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"Parce que vous ne pensez pas pareil que nous"


|6mois ferme : Une peine qui chercherait à limiter le débat démocratique béninois ?

Publié par La revue2analck sur 24 Janvier 2013, 13:17pm

Catégories : #Les chroniques 2 la revue

Dans l’absolu la condamnation de Lionel AGBO reviendrait à dire que la moindre offense, verbale ou non à l’encontre de la personnalité du président de la république, pourrait être passible de poursuite judiciaire.

 

Le problème c’est que la décision en elle-même ; procède d’une certaine aberration, qui tient au fait que la nature même du débat politique, relève d’une succession d’offenses, formalisée verbalement ou intentionnellement supposée.

 

Il en a toujours été ainsi et il en sera toujours de même, avant et après le refondateur.

Est-ce pour autant qu’il faille systématique poursuivre, toutes les personnes qui en seront à l’origine ?

 

Certainement pas ! Car s’il devait en être ainsi, il y a longtemps, que l’ensemble des hommes politiques béninois, auraient été emprisonné.

 

Comment pourrait-on concevoir un débat politique démocratique et sain, sans l’idée même de devoir porter des critiques, et arguer d’une analyse objective ou subjective _ peu importe _ , au regard de la politique menée par le pouvoir de la refondation, ou même de la lecture absolument personnelle, que chaque béninois, pourrait faire des actes et des comportements de ses gouvernants ?

 

Personne, pas même le chef de l’Etat, dans de telles conditions, ne pourrait échapper à l’infraction d’offense dont il s’approprie à l’encontre de Me Lionel AGBO.

 

Qu’il nous souvienne, qu’il n’y a si longtemps, un certain 1ER Août 2012, à l’occasion d’une certaine interview, le chef de l’Etat lui –même, cédant à ses instincts primaires, s’était laissé surprendre à offenser l’ensemble des populations béninoises, lorsqu’il estimait que les journalistes de Canal 3 Bénin, « ce sont des petits » disait-il, qui n’étaient même pas aussi diplômés que ses propres enfants.

 

Et d’enfoncer le clou de l’offense, en affirmant que tout cela procédait d’une conspiration orchestrée par l’homme d’affaire TALON, à partir de valises de billets dont il arrosait tout le monde, aux fins de nuire à son pouvoir.     

 

Ces propos relèvent manifestement d’une offense non seulement à l’encontre des personnes qu’ils mettaient en cause, mais également à l’encontre du peuple béninois qui était en droit d’espérer une autre image de son président, que celle dont il a été le témoin impuissant.

 

C’est dire à quel point la relation inextricable de propos potentiellement offensants avec le discours politique, que le juge béninois voudrait ordonner ; paraît pour le moins improbable ; en dépit de la décision rendue par le juge Gilbert TOGBONOU.

 

Je crois que notre volonté à vouloir coûte que coûte légiférer pour le bon plaisir du prince, et non dans l’intérêt du débat démocratique, risque à terme de porter préjudice, au système dans son ensemble.

 

 

Al trickyAl Tricky !

 

 

 

 

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