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"Parce que vous ne pensez pas pareil que nous"


|Bénin : De la persistance des mauvaises pratiques

Publié par La revue2analck sur 4 Décembre 2012, 13:23pm

Catégories : #Les chroniques 2 la revue

Je n’aurais de cesse de tomber en arrêt devant des pratiques peu recommandables, dans le cadre d’une bonne gestion et qui ; au lieu d’être vomies et décriées, m’ont plutôt l’impression d’avoir été adoptées au Bénin, comme la norme courante.

 

Le comble de l’ironie, tient surtout au caractère commun de la pratique, qui pourtant est loin de répondre à la norme basique de n’importe quelle comptabilité.

 

Rares sont en effet, les unités de productions qui n’en pâtissent pas, au grand dam parfois, de leur bon fonctionnement.

 

Cette pratique qui consiste à s’endetter entre structures économiques d’un même système devient tellement récurrente au point de m’interroger sur les qualités de gestionnaire de leurs dirigeants.

 

Comment se peut-il qu’une telle unité de production ou émanation de l’Etat, puisse s’endetter dans des proportions faramineuses voire inimaginables, auprès d’une structure productrice ou prestataire de service, alors que toutes les deux appartiennent au même système économique ; sans penser que l’impact, à force et à long terme, ne restera pas sans porter un coup dur aux résultats économiques de cet Etat ?

 

Il ne saurait tout de même échapper à n’importe quelle gestionnaire que les dettes contractées sont appelées à être remboursées. Et que le fait d’être une mairie de n’importe quelle ville du Bénin, Cotonou, Parakou ou ailleurs; ne saurait exempter les dirigeants municipaux, de payer les prestations de service qui leur sont fournies par une société fût-elle d’Etat comme la SBEE ou la SOBEMAP.

 

Au vu des sommes dont il est question, il me semble bien que ces montants sont le fait de plusieurs gestions cumulées. Les nouvelles administrations, ne voulant certainement pas payer pour les précédentes, se contentent juste de rajouter leur note à celle qui existe.

Le problème c’est que l’Etat est une continuité, et sa gestion ne saurait procéder d’une  distinction selon ses différents dirigeants. Par conséquent celui qui hérite de sa gestion, hérite évidemment des dettes laissées par ses précédents, dont il est désormais tenu de rembourser.

 

Mais  apparemment dans la pratique ; les choses sont loin de se dérouler aussi simplement, pour les sociétés d’état et les différentes structures qui représentent le pouvoir à travers le pays.   

 

Au final, les sociétés d’état, prestataires de services, à force d’accumuler les impayés, ne doivent leur survie, qu’à la générosité du pouvoir pour compenser cette accumulation de manque à gagner.

 

Le plus intriguant dans l’histoire, c’est surtout comment et pourquoi une société d’état prestataire de services, laisse les impayés, de ses clients, s’accumuler au point de frôler des gains d’une loto  régionale ?


Ce qui me fait penser que la négligence serait donc partagée, car il semblerait que si les clients se complaisent dans les impayés, c'est par le fait de la négligence des fournisseurs; qui ne mettent pas en œuvre, tous les moyens nécessaires pour recouvrer leur dettes. 

 

C’est dramatique de le dire, sans prendre des allures d’un moralisateur, alors même qu’à mon propre niveau, je demeure couvert de dettes, que j’arrive péniblement à payer. Mais ne pas le dire, alors même que l’orthodoxie financière nous l’enseigne et que la morale prescrit que celui qui paie ses dettes s’enrichit ; s’apparenterait presque à voir une épine dans l’œil  de mon voisin et de la lui enfoncer un peu plus, au lieu de la lui ôter.

 

C’est par l’adoption et le respect de ces petites, simples et  bonnes pratiques, que la bonne gouvernance aurait des chances d’aboutir et non par des discours propagandistes.

 

Al trickyAl Tricky !

 

 

 

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