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"Parce que vous ne pensez pas pareil que nous"


|La refondation joue de l'ironie

Publié par La revue2analck sur 29 Janvier 2014, 06:50am

Catégories : #Les chroniques 2 la revue, #Les mots 2 @LNACK

|La refondation joue de l'ironie

C'est du moins l'impression que me laisse, le relevé de ses déclarations  à l'occasion de la rencontre avec les jeunes.

 

L'ironie en est suffocante, voire troublante, au point de me faire espérer que les syndicats redoubleront d'attention dans le respect des conditions qui présideront à leur prochaine marche, à laquelle le refondateur semble les inviter, sans la moindre gêne.

 

Mais en réalité, c'est qu'il en a gros sur le cœur le refondateur avec l'intransigeance des syndicats,  qui en fait n’est que la réponse à la sienne d'intransigeance,  à leur égard.

 

Dans son envolée ironique, le refondateur en vient tacitement à reconnaître, que c'était de lui que venait l’ordre de la répression si choquante des précédentes manifestations syndicales.

 

Aurait-il fallu sortir d'une prestigieuse école ou université, pour savoir que l'interdiction ou pire, la répression d'une manifestation syndicale, est dix fois plus néfaste pour l'image d'un pouvoir qui se dit démocratique ; que d’en autoriser la tenue ?

 

Pour ma part certainement pas, tellement la chose paraissait d'une notoire évidence, sauf malheureusement pour le pouvoir de la refondation, qui s'y fera confondre.

 

N’importe quel  président, un tant soit peu averti, aurait dû s'autoriser à s'affranchir de tous les "bons" conseils, du plus "brillant" de ses conseillers ; pour permettre la tenue d’une telle manifestation, quitte à la contrôler par un encadrement d’experts militaires ; pour en éviter le moindre débordement. 

 

 

Et pourtant, aussi curieux que cela pourrait paraître, c'est au cœur de son ironie que se niche la vérité démocratique, "...S’ils veulent...et les policiers pourront les encadrer". C'est ainsi en effet, que dans les vraies nations démocratiques cela se passe.

 

Les bonnes armes, celles de la noblesse ; celles qui honorent et qui grandissent, le pouvoir de la refondation les connait, et les a toujours connues. Mieux; elles ont toujours été à sa portée, c'est lui, qui a toujours fait, le choix de s'en passer.

 

Ma vision du jeu politique dans un état démocratique, même s’il me porte à reconnaître l’importance d’une force syndicale, ne me pousse pas à lui manifester un amour incommensurable.

 

Car sa mise en œuvre avec celle du pouvoir, au sein de l’état ; sont par nature antagonistes, et sont donc appelées à s’affronter. 

 

Or me voici avec la détestable manière de gouverner par laquelle la refondation procède, d’en venir presque à m’en faire le défenseur. 

 

Le jeu démocratique relève de la mise en commun de multiples partitions ; des différentes fondations sur lesquelles repose la démocratie.

 

L’art de gouverner dont le pouvoir doit savoir faire la preuve, est de trouver comment limiter leur effet sur son exercice; sans jamais chercher à brider leur fonctionnement.

 

Car chercher de la moindre façon à les empêcher de jouer leur rôle, c’est remettre en cause ; les fondements même de la maison démocratie.

 

C’est cette pétulance, ce panache que la refondation n’a jamais su apporter à son mode de gouvernement et qu’à défaut, il s’est laissé aller à substituer par la violence de ses répressions.

 

Mais comme dans toute recette de cuisine, l’absence d’un ingrédient, peut faire rater le plat.

 

 

@LNACK !

 

 

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