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"Parce que vous ne pensez pas pareil que nous"


|Bénin : la refondation ou la passion du pire.

Publié par La revue2analck sur 5 Janvier 2015, 16:06pm

Catégories : #Les chroniques 2 la revue

|Bénin : la refondation ou la passion du pire.

L’impossibilité du pouvoir de la refondation ; ou du moins son obstination à refuser d’accéder à des désidératas pour le moins raisonnables, venant des partenaires au dialogue politique national ; ne serait-ce que pour favoriser le contexte de sa paisible tenue ; est tout simplement surprenant ; et ne laisse plus de doute, sur les ambitions suspicieuses de la refondation.

 

Ce qui transparaît au regard du tournant catastrophique que prend la phase préparatoire de cette réunion, donne l’impression douloureuse, que la tenue de ce dialogue, ne revêt pas la même importance pour les deux parties qui devront y participer.

 

Si pour l’opposition _ toutes forces confondues _ ce dialogue devrait permettre d’espérer une sortie du tunnel de l’impasse électoral ; il me semble malheureusement que pour le pouvoir de la refondation ; cette étape pourtant capitale et d’une réelle nécessité ; ne devrait servir que d’alibi et de caution, dont il pourrait éventuellement arguer, dans l’hypothèse où l’opinion viendrait à l’accuser d’avoir laissé la crise  s’aggraver.

 

Il paraît assez évident que les deux parties n’envisagent pas du tout, la tenue de ce dialogue, dans la même perspective. Et la preuve de ce sentiment qui m’effleure au vu du désastre que prend l’initiative ; tient à cet entêtement d’un pouvoir qui invite à un dialogue, alors même qu’il semble avoir  fixé à l’avance le seuil au-delà duquel il ne compte pas transiger.

 

Cette position est incompatible avec l’idée même du dialogue qui dans le cas d’espèce a pour ambition de concilier des divergences de vue, d’entrevoir une sortie de crise.

 

Aussi m’est –il pour le moins incompréhensible, que le pouvoir oppose un effet de non recevoir ;au souhait de l’opposition, exigeant du chef de l’état _ qui à priori n’est plus candidat à rien _ qu’il puisse accepter de se placer au dessus de la mêlée partisane, pour jouer son rôle de père de la nation ; à l’occasion des travaux de ce dialogue national .

 

Quel intérêt pourrait avoir la mise en œuvre de tout ce branle-bas politique, si à l’issue des travaux ; le résultat qui en découlera, pourrait tout simplement être ignoré par l’exécutif, et fatalement laisser perdurer la crise qu’il est censé résorber ?

 

D’où la nécessité de revêtir de la force exécutoire ; les résolutions qui en émaneront.

 

A ce propos, personne n’ignore l’éloquent précédent que la conférence nationale constitue. Et il est d’une incongruité ahurissante de mon point de vue, que de telles questions puissent encore constituer des points d’achoppement, alors même que chacun sait quelle en ont été la portée, dans des enjeux bien supérieurs à ceux dont il est ici question.

 

Par conséquent tergiverser ou chipoter sur ces points qui s’entendent aussi aisément que la rondeur de la planète, me paraissent cacher des abjections bien plus horribles, que se garderait pour l’instant de mettre en œuvre, le pouvoir de la refondation.

 

Et le pire le cas échéant, serait que des hommes se revendiquant de hautes fonctions institutionnelles ou d’avoir l’écoute du refondateur ; y travailleraient avec acharnement ; pour le malheur de la démocratie béninoise.

 

Al Tricky ! 

 

 

 

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