassines pour essayer de dire, indirectement au chef ; ce qu’ils auraient dû lui dire; en dignes hommes.

 

La seule chose que je voudrais retenir de fondamentalement positif de cette réunion du « chant d’oiseau » ce sont les propos de CHABI SIKA relatifs notamment à ses craintes _ si toutefois il ne s’agit pas encore là d’une manipulation ou d’intox _ par rapport à l’ignorance de l’art 103 du code électoral ; dont la CENA voudrait se passer ; en prenant elle-même en charge la compilation des votes de chaque arrondissement.

 

Mais cela n’intéresse qu’accessoirement nos acteurs politiques ; attachés qu’ils sont à évincer Lionel ZINSOU, plutôt que de se soucier de la consolidation de l’édifice démocratique béninois.

 

Le comble dans tout cela étant _ et c'est mon intime conviction _ qu'il ne serait pas exclut; mais alors pas du tout ; que les véritables instigateurs de cette réunion se trouvent; non pas parmi ceux qui tenaient les premiers rôles "au chant d'oiseau"; mais bien parmi ceux qui n'y étaient pas. Et c'est là toute la force de nos béninoiseries.

 

 

Al Tricky !    

 

 

 

 

 

 

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