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"Parce que vous ne pensez pas pareil que nous"


|Equilibre régional en péril au Bénin ? : Une analyse pertinente de Jean-Claude KOUAGOU dans le ’’Matinal’’.

Publié par La revue2analck sur 24 Juillet 2014, 15:14pm

Catégories : #Lr2@ l'a lu sur...,dans..., #Les chroniques 2 la revue

|Equilibre régional  en péril au Bénin ? : Une analyse pertinente de Jean-Claude KOUAGOU dans le ’’Matinal’’.

Je me permets de faire échos de cette analyse, non pas pour ce qu’elle voudrait instiller dans nos esprits et qui n’y est déjà que trop présent.

 

Mais surtout pour la profondeur et la pertinence des propos, soutenus par une rigoureuse argumentation, qui laisse très peu de place à cet emportement pervers dont la notion du régionalisme à fait l’objet ces derniers temps, dans des cercles où on était loin d’imaginer qu’elle aurait pu être utilisée dans son acception la plus belliqueuse et la plus déshonorante pour l’intégrité de la nation béninoise.

 

Pour le reste il suffira de se référer au patronyme de son auteur pour s’en convaincre.

 

 

 

@LNACK !

 

 

 

Présidence des Institutions de la République : Yayi Boni paralyse l’équilibre régional 


Dans la journée d’hier mercredi 23 juillet 2014, deux institutions ont élu leur bureau. Il s’agit notamment de la Commission électorale nationale autonome (Céna) et de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication ( Haac). La première institution, est élue pour un mandat de cinq ans alors que la seconde a un mandat de sept ans. Au renouvellement des bureaux de ces deux institutions s’ajoute celui du Conseil économique et social (Ces) élu en fin de soirée du mardi dernier. Un regard critique sur la composition de ces bureaux laisse entrevoir un déséquilibre régional, même s’il s’agit toujours de l’unique Bénin. Une manœuvre du président de la République, Yayi Boni.
Ce n’est qu’un constat. Sur les trois institutions qui ont renouvelé leurs bureaux entre mardi et mercredi derniers, tous les présidents proviennent du septentrion. Alors qu’à la Haac, on s’attendait à l’élection au poste de Vice-président, d’un conseiller de la région méridionale, pour accompagner le président Adam Boni Tessi, nommé par le Chef de l’Etat, des tractations ont plutôt conduit à l’élection d’un autre conseiller ressortissant du septentrion à ce poste. Il faut le marteler, aucune loi de la République n’a été violée. Il s’agit juste du non-respect de certains principes abstraits qui participent à la consolidation de la démocratie et renforcement de l’unité nationale. Ailleurs, cela passerait sous silence. Mais dans un pays en voie de développement où le niveau de la culture démocratique est encre embryonnaire, le principe de l’équilibre joue un rôle important dans la consolidation de la paix. A la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), le président nommé en 2014 par Yayi Boni est Adam Boni Tessi, originaire de Nikki dans le département du Borgou. Le vice-président de cette institution de régulation élu est Souleyman Ashanti. Il est originaire de Bassila dans le département de la Donga. Au Conseil économique et social, le président élu en 2014 est Augustin Tabé Gbian, originaire de la commune de Bembèrèkè dans le département du Borgou. A la Commission électorale nationale autonome (Cena), le président élu en 2014 est Emmanuel Tiando. Il est originaire de Tanguiéta dans le département de l’Atacora. Le président en exercice de la Cour suprême nommé en 2011 par Yayi Boni est Ousman Batoko. Cet ancien révolutionnaire est originaire de Parakou dans le département du Borgou. Sur huit institutions, cinq sont fortement dominées par des personnalités du septentrion.
Jusque-là, aucun problème ne se pose, même si un écart non négligeable est noté. L’autre observation qui saute à l’œil, c’est que les trois ressortissants des localités du sud-Bénin à être aux commandes des Institutions sont tous élus. Il s’agit notamment de Nago à l’Assemblée nationale avec une majorité soutenant les actions de l’Exécutif, de la Cour constitutionnelle dirigée par Théodore Holo, soupçonné au sein de l’opinion publique pour être proche du régime en place et enfin, de Ghèha à la Haute cour de justice qui, depuis plusieurs mandatures, n’a jamais démontré son utilité pour le peuple béninois.

Les soupçons qui pèsent dans l’opinion publique

Sur les réseaux sociaux et dans les différents groupes socio-politiques, les commentaires vont bon train. On estime que les récentes élections et nominations qui ont eu cours à la Haac, au Ces et à la Cena sont faites à dessein. Des indiscrétions indiquent qu’il y a une main noire derrière ce fait pour mieux gérer la présidentielle de 2016. C’est vrai qu’à la tête du Ces, celui qui est élu est très proche d’un candidat qui porte le même patronyme que lui. Mais il y a aussi que cette Institution est moins influente dans les décisions relatives à l’organisation des élections. La Haac et la Cena, par contre, sont deux machines importantes pour contrôler les élections dans un pays. L’une pour briser les velléités des médias et l’autre pour exécuter le plan mal sain de la volonté d’un homme. Au regard des différentes déclarations contradictoires, aux exigences de la Constitution béninoise et au regard du retard qui s’observe dans l’organisation des élections municipales, il y a lieu de douter du départ en 2016, des actuels dirigeants.

 

Jean-Claude Kouagou

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