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"Parce que vous ne pensez pas pareil que nous"


|France: Les juges ; l’ancien président et la ministre.

Publié par La revue2analck sur 13 Mars 2014, 17:59pm

Catégories : #Les chroniques 2 la revue, #Les mots 2 @LNACK

|France: Les juges ; l’ancien président et la ministre.

De la persécution qu’un ancien président lors de sa toute puissance, mena contre leur corps de métier ; les juges de toute évidence, ne sont pas prêts de revenir.

 

Aussi pourrait-on presque assimiler, l’attention particulière qu’ils portent aujourd’hui à celui là même qui a essayé de rayer la fonction du juge d’instruction, des tables référentielles de la magistrature ; comme un retour de bâtons qui lui fera certainement regretter de n’avoir su  ou pu, aller au bout de son idée.

 

Je dis bien presque, car sur le fond ; il y aurait matière à saisine.

 

Et comme toujours dans les cas du genre; il y eut ouverture d’informations aux fins de favoriser la manifestation de la vérité. Dans cette optique furent prises des mesures, au nombre desquelles : la mise sur écoute de l’ancien président.

 

Rien de bien courant pour une telle procédure, si ce n’est que dans le feu d’action, on en était vite venu à soupçonner ’’les plombiers de la chancellerie’’, d’avoir détourné les pouvoirs dont ils étaient investis ; en n’opérant pas semble t-il ; la nuance d’usage et néanmoins capitale, entre [écouter un ancien président] et [écouter les conversations de cet ancien président avec son avocat].

 

Non pas que la deuxième alternative soit exclue de leur périmètre d’exercice ; mais parce que le cas échéant ; elle aurait du être fondé sur de sérieuses présomptions à l’encontre de l’avocat et exiger à l’appui, des mesures appropriées, liées à la nature des conversations entre un justiciable et son avocat, qui bénéficient d’une franchise dont l'inviolabilité en principe est unanimement reconnu.

 

Parce que dans l’histoire, il ne s’agit plus d’un seul, mais de deux avocats. Car si l’ancien président en quittant ses habits de premier magistrat, avait entre temps, repris ceux d’avocat, son autre vie ; il n’en est pas moins un justiciable de droit commun et donc qui bénéficie des services d’un avocat, qui pour les raisons de la cause invoquée;devait en principe bénéficier d'autant de mesures appropriées.

 

Sauf qu'apparemment ce ne fut pas le cas, d’où l’indignation conjuguée de l'avocat de l'ancien président,d’une partie du monde des avocats et des partisans politiques de l’ancien président ; qui en feront l’objet d’une polémique nationale à partir des révélations parues dans les colonnes d’un célèbre journal du soir.

 

C’est là mon appréciation certainement approximative, d’une polémique dont je ne voudrais, en dépit de ses liens inextricables avec la politique ; m’intéresser qu’au versant sociologique des questions qu’elle pose.

 

Et surtout le halo de complications juridiques et d’incompréhensions qui se forment autour d’une principale polémique ; dont l'opinion et les médias en s'en emparant; vont pratiquement la faire déborder de son lit ; pour donner naissance à d’autres polémiques ; impliquer d’autres acteurs qui n’ont à priori, pratiquement rien à voir avec ce dont il est initialement question ; et qui pour n’avoir su ou pu jauger à bon escient leur sortie médiatique à cet égard, peuvent se retrouver subitement au cœur d’une nouvelle polémique.

 

Une ministre pour n’avoir su se garder _ à l’image de son autre collègue soupçonné avec elle d’être au fait de ’’la cabale’’ organisée contre l’ancien président _ de l’embrasement médiatique que laissait supposer la polémique; va devoir faire face à sa propre mise en cause ; et devoir justifier du bon fonctionnement de ses services ; avec en lame de fond la sollicitation de sa démission par le chef du principal parti d’opposition.

 

Quel retournement !

 

Et je parie que ce serait aller trop vite en besogne, que d’espérer un éventuel prochain dénouement ; car les juges apparemment indifférents à tout ce tumulte; entendent aller au bout de leur procédure.

 

L’opposition invoque la faute politique et pire; parlerait déjà de scandale d’Etat.

 

Sollicité,le président de la république en exercice, en appelle au respect du principe de la séparation des pouvoirs.

 

L’ancien chef d’état quant à lui, s’est trouvée une âme de victime et attend de voir venir.

 

  

@LNACK !   

 

 

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