Que les partis politiques qui se croient assez malins, pour se prévaloir de quelque libéralité vis à vis de la ligne
historique de l'Union fait la Nation; ne se leurrent pas. D'une manière ou d'une autre, ils font le jeu du refondateur. Les dissensions, si elles existent , doivent être débattues et être
épurées au sein de l'UN.
Toute autre attitude, même justifiée; ne ferait qu'accomplir in fine, le voeu pieu du refondateur: détruire l'Union
fait la Nation.
Et il semble qu'il n'en est plus bien loin !
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Il ne fait
aucun doute que la partie d’échec qui se joue entre le refondateur et l’opposition béninoise, est loin d’être terminée.
Il est vrai que par moment elle prend des allures de pause; pendant lesquelles, les
joueurs font semblant de s’ignorer, alors même qu’elles ne perdent de vue aucun geste des uns et des autres.
Il arrive aussi qu’interviennent des intermèdes d’accalmies, dictées par
l’actualité ; comme ce fut récemment le cas lors de la visite du Pape Benoît XVI au Bénin.
Mais en réalité tout cela participe de la même partie d’échec, qui se joue depuis; entre
le pouvoir et l’opposition ; mais qui comme se jouant, à plusieurs niveaux et sur plusieurs terrains, pourrait tromper la vigilance d’un observateur naïf.
Ainsi que l’avait précédemment annoncé un contributeur de notre blog ; la première
tâche capitale à laquelle s’appliquera le chantre du changement redevenu celui de la refondation ; au gré de sa « réélection » ; sera de faire éclater l’important bloc
politique que représentait l’Union fait la Nation.
Dès lors il n’aura de cesse de s’y appliquer, tant et si bien qu’après avoir fait migrer
vers le pouvoir, les petits partis qui s’étaient agglutinés autour du corpus fondamental de l’UN que constituent les ténors de l’opposition ; il finira par s’en prendre avec succès ; à
l’un d’entre eux _et pas des moindres_.
En effet la RB, en penchant du côté du pouvoir, n’a pas manqué à bien des égards, de
contribuer à affaiblir la position du bloc constitué par l’UN. L’opposition en a ressenti un véritable choc, d’autant qu’elle perdait non seulement un de ses principaux membres; mais également le
parti à l’initiative de la création de l’Union fait la Nation. Avec le départ de la RB, il ne faisait aucun doute que c’était une partie de l’âme de l’UN qui s’en allait.
Il s’en suivra bien évidemment quelques remous, au sein de la coalition politique de
l’opposition ; des récriminations s’échangeront, des propos fuseront et des réajustements s’imposeront ; rien de plus normal et de plus prévisible, puisque le
départ de la RB ne pouvait pas être assimilé à celui de tous ces micro-partis ; qui si tôt, la bataille électorale perdue, se sont empressés de changer de camp. Là;
il s’agissait rien moins ; d’un des poids lourds de l’opposition.
Et même si le concevoir relevait d’un supplément de peine
non négligeable pour ses anciens partenaires de l’opposition ; il parait tout de même évident qu’en obtenant le volte face de la RB, Yayi Boni appuyait là où cela faisait le plus mal et
réalisait par là même, l’un des plus beaux coup politique de sa présidence.
Aujourd’hui pourtant, en dépit de l’apparente image d’une opposition qui semble s’être
remise de sa précédente déconvenue ; elle n’est cependant pas si à même, de s’affirmer complètement hors du champ de déstabilisation du pouvoir.
Mais ce que l’Union fait la Nation devrait surtout comprendre; c’est que toutes les fois
où le pouvoir parviendra de quelque manière à la déstabiliser ; c’est toujours parce qu’elle-même y aurait, d’une façon où d’une autre prêter le flanc.
Le semblant de geste d’une simulacre de bonne foi, sitôt qualifié, avec empressement par
la presse béninoise, comme étant une main tendue du pouvoir et qui les amenés, au lendemain du voyage papal au Bénin ; à aller s’afficher au palais de la marina ; n’est pas aussi
négligeable dans l’appréciation des remous que devront connaître quelques temps après l’Union fait la Nation.
Je ne reviendrai pas sur cet intermède, pour le moins marqué par un comportement affiché
du pouvoir à flatter l’orgueil d’une opposition, qui n’a pour le coup, à aucun moment flairer, qu’au-delà de cette invitation, il y avait bien évidemment une volonté de la faire paraître comme
divisée; et de semer si possible, les germes d'une discorde future.
