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|Affaires TALON : la com’ du refondateur pourrait mettre en péril les efforts de la médiation.[*]

Publié par La revue2analck sur 19 Mai 2014, 15:05pm

Catégories : #Les chroniques 2 la revue

|Affaires TALON : la com’ du refondateur pourrait mettre en péril les efforts de la médiation.[*]

[*] Écrit le 17/05/2014 ; et modifié le 19/05/2014

 

Aux déclarations un peu trop à la va vite, à mon goût ; du ministre de la communication sur Rfi, au sujet des suites à donner au pardon accordé par le refondateur à TALON et consorts ; je préfère de loin la prudence observée par les conseils de l’homme d’affaire toujours en exil en France.

 

L’intérêt de la médiation voulue et orchestrée par le président français ; et l’ancien président sénégalais ; visait certainement à aplanir les dissensions qui troublaient les rapports entre le président béninois et son ancien financier.

 

Mais l’avantage médiatique que semble vouloir coûte que coûte en tirer le pouvoir de la refondation, pourrait en perturber les effets bénéfiques.

 

En effet le sens et l’intérêt ; mieux l’interprétation que la chancellerie béninoise voudrait tirer de la fameuse missive de l’homme d’affaire béninois au président DIOUF ; semble largement dépasser les nobles intentions de son auteur.   

 

Alors même que le but de la démarche me semble –t-il visait « à renverser la table » et remettre les compteurs à zéro ; sans avoir à fouiller le fond de la corbeille, qui de toute façon _  et j’en suis désormais certain_ ne ferrait que remonter tout ce que les deux parties auraient fort intérêt à dissimiler à l’opinion béninoise.

 

Or cet intérêt tacite que l’une et l’autre des parties, à savoir Yayi Boni et Patrice TALON seraient bien avisés de sauvegarder, semble de fait, mis en péril, par une certaine médiatisation de la médiation, dont la force réside avant tout ; surtout étant donnée les personnalités impliquées ; dans une certaine discrétion de sa mise en œuvre, pour lui donner toute les chances d’aboutissement.

 

Il semblerait pourtant, du côté du palais de la marina, qu’on ne veuille point l’entendre de cette ouïe.

 

Ce qui serait fort dommage, car tout, dans la démarche du pouvoir de la refondation semble viser à faire un véritable tintamarre autour de cette missive ; qui n’est en fait qu’un gage  de l’homme d’affaire, vis-à-vis des médiateurs ; quant à sa volonté à donner le gage de la recherche d’une accalmie des tensions soulevées par cette affaire.

 

Logiquement le pouvoir de la refondation de son côté devait en faire de même pour faire la preuve de sa bonne foi, et mettre en confiance aussi bien les médiateurs que l’autre partie.

 

Il est vrai qu’il y a eu cette déclaration du refondateur où il affirmait accorder son pardon à l’homme d’affaire béninois ; mais jusque là ; les actes devant suivre cette déclaration restent toujours à venir.

 

Peut-être à cause des lenteurs administratives, ou d’intentions inavouées, je n’en sais rien et c’est justement pour cela qu’il aurait été judicieux de faire l’économie de ce tapage médiatique autour de cette lettre de TALON.

 

Il aurait été plus heureux qu’on libéra déjà les personnes emprisonnées dans le cadre de ces affaires. Ou même que le pouvoir suspende les procédures engagées contre les structures économiques de TALON et qui sont toujours pendantes devant les juridictions béninoises.

 

En tout cas porter des actes significatifs, dont on aurait pu déduire une certaine évolution positive dans la résolution du conflit opposant les deux parties.

 

N’importe comment ; Il y aurait forcément eu plus tard, un moment plus propice, pour faire état de ce courrier de Patrice TALON à Abdou DIOUF pour préparer le terrain à la dernière touche de cette médiation.

 

Mais au lieu de ça, une fois de plus, la communication du refondateur à péché par une trop grande précipitation à vouloir faire passer dans l’opinion, bien plus que ne voudrait dire cette lettre.

 

Ce qui naturellement ; en tout cas pour ma part, me laisse perplexe quant à la sincérité du pardon du président béninois ; même s’il n’arrête de le réitérer, comme ce fut le cas, au sortir de son entretien avec le président de l’OIF_ [çi-joint vidéo).

 

Actuellement se déroule en France, un mini sommet au sujet des filles enlevées par Boko Haram au Nigéria. Ce serait un grand signe d’apaisement si durant son séjour dans la capitale française  pour participer à cette réunion; YAYI BONI et TALON ; et peu importe sur l’initiative de qui ; trouvaient le temps de se serrer les pinces ; pour sceller la fin de leur confrontation.

 

Jusqu’au moment où je procède à la modification de ce post, je n’ai eu échos d’aucune démarche allant dans ce sens de la part l’une et l’autre des parties.

 

A part peut-être une déclaration de Gilles SODONON, le procureur général qui compterait saisir ce lundi ; « Le parquet de 1ère instance … pour la mise en liberté de tous les détenus incarcérés dans ces affaires », 

 

Les poursuites engagées dans des conditions vengeresses que l’on sait ; contre les sociétés au sein desquelles le magnat béninois du coton possède des intérêts ; s’avèrent toujours d’actualité.

 

Aussi ai-je peur que ce ne soit l’objectif même que visait ces bons offices, qui ne soit compromis.

 

 

 

Al Tricky !

 

 

 

 

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