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|UA vs CPI : ça n'a pas l'air d'aller mieux !

Publié par La revue2analck sur 14 Octobre 2013, 09:17am

Catégories : #Les chroniques 2 la revue

dessin de GADO

dessin de GADO

Ce duel à fleurets mouchetés, que l’organisation panafricaine et la Cour Pénale Internationale se livrent ; risque de prendre des proportions qui pourraient dépasser le cadre diplomatique ; auquel il serait pourtant appréciable ; qu’il se limite.

 

Sur le fond, inutile de revenir sur les reproches dont l’UA affuble l’instance pénale internationale.

 

L’origine exclusivement africaine de ses principaux justiciables ; a fini par donner l’impression aux gouvernants africains, que l’institution serait un jouet aux mains des grandes puissances, pour se « farcir »  d’ex-dirigeants africains.

 

Sur le décompte des procès retentissants dont pourrait  se targuer la CPI ; il serait difficile de contester la position africaine.

 

Sauf que à La Haye, ils ne l’entendent point de cette ouïe ; et se réfugient derrière le fait qu’une partie de ces procédures, l’auraient été sur l’initiative des états africains eux-mêmes.

 

Cette version de la CPI pour ce qu’elle représente, est elle aussi difficilement contestable.

 

En effet ; De nouveaux dirigeants africains, qui ont récemment pris le pouvoir, dans leur pays, à la suite d’un processus non démocratique, ou alors démocratiquement contestable ; n’ont pas hésité, à faire poursuivre leur adversaires, qu’ils venaient de remplacer au pouvoir, par la CPI.

 

Là-dessus, il n’y a qu’à citer le cas de la Côte d’Ivoire et encore de la Centrafrique.

 

Seulement que l’affaire qui a fait déborder le vase au niveau des africains, semble être l’épineux cas du Kenya ; dont les justiciables, en l’occurrence le président et le vice-président ; poursuivis au titre des faits qui leur seraient antérieurement reprochés, se sont faits élire entre temps.

 

Les justiciables d’hier sont donc devenus les dirigeants d’aujourd’hui. Et l’indifférence de la CPI, à prendre en compte cette nouvelle donne, semble avoir cristallisé l’ire de tous les dirigeants du continent ; dont Me ZUMA, la présidente de la commission africaine se fera la porte parole.

 

Et pour cause, la velléité dont fait preuve la CPI à poursuivre des dirigeants en exercice, en dehors du problème juridique qu’il pose, semble sérieusement irriter les dirigeants africains, qui ont menacé de se retirer en masse de la CPI.

 

Mais avant, à l’occasion du sommet extraordinaire de ce weekend ; il semblerait que l’organisation panafricaine ait décidé de préférer la voie diplomatique à une confrontation directe avec la CPI.

 

Aussi la commission africaine  a-t-elle préféré faire entendre une de ses revendications primordiales, à savoir l’impossibilité pour la CPI de pouvoir poursuivre des dirigeants en exercice ; et suggère à la place un report des poursuites jusqu’à la fin du mandat des justiciables.

 

C’est cette décision qui sera soumise à l’appréciation du conseil de sécurité de l’ONU, qui répond institutionnellement de la CPI.

 

Des rumeurs qui s’élèvent des couloirs de l’immeuble de verre, le conseil de sécurité ne serait pas disposé à passer ses caprices à l’organisation africaine.

 

A mon avis, le véritable enjeu de  cette question, qui n’a que trop troubler les relations entre la CPI et l’Union africaine ; ne se jouera qu’en fonction de la suite que le conseil de sécurité voudra accorder à la demande de la commission africaine.

 

Il n’en faudra pas plus pour certains ; dont le cartoonist kenyan GADO ; pour estimer que la vive protestation de l’UA contre la CPI, ne reste pas moins une forme de menace à peine voilée.

 

 

Al Tricky !

 

 

 

 

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