Ce qui d'ailleurs, n’a pas manqué d’être le cas, puisque l’un des leurs étant à
l'étranger; n'avait pu participer à cette entrevue; encore moins y donner son avis; puisque comble de l’ironie, ce dernier n’aurait été prévenu par ses pairs invités, que très tard, et qui plus
est, par SMS.
Dans le type d’union qui caractérise le type d’organisation du genre de l’Union fait la
Nation ; la survie dépend surtout de la capacité à surpasser ses propres ego ; à anticiper celui des autres et surtout appréhender les susceptibilités des uns et des autres. Ce sont
surtout, sur ces petits éléments, que repose véritablement, la stabilité d’une coalition telle qu’elle entend se concevoir selon l’Union fait la Nation. Beaucoup plus que
sur les lignes et directives politiques, sur lesquelles il est toujours possible de chipoter et de discuter, pour finir par parvenir à un modus vivendi qui satisfasse
l’ensemble.
Preuve en est me semble t – il- que lors des dernières dissensions qui seront à
l’origine de la démarcation du PRD, vis-à-vis de l’UN ; l’épisode n’a pas manqué d’être souligné par les militants du parti de Me Adrien HOUNGBEDJI.
Mais la véritable erreur de l’UN sur ce petit détail qui ne semble pas si petit que ça
aux yeux des membres du PRD. C’est d’avoir justement entre autre, imaginé qu’il était insignifiant. Car la faculté des uns et des autres, à s’émouvoir pour une telle chose ou pour une telle
autre, n’a pas son pareil chez aucun des communs des mortels.
Aussi sommes-nous ici, sur un terrain tout particuliers _ celui de la politique_ où la
moindre erreur est toujours censée être révélée sous son angle le plus exacerbé et où les acteurs se passent rarement de rendre les coups ; où bien même ce qu’ils prennent_ à tort ou à
raison_ comme tels.
Qui aurait pu imaginer à cet instant ; qu’une simple invitation dans un pseudo
cadre « de main tendue du pouvoir à l’opposition » ; pouvait avoir des remous aussi élargis ?
Que dire alors de cette invitation qui intervenait justement au moment précis où le
dernier perdant des présidentielles, était à l’étranger ?
N’y avait –il vraiment pas moyen de différer une telle invitation ?
C’est dire la vigilance de tous les instants, dont doit devoir faire preuve,
l’opposition à chaque proposition du pouvoir ; même la plus anodine apparemment.
Cette exigence valait pour l’Union fait la Nation, il y a quelque temps et vaut pour le
PRD aujourd’hui.
L’un et l’autre ne doivent pas se leurrer sur les intentions du refondateur :
diviser pour régner, et peu importe les manœuvres entreprises pour y parvenir.
Et surtout qu’on ne ressorte pas la sempiternelle réplique « du vieux de la vieille
de la politique » ; car c’est justement les répliques du genre, qui nous font plonger un peu plus dans les gouffres du désastre dû à notre défaut de perceptibilité de la manœuvre
politique du camp adverse.
Faudrait-il à cet effet rappeler ; qu’en dépit de son manque patent d’expérience
politique ; en comparaison de ses adversaires politiques aussi bien de 2006 que de 2011 ; et nonobstant tous les critiques qui peuvent être portés sur son action
gouvernementale ; il n’en demeure pas moins vrai, que Yayi Boni nous l’a tous mis bien profond à tous les béninois et sans exclusive.
Cela devrait suffire à aiguiser aussi bien l’attention de l’UN comme du PRD.
A chaque action qu’ils entreprendront, ils devront se demander si elle répond à leur
aspiration personnelle ou si même indirectement, elle contribue à atteindre les objectifs de division, auxquels voudrait les vouer le pouvoir, pour satisfaire à ses ambitions politiques.
Plus que de leur état d’âme particuliers, c’est de la survie de la démocratie béninoise
qu’il s’agit ; en sauront –ils se montrer dignes et à la hauteur ?
C’est en substance, ce qu’il faudra retenir de l’interview qu’il aura accordée à
Christophe Boisbouvier de RFI.
Des pourparlers sur ce schéma, au niveau du conseil de sécurité de l’ONU, seraient assez
avancés ; dans la perspective de la formation d’une force militaire du même genre que l’amisom ; qui intervient en Somalie.
Même si la phase du dialogue ne devrait pas être négligée ; elle ne saurait
perdurer, face à l’urgence de la réalité du péril islamiste, et de sa menace sur toute la région.
Chaussé de pantoufles Mickey, cette statue pour le moins curieuse, fait l'objet d'une
expo, elle aussi curieuse du Cavaliere, dans un cerceuil de verre.
