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"Parce que vous ne pensez pas pareil que nous"


|Le ministère de la justice ou l’abysse des convictions ?

Publié par La revue2analck sur 6 Février 2013, 16:03pm

Catégories : #Les chroniques 2 la revue

J’ai quelque mal à devoir analyser un remaniement ministériel aux allures plutôt d’un ajustement organisationnel ; alors même que reste pendante, une autre affaire beaucoup plus inquiétante, à savoir; la perte en moins de 6 mois par le trésor béninois, de près d’1 milliard de F CFA.

 

J’ai peur en effet, de faire l’objet d’une manœuvre ayant pour but, du fait du flux continu de l’info, de devoir faire passer l’important au second plan, pour promouvoir le détail.

 

Car à vrai dire, ç’en est un de détail que ce jeu de chaise musical entre 3 ministères, dont les responsables ne font que changer de maroquins.

A part peut-être cette montée en puissance de la MADOUGOU qui hérite d’un ministère hautement symbolique et en même temps charismatique de la confiance que lui fait le refondateur.

 

Quant à ses capacités à pouvoir diriger ce ministère complexe ; cela ne tiendra pas  de son background de diplômée des Relations internationales ; mais surtout  de sa disponibilité à faire montre d’une certaine volonté à composer avec les caciques du monde judiciaire béninois.  

 

Ils partagent en effet avec ceux des Affaires étrangères, cette irascibilité  à devoir supporter à la direction de leur ministère, quelqu’un qui n’est pas des leurs.

 

Si la protégée du refondateur arrive à percevoir cette nuance et à la gérer en conséquence, elle pourrait tout en n’étant pas du sérail, s’en sortir avec brio.

 

Ceci étant ; je crois cependant que sa nomination, en ce moment, à ce ministère et à l’approche des échéances que nous savons ; est loin d’être une simple marque d’affection du refondateur à son endroit ; il n’est pas exclu loin s’en faut ; et puisque nous sommes en matière purement politique, qu’en héritant d’un tel ministère, on veuille tout simplement, la confronter à une autre forme de la réalité du pouvoir.

Celle qui lentement, mais fermement finit par vous anéantir définitivement, en vous faisant perdre, toute votre crédibilité et votre substance politique.

 

Car ça n’est certainement pas en étant une forte tête doublée d’une grande gueule, qu’on arrive à dompter ces messieurs du ministère de la justice. Mieux que quiconque, l’ancienne pensionnaire du ministère ; tout en appartenant, qui plus est, d’une certaine façon à ce monde, mais pour n’avoir su ou pu intégrer cette norme, l’aura appris à ses dépends.

 

Alors il s’impose une autre interrogation ; à savoir : jusqu’où serait prête la MADOUGOU, à aller pour satisfaire aux exigences de son nouveau portefeuille ?

 

Car la sortie par la petite porte de Marie-Elise GBEDO, avec cette histoire de commande de robes pour les officiels de son ministère, aux relents sulfureux de corruption ; ne doit pas nous faire perdre de vue qu’elle n’était pas non plus disposée à avaler n’importe quelle couleuvre, sans mot dire. Car par nature, il sera toujours plus aisé de faire croire et de faire faire, n’importe quoi à un néophyte acquis à votre cause ; qu’à un averti, allié de circonstance.

 

Or ces derniers temps, au vu des différentes "affaires" qui ont secouées la vie politique béninoise, il n’est pas impossible qu’il pourrait y avoir de quoi mettre en cause la crédibilité personnelle, d’une ministre de la justice, qui plus est _ avocate de formation_ au regard du respect scrupuleux des procédures, qui ont été menées, à l’occasion de ces "affaires".

 

Et donc, fort de ces paramètres et bien plus qu’on ne pourrait le deviner, cette petite porte, par laquelle Me GBEDO, sort du ministère de la justice, pourrait lui avoir été plus que salutaire.


Encore plus lorsqu’on sait que c’est pour intégrer un département ministériel qu’elle a eu déjà à diriger sous le général Kérékou ; et que collatéralement, le pouvoir y gagne un certain apaisement au sein du corps judicaire béninois.

 

Mais par rapport aux échéances qui s’annoncent sur le front des "affaires" ou sur celui des enjeux politiques, que ces "affaires" ne manqueront pas d’impliquer, il est fort à craindre que la nouvelle patronne de la chancellerie béninoise, ait fort à faire et c’est tout le meilleur qu’on pourrait lui souhaiter.

 

Al trickyAl Tricky !

 

 

 

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