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|La crise centrafricaine ; BOZIZE, YAYI BONI et ses intrigues

Publié par La revue2analck sur 20 Avril 2013, 07:37am

Catégories : #Les chroniques 2 la revue

|La crise centrafricaine ; BOZIZE, YAYI BONI et ses intrigues

Sur les intrigues du refondateur au sujet de la crise centrafricaine, il faut admettre, que sans pour autant en expliquer la raison ; l’intrusion forcée du président béninois dans les réunions ayant trait à la question; n’a pas manqué d’attirer l’attention de plus d’un.

 

De toute évidence l’article de Marcel Zoumènou, sur le sujet, aura levé une partie du voile ; et conforté, pour ma part ; qu’il y aurait dans toute cette histoire, un rôle inavoué que jouerait par devers lui, le refondateur. Maintenant, il importe de savoir si c’est effectivement pour sauver l’honneur d’un ancien collègue déchu ; ou pour masquer une partition, qu’il souhaiterait tenir, hors de la portée de l’opinion.

 

Car dès le début de l’éviction de BOZIZE, la nouvelle aurait fuité qu’il aurait demandé l’asile politique au Bénin; ou du moins que le pays béninois serait disposé à le recevoir, s'il le souhaitait.

 

Seulement que dans les faits, François BOZIZE semblerait avoir préféré se refugier au Cameroun, après avoir expédié sa famille au Congo ; terre de prédilection s’il en est, qu’on était en droit d’imaginer qu’il irait se réfugier, étant donné les relations fraternelles et tri ponctuées, qui le liaient à Dénis Sassou NGUESSO, son parrain.  

 

En fait si pour beaucoup d'observateurs, la terre béninoise apparaissait comme un choix légitime, pour l'ancien président centrafricain, c'est surtout pour les raisons confessionnelles que nul n’ignore.

 

Mais apparement; le président déchu, après sa déconvenue politique, a préfère revoir la confiance qu’il plaçait en certains de ses pairs, qui pour le coup ; y compris pour des raisons, qui parfois lui incombaient ; n’auront pas tous été, loin s’en faut, à la mesure de la « fraternité » indéfectible ; ou tout au moins franche et sincère, qui était censée les lier.

 

Mieux ; il semblerait même, à ses dires ; que le coup de grâce qui l’aura mis à terre serait venu de l’un d’entre eux.

 

Dans ces conditions, il ne serait pas inimaginable, que ce dernier ait préféré se la jouer solo, dans sa débâcle; histoire de garder le  contrôle, s'il en est, sur toutes les combinaisons de cette dernière partition, qu'il croit maîtriser.

 

Car en réalité, je ne crois plus; qu'il ait encore le contrôle de quoi que ce soit; dès l'instant qu’il ne fait plus  partie des leurs. Et il aurait grandement tort, si dans la torpeur de son exil camerounais ; il n'a pas conscience de cette ultime réalité.

 

D'un autre côté et depuis son départ du pouvoir, personne autant que le président béninois, ne se serait autant démené, pour essayer de lui assurer une retraite plutôt digne de son rang; du moins, c'est ce qui se laisse entendre.

 

C'est ainsi; aurais-je compris, sa présence à N'djaména, lors de la première réunion au sujet de la Centrafrique, où le président Yayi Boni se serait rendu en vue de solliciter l’accord, des présidents de la CEEAC, pour que BOZIZE s’exile en terre béninoise.

 

Mais depuis, alors que sur le principe ; la chose semblait plutôt  acquise, le président déchu ne semble plus vouloir quitter son exil camerounais.

 

Qu'à cela ne tienne; son « ami » béninois pour sa part, ne cessait plus d’écumer, la moindre réunion, où la question centrafricaine ; risquait d'entrer en ligne de compte.

 

Là où cette sollicitude commencera, par susciter de sérieuses questions, c’est justement qu’hormis les règles de convenance et de sagesse africaines ; qu’on peut comprendre, il ne demeure  pas moins, qu’à la base, le Bénin est un état souverain, et qu’en tant que tel, il serait en principe libre, d’accorder l’asile à qui lui plaît, sans avoir à demander quitus à quidam.

 

Alors en effet de quoi retourne l’histoire ?

 

Le Bénin personne ne l’ignore à souvent été le carrefour des histoires des règlements de comptes politiques centrafricaines, selon les différents régimes qui présidaient aux destinées des deux pays et en fonction des amitiés ou des inimitiés qui liaient leurs dirigeants.

 

Aujourd’hui, à tête de la Centrafrique se trouve un ancien opposant à BOZIZE, à qui semblerait-il, sur ordre de ce dernier, YAYI BONI, aurait fait goûter « les délices » des geôles béninoises.  

 

Pour le décor, reconnaissons-le ; ça fait désordre.

 

D’autant plus que, sans pour autant, bien au contraire, vouloir renier à son amitié avec son ancien ami BOZIZE ; le refondateur devra qu’il le veuille ou non, finir par composer avec le nouvel homme fort  de Bangui.

 

Alors laissons-nous aller à une simple prospection politique à court ou moyen terme.

 

Qu'en serait-il si jamais Michel Djotodia, d’ici quelques années ; pour des insondables et insoupçonnables raisons d’état, venait à demander au refondateur, de faire connaître à BOZIZE, le même sort que ce dernier, lui avait fait connaître durant son exil béninois ?

 

En dépit de la part de politique fiction, qui le caractérise, ce cas de figure, n’est pas aussi impossible, qu’il puisse paraître.

 

Et je ne vois personne qui pourrait jurer de la réponse du refondateur le cas échéant, sans prendre le risque d’y perdre, ce qu’il aurait à y parier.

 

 

Pnerval !  

 

 

 

lr2@

 

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