Selon le site "Big Browser" du quotidien "lemonde.fr"; cette installation serait l'oeuvre
de Antonio Garullo et Mario Ottocento.
La Francene serait plus disposé à aller jouer au
« va-t- en guerre », n’importe où ; ni à n’importe quel prix. C’est en substance le nouvel principe auquel le président HOLLANDE et son gouvernement veulent s’en tenir, et c’est ce
qu’il a essayé de laisser entendre à son hôte africain d’hier, YAYI BONI, venu lui rendre visite .
Si dans la forme le président du Bénin qui cumulait avec sa casquette de président en exercice de l’UA,
lors de cette visite ; a été reçu avec tous les honneurs dus à son rang ; ce qui l’aurait sérieusement changé avec sa précédente visite en France ; dans le fond, le discours de la
France, est resté inchangé.
Plus question d’ingérence unilatérale, dans les affaires d’autres pays ; et si intervention
devrait y avoir ; cela ne le serait que sous le couvert d’une décision du conseil de sécurité de l’ONU.
On aurait pu penser, que la présence des otages français dans la région et aux mains de Aqmi, aurait pu
influer de quelque manière la position de l’Elysée ; que ni ni ; là-dessus ; il n’y aurait même pas moyen de faire valoir un quelconque traitement de faveur ; ce qui vaut pour
le conflit malien, vaudra pour la crise syrienne.
Le président en exercice de l’UA, à beau faire valoir, l’argument non négligeable, du danger du
terrorisme, qui planerait _ et c’est vrai_ sur toute la région ; les africains n’auront plus qu’à s’en remettre aux forces de l’U.A ; et de la CEDEAO ; pour se démener avec leur
problème ; car il n’est pas prêt de venir, ce jour où l’on verrait encore la France s’ingérer, aussi facilement dans les affaires africaines ; du moins militairement.
Par souci de respecter ses promesses de campagne, où par prudence de n’engager son quinquennat, avec un
conflit, dans lequel il pourrait s’embourber ; François HOLLANDE, semble avoir fait le choix de la tempérance. Et il serait difficile de ne pas le comprendre; sinon comment expliquer, qu’au
moment où il s’applique à se désengager du front de l’Afghanistan ; qu’il se permette de lancer un nouveau front dans le Sahel ?
Quant aux maliens qu’on ne saurait pénaliser pour ce qui leur arrive, il serait peut –être temps,
qu’ils se décident réellement à prendre conscience de la situation dans laquelle ils se trouvent.
Car de toute évidence, le chef de la junte, la capitaine SANOGO, qui semble tenir toutes les ficelles
de la scène politique malienne ; que n’a – t - il fait de s’appliquer, comme il l’avait annoncé à l’avènement de son putsch, à reconquérir la globalité du territoire malien ?
De toute évidence, il semble plus préoccupé à récupérer un pouvoir incertain ; plus qu’à aller
défendre ses frontières du nord.
Rompu à torpiller à la moindre occasion les décisions de la CEDEAO, il semble insensible au péril
islamiste, qui pourtant ne cesse d’étendre son voile lugubre sur les terres de Soundiata KEÏTA ; avec l’espoir peut-être, de voir l’ancienne métropole ; finir par voler à son
secours.
Ce qui n’est peut-être pas au final, si irréfléchi ; mais certainement pas dans les termes ;
qu’escomptait le continent. Mais tout ceci relève dans l’absolu, de l’ordre de pure hypothèse.
La seule certitude, dont ont pourrait se faire fort, c’est sans nul doute la préoccupation et
l’attention de l’hexagone, sur l’évolution de la situation; et sur laquelle, la France ne manque de se tenir au courant.
Preuve en est qu’en dépit de son invité d’hier, venu lui en parler ; le président Hollande, ainsi
que l’annoncera un communiqué de l’Elysée, s’est longuement entretenu au téléphone, de la question ; avec le président OUATTARA, président en exercice de la CEDEAO.
On pourrait également dans le même ordre d’idée retenir la durée de l’entretien qu’aurait eu les deux
présidents, et qui n’a rien à voir, avec les 30minutes ; consentis au président béninois, par le précédent locataire de l’Elysée, lors de la dernière visite officielle de ce dernier en
France .
De toute évidence, la préparation de cette visite, que le président béninois ; devrait à son
ancien conseiller Lionel ZINSOU et à son ami Laurent FABIUS ; aurait sur ce point, semble-t-il ; porté ses fruits. A part la question malienne; les deux présidents, ont pu aborder,
d'autres points non moins importants, qui figuraient à l'ordre du jour de leur rencontre.
