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"Parce que vous ne pensez pas pareil que nous"


|En faisant acte de contrition Marcel De-SOUZA espère –t-il une magnanimité populaire ?

Publié par La revue2analck sur 28 Septembre 2015, 14:36pm

Catégories : #Les chroniques 2 la revue

|En faisant acte de contrition Marcel De-SOUZA espère –t-il une magnanimité populaire ?

Je ne saurai blâmer quelqu’un, encore plus un politique ; d’avoir eu la probité de reconnaître l’inadéquation de la politique qu’il a mené, au regard des réalités auxquels il était confronté.

 

Pour Marcel De SOUZA : «aucun développement, aucun recul de la pauvreté aucune croissance véritable» ne saurait être porté à l’actif de la décennie gouvernementale du pouvoir de son beau-frère Yayi Boni.

 

Une telle révélation vaut son pesant d’or ; encore plus peut-être quand on sait de qui provient ce diagnostic et surtout d’où il parle.

 

Cela dit pour ma part; elle me suggère maintes réflexions.

 

Celle de quelqu’un qui a bien conscience de la situation inextricable dans laquelle le pays se trouve et à laquelle il a contribué par sa participation au gouvernement dont il reconnait aujourd’hui publiquement certaines failles.

 

Serait-ce par pure rectitude intellectuelle ? Ou alors pour ne pas porter atteinte à la crédibilité de sa profession d’origine ; qui aurait rougi d’avoir à supporter qu’un de ses membres ait pu couvrir cela sans coup férir ?

 

Ou encore parce qu’ayant une certaine ambition en vue, Marcel De-Souza a cru bon anticiper en amoindrissant la portée de ce qu’on pourrait avoir à lui reprocher.

 

Dans cette perspective, une question s’impose ; quelle serait alors, l’ambition que vise le beauf’ du ’’prégo’’ pour oser un tel pas de danse pour le moins risqué ; dans le bassin politique béninois, où il n’est pas de coutume, de lâcher le capitaine en pleine tempête marine.

 

Peut-être que c’est sa réponse à lui, pour avoir plutôt été lâché par le président ; car c’est ainsi et non autrement qu’il faudrait analyser son départ du gouvernement ; au profit de son siège à l’assemblée nationale ; où une embrouille de trahison viendra planer sur son compte ; à l’occasion de l’élection du bureau du parlement.

 

Aujourd’hui l’ancien ministre sans pour autant se départir de sa participation au gouvernement de la refondation, encore moins  sur sa part de responsabilité dans le bilan négatif qui en résulte ; marque cependant par cette sortie médiatique de son parti d’origine, un acte politique hautement symbolique, qu’il serait d’une grande naïveté d’occulter ; et qui est celui de l’affirmation de son indépendance.

 

La contrition par nature contribue à réhabiliter son auteur ; encore plus en politique où il n’est pas toujours aisé de voir de tels comportements se manifester ; non pas par obstination ou par entêtement; mais tout simplement parce qu’en politique, faire acte de contrition ; c’est donner raison à son ennemi politique.

 

’’Vaine est la haine de l’hyène à l’égard de l’éléphant’’ se plaît souvent l’ex-ministre, à répéter à qui veut l’entendre. L’éléphant auquel il s’assimile, a fait preuve d’humilité ; une chose qui le grandit mais sans vraiment l’excuser ; et pour cela, la meute d’hyènes est à l’affût ; pour le lui rappeler.

 

 

Al Tricky !  

 

 

 

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