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"Parce que vous ne pensez pas pareil que nous"


|La relative conscience du peuple en période électorale

Publié par La revue2analck sur 18 Juin 2015, 17:20pm

Catégories : #Les chroniques 2 la revue

|La relative conscience du peuple en période électorale

Le débat par ces temps de campagne au Bénin est assez surchauffé pour chercher à lui insuffler d’autres sources de tensions.

 

Le débat dans le jeu démocratique, doit rester un débat d’idées, il doit demeurer au stade de la confrontation des opinions.

 

Dans cette confrontation ; toute différence d’opinions est permise et même souhaitée, puisqu’elle contribue à diversifier et enrichir le débat.

 

Elle offre ainsi au peuple, seul véritable souverain du jeu démocratique, d’avoir à choisir, l’opinion à laquelle elle va adhérer ; choisissant de ce fait le porteur de cette opinion, de ce programme, de cette idée comme son seul représentant légal.

 

Toutes sortes de manœuvres visant à vicier ce processus ne peut qu’être mal perçu par n’importe quel démocrate digne du nom.

 

Sauf que le véritable problème en démocratie ne vient pas forcément des différentes propositions de projet sociétal soumis aux populations, mais bien de ceux qui décident de le leur soumettre.

 

Bien né serait celui qui pourrait apporter la preuve que les populations s’épanchent véritablement sur la dissection des différents programmes qui leurs sont proposés.

 

Dans nos pays ; même si elles le voulaient, elles ne le pourraient pas, du fait du niveau élevé d’analphabétisme qui y règne.

 

C’est donc aux têtes de gondoles ; avec les moyens de bord, qui frôlent littéralement l’achat de vote, qu’il revient de ’’vendre’’ un candidat d’abord et seulement après son programme. Et quand on parle de ’’vendre’’ un programme à des populations analphabètes dans le pays profond, ça n’est pas à une analyse en profondeur qu’il faut s’attendre de la part des candidats ; mais juste d’un laïus étudié en conséquence et en fonction du patelin où il doit être délivré, pour espérer inciter le plus grand nombre d’adhésion, en espérant une fois élu ; pouvoir arrondir les angles.

 

Ce qui fait dire qu’en période électorale ; les promesses n’engagent que ceux qui veulent bien les croire.

 

En fait de réalité ç’en est une d’inébranlable, et elle n’est pas prête de changer.

 

Il n’est pas rare que par la force de conviction qui leur sera insufflé par un bel orateur, les populations en arrivent à oublier ; le jour du scrutin, la présence au quotidien d’un candidat qui se serait investi, pour améliorer leurs conditions de vie.

 

Le peuple n’arrive à jamais se décider de lui-même de manière intégrale, il a toujours été, plus ou moins sous l’influence de ceux qui sont appelés à jouer cette sorte de plate-forme entre lui et le candidat, pour qui on aimerait qu’il vote ; quand ça n’est pas ce dernier qui assure lui-même le boulot.

 

Et ça, c’est sans compter les alliances des dernières heures ou de l’entre tour ; où là ; les populations ayant déjà voté pour le candidat de leur choix ; n’ont plus forcément entièrement droit de cité, dans le choix de ce dernier, lorsqu’il décidera pour quelque strapontin ministériel ; ou accord électoral ; de prendre le parti de celui qui sera finalement élu.

 

Ce choix n’est pas forcément à abhorrer ; car il peut s’avérer ce qu’il y a de mieux pour les partis politiques ; qui décideraient d’y adhérer ; mais s’il est une réalité incontestable, c’est l’assurance qu’il ne reste pas moins une volonté indirecte des populations, tributaire de la ligne politique qu’aura décidé celui ou l’instance dirigeante du parti qui en est détentrice.   

 

Je ne suis pas certain qu’en 2006, le refondateur aurait pu au second tour, se faire élire avec le score qu’on sait, sans l’accord électoral de Wloguèdè ; qui on le sait ; n’avait été érigé que pour évincer Adrien Houngbédji.

 

Car les populations pour ce qui concernait le candidat YAYI BONI, même s’il est arrivé en tête du scrutin avec 35.60% à l’issue du 1ER tour ; avaient exprimées leur intention de vote à son égard. Et même si je suis prêt admettre quelque réserve ; les 74,51% qui lui seront accrédités au bout du second tour, n’est que le fruit des tribulations politico-électoralistes, dont l’édit de Wloguèdè sera la fondation.

 

Pour la petite histoire, nous savons ce qu’il en sera, et surtout avec quelle maestria, celui à qui il a surtout profiter, va essayer de l’utiliser contre ses cosignataires, en le rendant public.   

 

Mais là n’est pas mon propos ; ce que je veux dire, c’est que dans toute élection, c’est l’ouverture des populations au discours que les hommes politiques leur proposent, qui décide en définitive de leur sort ; or il est unanimement  admit que même si parfois c’est pour des raisons nobles, la politique et les promesses qui en sont issues, échappent définitivement à l’exigence de vérité.

 

En revanche il n’est pas rare, que les populations arrivent parfois au prix d’un lourd sacrifice, à se rendre compte de leur erreur ; mais jamais avec la certitude de ne pas renouveler les mêmes fautes, à la prochaine échéance.

 

Alors l’ancien président Nicéphore SOGLO, lorsque se souvenant de son propre cas, invite les électeurs à ne pas réitérer « l’erreur de 1996 », ne croit pas si bien dire ; car jamais en période électorale, il n’est autant possible, pour un peuple de se trouver au croisement de son destin.

 

Al Tricky !

 

 

 

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