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"Parce que vous ne pensez pas pareil que nous"


|VALLS 2 : option social- libérale

Publié par La revue2analck sur 27 Août 2014, 12:29pm

Catégories : #Les chroniques 2 la revue

|VALLS 2 : option social- libérale

La crise gouvernementale causée par les déclarations d’Arnaud Montebourg et qui a débouché sur la constitution du deuxième gouvernement de Manuel VALLS, a connu son issue hier en début de soirée.

 

Le truculent ex-ministre de l’économie, un peu trop près de sa liberté et pas assez de la solidarité gouvernementale, en dépit de l’exsangue contexte économique hexagonal, qui exigeait une certaine prudence  dans les propos, de la part des sociétaires du gouvernement ; s’est évidemment fait évincé.

 

A sa suite Benoit HAMON, ancien ministre de l’éducation nationale, qui décidera de s’abstenir de continuer à participer à l’ action d’un gouvernement dont il ne partagerait plus, avec son compère de l’économie et sa collègue de la communication, les options politiques, qu’ils jugeaient trop éloignées des valeurs de gauche, ainsi que des soucis de leurs électeurs.

 

Exit donc Arnaud Montebourg ; Vincent Hamon et Aurélie Filippetti, et place à Nadjat Vallaud Belkacem, qui tire là une superbe promotion en accédant à 36 ans, au ministère de l’éducation nationale ; avec en plus en prime, non seulement le privilège d’être la première femme à occuper le poste, mais également la nécessité de pouvoir prendre la main pour relever  l’énorme défi de la prochaine rentrée.

 

Mais la véritable surprise de ce nouveau gouvernement aura été ; un peu comme un pied de nez à la forte gueule Montebourg, l’entrée d’Emmanuel Macron, pour lui succéder au ministère de l’économie. Autrement dit, idéologiquement, le choix de sa  parfaite réplique contraire.

 

Car le nouveau ministre de l’économie et de l’industrie, cristallise toutes les critiques qu’essuie le gouvernement VALLS de la part des frondeurs et de la gauche du parti socialiste, mais également des alliés verts.

 

Emmanuel Macron, bien que s’affichant de gauche, incarne tous les stéréotypes de l’homme politique de droite. Anciennement conseiller économique de François Hollande, était à l’origine du choix de l’option social démocrate de ce dernier.

 

En le nommant donc à Bercy, c’est certainement une manière pour le président de marquer son intention de maintenir le cap social-libéral pour lequel  certains lui tiennent rancœur du côté de Solferino.

 

Une rancœur qu’il ne serait prudent pour le couple exécutif  d’ignorer, d’autant qu’elle aura montrée les signes de sa ténacité, au regard des nombreux refus qu’il aurait essuyé pour la composition du dernier gouvernement à moins qu'à la fin, la témérité politique dont il fait preuve se révèle paignante.

 

Al Tricky !

 

 

 

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