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"Parce que vous ne pensez pas pareil que nous"


|Mali : IBK face à la réalité du pouvoir !

Publié par La revue2analck sur 21 Mai 2014, 05:26am

Catégories : #Les chroniques 2 la revue

|Mali : IBK face à la réalité du pouvoir !

Il y a manifestement quelque chose de pervers dans l’exercice du pouvoir et qui tient à sa forte tendance, à n’avoir de cesse de prendre à défaut, ceux qui en sont les dépositaires.

 

Il arrive que dans de petites structures, cela passe inaperçu ; mais pas dans une structure à l’échelle étatique.

 

Pour IBK le nouveau président élu du Mali, cela a plutôt la forme d’une série de problèmes de complexité diverses, mais qui par leur amoncellement ; leur implication ; et surtout l’image qu’ils renvoient dans l’opinion du Mali ; pourrait brader toute la bonne sympathie mondiale, dont s’est vu accrédité ce pays,  à la suite de sa récente traversée du désert.

 

Dès son installation, IBK à de bon droit, voulu revendiquer sa souveraineté.

 

Une revendication fortement justifiée, mais dont l’insistance à l’égard du Burkina Faso, où il ne voulait plus voir se dérouler les entretiens avec les diverses factions du nord Mali ; ou encore la tolérance à peine voilée et certainement avérée, dont il accusait les forces françaises à l’égard des populations Touaregs voire du MNLA ; à pu quelque peu effritée la bonne ambiance qui prévalait jusqu’à son arrivée au pouvoir.

 

L’enthousiasme des premiers jours du pouvoir, à pu altérer chez le président malien, la nécessaire délicatesse qu’exige le traitement de certaines questions, surtout quand elles mettent si directement en cause, des ’’amis’’ qui n’ont pas eu à ménager leurs efforts pour vous tirer des ennuis quand il le fallait.

 

Même si je peux comprendre l’importance d’avoir l’intégralité de la souveraineté de son pays sous sa coupe, il ne reste pas moins qu’il aurait pu se donner le temps qu’il fallait, pour y arriver en évitant de froisser, par diverses voies, les susceptibilités.

 

L’ignorance de l’Algérie qui ne l’aura pas, il est vrai volé, tant l’imprécision de sa position, durant la crise malienne aura surpris plus d’un.

 

L’intervention de fait du Maroc, avec semble –t-il l’approbation d’IBK ; dans les pourparlers avec les touaregs du MNLA ; n’ont pas à mon avis contribué à arranger les choses.

 

L’apparente méconnaissance du nouveau patron de Koulouba, de ce que tout ce rabattage des cartes dans une région aussi susceptible à la moindre interférence ; puisse rester sans conséquence ; me semble pour le moins surprenant.

 

Alors je préfère me faire à l’idée que tout cela a certainement été mûri par IBK, pour bien faire ressentir ; à tous ceux qu’ils soupçonnaient de vouloir l’en dessaisir ; qu’il demeurait le seul garant de la souveraineté malienne.

 

Sauf, qu’en vieux crocodile de la politique ; il ne devait pas ignorer, que dans ce monde, tout finit par vous rattraper et pas forcément de la manière dont on s’y attend.

 

Je crois qu’on peut saluer l’aboutissement heureux que prennent les négociations entreprises par le responsable des forces onusiennes ; pour la libération des personnes qui ont été faites prisonniers par le MNLA, durant l’attaque ce weekend du gouvernorat.

 

Je crois aussi que dans l’épisode, il ne faudrait pas ignorer la montée au créneau du président malien qui a su promptement donner la volonté d’en découdre ; dans un discours qui tout en étant bref et ferme, laissait tout de même la porte ouverte au dialogue.

 

Mais le plus important serait que les dirigeants maliens, sachent considérer cet écart à la paix instaurée dans la région, comme une réaction alermante  à tout ce remue ménage politico diplomatique, à l’initiative duquel il se trouvait ces dernier mois.

 

Et ça n'est pas tout, car le pouvoir malien couve d’autres quiproquos qui s’étendent très haut dans la sphère du pouvoir et n’épargnent pas la personne même d’IBK qui aurait été mis en cause de par ses troublantes relations avec un parrain corse.

 

La présidence malienne s’est en son temps indignée et menacée même de poursuivre les journaux français qui ont fait échos de ces révélations. Mais comme toujours dans ces histoires ; le mal est fait ; le doute qui plane désormais sur la crédibilité du président malien quant à sa cabale contre la corruption, est définitivement établi.

 

Et comme pour ne pas arranger son cas, l’affaire de l’achat du nouvel avion présidentiel qui aurait été acheté seize et facturé  vingt milliards de FCFA, ainsi que la signature d’un énorme contrat d’armes ; font des vagues dans l’opinion malienne, au point de susciter la réaction du FMI, qui s’étonne d’avoir été écarté de la prise des décisions à l'origine de dépenses aussi somptuaires.

 

Enfin, il y a le cas du fils du président, qui après s’être pratiquement imposé au sein du parti de son paternel ; pour prendre part aux législatives maliennes, a fini par se faire élire député et assure au parlement malien, la présidence de la commission défense et sécurité.

 

Récemment il aurait acquis pour près d’un milliards de FCFA, un terrain de 17 hectares, qui soulève bien des interrogations dans les cercles médiatiques maliens. Et c’est sans compter la part de responsabilités qui lui reviendrait dans la démission du précédent premier ministre  Oumar Tatam Ly ; qui aux dires de ce qui se bruisserait dans les couloirs du palais  de Koulouba ; ne se serait pas montré aussi coulant qu’on aurait pu attendre de lui, avec le cercle familial au pouvoir.

 

Après les prémisses doucereuses de l’accession au pouvoir, voilà IBK confronté à sa face rugueuse ; celle plus complexe et bien réelle dont tous les dirigeants aimeraient  tant  se passer ; et qui pourtant plus que jamais se trouve bien ancré, dans le port de la réalité de leur pouvoir.  

  

 Pnerval !   

 

 

 

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ISSA BEDO 23/05/2014 03:59

Très bonne analyse et drôle à la fois, parce que l'intransigeance de IBK n'a compté que pour du beure. Son armée n'a rien pu faire et KIDAL a encore été repris des factions armées qui y font la pluie et le bon temps, alors que les forces armées maliennes sont introuvables ou alors lézardent les murs. Depuis le discours d'IBK a changé; il appelle au cessez-le feu.

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