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|Bénin : Une démocratie dans l’impasse ?

Publié par La revue2analck sur 8 Septembre 2014, 15:24pm

Catégories : #Les chroniques 2 la revue

|Bénin : Une démocratie dans l’impasse ?

La chose pour ma part ne souffrait d’aucun doute, car il allait de soi que jusqu’au bout de son mandat, le refondateur, jouerait toutes les partitions possibles, pour espérer une fois de plus arnaquer la démocratie béninoise.

 

L’insidieuse manœuvre telle une ombre indéfinissable s’étend malicieusement ; pour à chaque fois qu’elle est mise à découvert se muer sous une autre forme pour déployer ses néfastes tentacules.

 

Depuis l’idée d’une modification constitutionnelle fortement contestée dans l’opinion béninoise ; elle a toujours trouvé les ressources nécessaires, pour prendre une autre forme afin se s’imposer.

 

Réduisant pratiquement à néant, toutes celles et tous ceux qui ; ayant un place au cœur du système, ne sauront pas se faire à l’idée et l’accepter.

 

Après il faudra savoir s’inscrire dans le timing défini ; car point question d’avancer un pas sans s’être assuré du parfait appui du précédent.

 

Malheureusement à ce jeu-là tout le monde ne s’y connaît pas forcément. Et pour y avoir été prise à défaut ; une certaine ministre en a récemment fait les frais.

 

Toujours au nom de la perfide manœuvre, Il faut également savoir s’apprêter à un don de soi ; un sacrifice dont le montant du prix, aura paru assez exorbitant au premier des députés, pour qu’il s’insurge contre celui auquel il doit l’essentiel de sa carrière politique et ses désormais huit années au perchoir de l’assemblée nationale béninoise.

 

Et pourtant ce léger ennui ne semble pas avoir autrement troublé l’engrenage, qui aura vite fait de se rabattre sur ses nombreux mécanismes de substitution.

 

Une Cour constitutionnelle bien acquise à sa cause, en dépit des décisions aux relents contestataires qu’elle émet, pour espérer calmer l’inquiétude de tous ceux qui la suspectent d’une apparente servilité au pouvoir.  

 

Une commission électorale installée pour rien, et qui attend toujours de prendre possession de l’outil électoral autour duquel s’articulera l’essentiel de son travail.

 

Enfin la commission de supervision de la LEPI, qui est toujours en instance de finition de correction, de la fameuse liste électorale ; faute d’avoir bénéficié de tous les fonds nécessaires  pour l’achèvement de ses travaux.

 

Bien évidemment ces fonds, lui sont distillés à compte goutte par le gouvernement qui est seul juge de l’opportunité et du moment de chaque décaissement ; et qui ne se soucie guère des exigences calendaires et de la computation des délais, au regard des échéances électorales dont certaines _ les communales et les municipales de 2013_ ont déjà été purement et simplement reportées.

 

Pour en rajouter à la gallérie, le tout nouveau ministre des finances ; conditionne tout prochain décaissement ; à une évaluation des travaux de la COS-Lépi qui s’était entretemps engagé à rendre la Lépi disponible pour novembre 2014.

 

’’Un incident’’ de parcours, qui risque certainement de rallonger les délais de livraison de la liste électorale.  

 

Rien donc à l’appréciation de tout ce qui précède ne saurait faire penser qu’il soit dans l’intention de la refondation, de faire au mieux  pour que tout puisse se dérouler sans accrocs lors des présidentielles de 2016.

 

Le dire et le ressasser autant que faire se peut, demeure la seule manière d’espérer susciter la vigilance nécessaire, pour entraver les intentions peu amènes, d’un pouvoir qui n’a de cesse de travailler à rendre incontournable, l’idée d’un troisième mandat pour le refondateur.

 

Une idée renforcée par les schémas de suggestion élaborée pour rendre possible, ce qui à mon avis devrait paraître inenvisageable à tout point de vue.

 

Le scénario d’un cumul en une seule fois de toutes les échéances électorales [municipales, communales ; législatives et présidentielles] ; ou tout au moins des deux dernières ; ferait sérieusement l’objet d’une étude dans les coulisses de la marina.

 

Mis à part la complexité de l’entreprise pour notre jeune démocratie ; car étant donné les difficultés qui souvent déclinent d’une élection ; j’imagine mal comment elle pourrait en accumuler deux, voire trois et peut-être même quatre du coup.

 

De plus ; je ne vois pas par quel subterfuge, le pouvoir arriverait à cumuler, les deux dernières étant donné que le mandat  des députés devrait en principe s’arrêter une année avant l’échéance présidentielle, sans imaginer comme certains ont pu déjà l’élaborer ; et comme cela à pu précédemment être fait pour les maires et les conseillers municipaux ; une reconduction sur un an du mandat législatif.

 

Sauf que l’élection des députés est formellement encadrée par l’article 80 de la loi fondamentale, qui limite leur mandat à quatre ans.

 

Je n’ose envisager le reste et préfère me satisfaire à l’idée, que la prolificité béninoise saurait autrement s’inscrire que dans la médiocrité.

 

 

Al Tricky !

 

 

 

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