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"Parce que vous ne pensez pas pareil que nous"


|Simone GBAGBO écope de 2Oans de prison

Publié par La revue2analck sur 10 Mars 2015, 08:57am

Catégories : #Les chroniques 2 la revue

|Simone GBAGBO écope de 2Oans de prison

 

Tombé dans la nuit du lundi, le verdict aura laissé sans voix, plus d’un.

 

L’ancienne première dame de la Côte d’Ivoire, à l’issue de son procès aura été condamnée à 20 ans de réclusion.

 

20ans alors que le parquet n’en réclamait que 10ans.

 

20ans assortis de 10ans de privation de ses droits civiques.

 

Et c’est là un autre des multiples reproches dont ce procès aura pâti.

 

Tout le long de son déroulement en effet, jamais il n’a été possible pour l’accusation, de prouver de manière irréfutable les faits reprochés à la défenderesse ; qui n’a d’ailleurs pas manquée lorsqu’elle a eu l’occasion de prendre la parole, de s’indigner de ce qu’elle ne savait pas à la fin ce qu’on lui reprochait.

 

Poursuivie pour « atteinte à la sûreté de l’état, et pour sa responsabilité dans les violences survenues lors de la crise postélectorale » ; il n’a jamais été possible pour les conseils de l’état ivoirien, à part des témoignages et des preuves indirectes, d’étayer ces accusations par des preuves formelles.

 

Apparemment pour les jurés de ce procès, ce paramètre importait peu ; aussi n’ont –ils nullement hésité à s’affranchir de la peine requise par l’avocat général ; en faisant preuve d’une grande sévérité.

 

En se passant de la nécessité en matière pénale, de la valeur probante de la moindre allégation; ils semblent avoir privilégié une forme de responsabilité intellectuelle de la défenderesse, dans les faits qui lui sont reprochés; prêtant pour le coup, le flanc aux critiques qui qualifient leur sentence de politique.

 

De plus il n’est pas certain que cette décision contribue à un apaisement du contexte national ; ou même à  réduire les critiques essuyés par le gouvernement ivoirien ; à qui une certaine frange de l’opinion ivoirienne, reproche de prôner une réconciliation nationale ; alors même que dans les faits, il applique une politique de la vengeance.

 

Bien entendu il ne s'agit pas de prendre parti pour l'un ou l'autre des camps; ou encore de nier la gravité du drame survenu lors de cette crise post électorale; mais de s'en tenir exclusivement à la réalité juridique de l'accusation, qui a souffert d'une fragilité notoire; mais apparement pas assez suffisante aux yeux des jurés, pour qu'ils fassent montre en conséquence d'une décision qui aurait pu s'accorder avec cette réalité.  

 

Du coup ce sont les rancœurs qui s’en trouveront renforcées et les divergences affermies.     

 

A peine sortis du procès, les avocats de Simone GBAGBO n’ont pas manqué de souligner le caractère politique de cette condamnation, ainsi que leur intention de se pourvoir en cassation.

 

 

Pnerval !

 

 

 

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