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|La voie du troisième mandat pour KAGAME et COMPAORE ?

Publié par La revue2analck sur 21 Octobre 2014, 18:13pm

Catégories : #Les chroniques 2 la revue

|La voie du troisième mandat pour KAGAME et COMPAORE ?

La question il faut le reconnaître, plus que jamais s’impose.

 

Au Rwanda, c’est un groupe de partis proches du pouvoir qui ont pris l’initiative de lancer l’idée d’un référendum visant à solliciter l’avis des populations sur la nécessité ou non d’un troisième mandat pour Paul KAGAME.

 

Le but de ce référendum étant de réviser la loi fondamentale rwandaise, qui en l’état, ne permet plus à Paul KAGAME de briguer un troisième mandat, après ceux de 2003 et de 2010.

 

Au Burkina ; le projet fermement contesté par l’opposition, vient d’atteindre semble-t-il une étape décisive de son accomplissement, alors même que nul ne saurait ignorer la manifeste aversion de l’opposition à son égard.

 

La récente contestation ayant été la plus officielle, d’autant plus qu’elle sera reformulée par le chef de file de l’opposition, à l’occasion de la rencontre organisée par Blaise COMPAORE lui-même, pour essayer d’accorder les avis des deux fronts qui s’opposent sur le sujet.

 

Cette rencontre aura succédée aux multiples confrontations publiques par voie de manifestations publiques interposées, auxquelles les deux fronts du OUI et du NON au référendum, se sont livrés.

 

En attendant de revenir sur le cas du Rwanda sur le sujet, il conviendrait tout de même de souligner que par une décision prise en conseil des ministres réuni en session extraordinaire ce mardi, le gouvernement du Burkina a décidé d’introduire au parlement, un projet de loi visant une modification du fameux article querellé.

 

« Par application du titre 15 de la constitution, le conseil extraordinaire des ministres a adopté un projet de loi portant révision de la constitution qui sera soumise à l’assemblée nationale en vue de la convocation du référendum… » déclarera Jérôme BOUGOUMA, au sortir du conseil.

 

L’idée même du référendum me semble indissociable avec les corolaires devant induire son résultat.

 

Il peut en effet valoir un véritable plébiscite, lorsqu’à l’arrivée il aura été la traduction d’une massive adhésion des populations à la question qui leur aura été posée. Le cas échéant la légitimité du pouvoir ne s’en trouve que plus renforcé.

 

Par contre lorsque le référendum même gagné, est pourtant marqué par une importante opposition d’une frange de la population ; et c’est ce qui risque d’arriver au Burkina ; il ne peut manquer de souligner une certaine fracture entre le pouvoir et cette frange de la population qui lui est opposée.

 

Il s’agit alors de savoir si Blaise COMPAORE même s’il venait à gagner le référendum pourrait être certain de continuer à diriger sereinement un pays marqué par une fracture politique voire sociale, qui serait fondée sur les conditions de son maintien au pouvoir ?

 

Rien n’est moins certain ; et même s'il décidait de s'épargner cette phase du referendum pour adopter la voie parlementaire pour modifier l’article 37; la chose est loin d'être acquise. Mais il est vrai que cette voie représente une alternative par laquelle Blaise COMPAORE et les siens, pourraient arriver à leur but, en s’assurant une majorité qualifiée des deux tiers (à confirmer) des parlementaires.

 

Mais pour y arriver, il leur fauddra rallier d'autres députés à leur cause; la chose est parfaitement possible; mais étant donné l’avidité financière et politique qui caractérise les personnalités politiques en Afrique ; il est fort à parier, que cela représenterait certainement en retour; un investissement en termes d'attribution de postes politiques voire en compensations financières. Bref; de quoi y laisser des plumes !.

 

Or, rien de tout cela ne serait de nature à conforter, le cas échéant, un pouvoir déjà marqué par une fracture au sein de ses électeurs.

 

Le choix que fait donc le pouvoir Burkinabè est loin d’être bénin ; car hormis les cas de figures çi dessus exploré ; il reste la réaction imprévisible, qui pourrait être celle des populations elles-mêmes, en réaction à la nouvelle donne qui de fait s’impose à elles.

 

 

 

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