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|Bénin : L’Aff. du dossier PPEA 2 ne doit pas être le baobab qui cache la forêt.

Publié par La revue2analck sur 6 Août 2015, 11:40am

Catégories : #Les chroniques 2 la revue

|Bénin : L’Aff. du dossier PPEA 2 ne doit pas être le baobab qui cache la forêt.

L’empressement répété avec lequel le président de la république sollicite auprès de l’assemblée nationale, la levée de l’immunité parlementaire de Barthélémy KASSA, donne pratiquement l’impression qu’en fait de corruption au Bénin ; il n’y a que cette affaire qui compte, au point de faire croire qu’avant cette affaire il n’y en avait pas eu, aucune autre du genre dans le pays béninois.

 

Ce qui bien évidemment n’est pas vrai ; car des affaires de corruption, la gouvernance du refondateur, durant les dix ans de son pouvoir ; en a connu une pléthore ; et de mémoire béninoise ; il ne me semble pas qu’elles aient toutes fait l’objet, de la même insistance de la part de l’exécutif, pour les voir passer en justice.

 

Il ne s’agit point-là de ma part ; l’instant d’un plaidoyer pour la corruption ; encore moins le moindre soutien au comportement de l’ancien ministre, aujourd’hui député ; et qui du temps de sa précédente fonction ; a été reconnu par le rapport d’audit du cabinet Kroll ; comme ayant bien eu connaissance de ce qui se tramait au sujet du détournement des fonds alloués par les Pays-Bas ; alors même qu’il en soutenait le contraire.

 

Non ! L’insistance dont le palais de la marina fait preuve, correspondances à l’appui, auprès du président de l’assemblée, au sujet de la levée de l’immunité de  l’ancien ministre ; s’assimile presque à une manœuvre visant à donner l’impression de son irréductibilité à régler l’affaire ; rejetant pratiquement, aux yeux de l’opinion, la responsabilité de sa stagnation sur l’institution parlementaire, qui ne se dévouerait pas.

 

Savante machination il est vrai, mais qui n’en est pas moins éculée ; tant le pouvoir, à maintes occasions de par le passé, en a déjà fait usage.

 

Et puis nul n’ignore _ certainement pas le service juridique du palais de la marina, et ses multiples conseillers _ que la procédure en la matière ; exige la nomination d’un juge chargé d’instruire l’affaire et que c’est exclusivement de son seul ressort que relève ; toutes les mesures qu’il estimera nécessaires, pour conduire son instruction, aux fins de la manifestation de la vérité.

 

De même qu’il ne suffit point pour l’exécutif, quant à l’attention de l’assemblée nationale, d’en faire la demande ; pour la voir s’exécuter et procéder à la levée d’immunité d’un de ses membres.

 

Pour peu que je sache, une telle décision procède d’un parcours analytique et décisionnel, selon des règles propres à l’honorable institution ;  donnant même lieu à un vote devant revêtir sa décision, de toute la solennité qu’elle exige.

 

Cela dit; ça n'est pas comme si cette sollicitation empressée de la part de l'exécutif; ne mériterait pas mûre réflexion du côté du palais des gouverneurs.

 

En réalité; elle le mériterait, et à plus d'un titre.

 

Car si une telle levée du statut de l'immunité d'un député venait à être levée; cela pourrait créer un précédent dont le pouvoir ou n'importe quelle institution pourrait se prévaloir dans le futur ou même, de manière retroactive. Or pour ceux qui l'ignoreraient, bon nombre serait; ceux d'entre les honorables députés de notre assemblée nationale, qui profitent du dome immunitaire, que leur offre le palais des gouverneurs; pour ne pas faire face à la responsabilité des crimes qui leur sont reprochés.

 

Et en y regardant de près, rares seraient les partis ou regroupements politiques représentés au parlement béninois; qui pourraient se targuer d'une blancheur sans tâches à cet égard.

 

Par conséquent, dans la perspective  éventuelle d'une telle levée d'immunité pour l'un de ses membres, il ne fait pas de doute que pour Adrien HOUNGBEDJI et ses pairs; il y a matière à due réflexion; et c'est rien de le dire. 

 

Dans tous les cas, il restera toujours à la charge du palais de la marina dans cette affaire, la nécessité de donner les moyens nécessaires au juge qui est en charge de l’instruction.

 

Il ne suffira plus désormais de faire acte d’un aveu d’échec dans la lutte contre la corruption, et de formuler des promesses de bonnes intentions à cet égard, pour espérer voir enrayer, d’un trait, dix ans de pouvoir, marqués par de lourds scandales politico-financiers, dont le pays béninois, pendant longtemps après la gouvernance de la refondation ; portera les séquelles.

 

 

Al Tricky !     

 

 

 

 

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