«Lépi :Il faut associer ceux qui ont l’aptitude de gérer les données de
masse», selon Michel Makpénon
Écrit par Léonce Gamaï
Lors de la conférence débat organisé par le front citoyen pour la sauvegarde des acquis
démocratiques du professeur Antoine Détchénou, le jeudi 24 mai dernier au Chant d’oiseau, Michel Makpénon, spécialiste des questions électorales s’est prononcé sur la question de la correction de
la Liste électorale permanente informatisée (Lépi). Compte rendu.
Propositions. «Lorsqu’on parle d’organiser la Lépi selon les normes internationales reconnues, il
faut associer ceux qui ont l’aptitude de gérer les données de masse», a avancé ce spécialiste des questions électorales. Et en matière de recensement, l’institution qui a l’habitude de gérer les
données de masse, c’est l’Insae. En matière de cartographie censitaire, au-delà de l’Insae, il faut aller à l’Institut géographique national (Ign). Il propose qu’il faut associer ces
institutions. Pour lui, la première question c’est les juristes. «Les députés doivent prendre une loi rapidement pour définir la période de mise à jour. La Cps Lépi et la Miréna n’existent plus.
Les députés doivent indiquer la cellule qui doit faire la mise à jour», a-t-il indiqué à ce propos. Il faut aussi recenser toutes les erreurs qui ont été commises lors de la réalisation des
trois phases de la Lépi. Ensuite définir une méthodologie de mise en œuvre. Et l’appliqué à une commune pilote. Enfin, si la méthodologie est concluante, elle sera étendue aux 76 autres
communes. Il a affirmé qu’une mise à jour du fichier électoral pour «nous» permettre de réaliser les prochaines élections municipales dans de bonnes conditions est possible mais à condition. L’on
doit savoir ce qu’il y a à faire sur les plans politique et technique. En de conclusion, il propose sur cet aspect : «Sur le plan politique pour la réalisation de la Lépi, la première condition
c’est une volonté politique clairement exprimée. Et la seconde condition, c’est un consensus, entre l’opposition, la mouvance et la société civile.»
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Vers un bicéphalisme au sein de l’Un
Écrit par Marcel Zoumènou
L’union fait la nation(Un) est tombée de son piédestal après la dernière élection présidentielle.
Depuis, le groupe s’est scindé en deux. D’une part l’Un proprement dite qui incarne une vision classique de l’opposition et de l’autre, le Prd de plus en plus entreprenant.
Entre les deux, une guerre de leadership vient de commencer. Et s’annonce longue et ennuyeuse. Qui
est le Chef de file de l’opposition au Bénin? Au lendemain de la dernière rencontre entre le Prd et le Chef de l’Etat, plusieurs canards de la place ont annoncé sans grande prudence la rencontre,
rare en somme, du président Boni Yayi et d’un prétendu chef de file de l’opposition. Quelques jours après, alors qu’il donnait une conférence de presse à Camp David, le Chef de l’Etat a lui-même
vanté les qualités d’homme d’Etat du président Houngbédji qu’il dit avoir invité et reçu, en tant que patron de l’opposition, pour le dégel de la crise politique que traverse le pays depuis des
années. La déclaration ne surprend guère lorsqu’on sait qu’il émane d’un homme politique-le Chef de l’Etat- doué dans la ruse politicienne et dans l’art de récupérer à son compte tout ce qui est
positif. Seulement, elle met l’opposition plurielle dans l’embarras et suscite des interrogations. Depuis quand c’est le gouvernement qui choisit le Chef de file de l’opposition au nom de
l’opposition. L’attitude est bien curieuse et révélatrice de complicité suspecte. A l’Un, il n’y a pas eu de déclaration pour dénoncer cela. On préfère opter pour l’attentisme face à une posture
du Prd qui suscite encore des questionnements. Depuis quelques mois en effet, ce parti a posé des actes qui mettent en cause l’esprit et le protocole de l’union. Création d’un groupe
parlementaire propre, déclaration solitaire d’appartenance à l’opposition, prise de position unilatérale sur des sujets importants tels que la Lépi, la révision de la constitution et plus grave
de tentative de faire échec à la dernière convention de l’Un qui allait déboucher sur une éventuelle fusion du groupe. Le Prd a donc donné ainsi l’exemple d’un d’un parti «fossoyeur» de l’Un.
Pourtant, il a toujours revendiqué son appartenance à l’Un bien qu’opposé à la fusion des partis. Ainsi, l’Un qui a vanté pendant la dernière élection présidentielle le symbole de l’union
se transforme en un monstre à deux têtes.
Sorti de l’Un, le Prd semble en découdre avec elle. Il donne l’impression de rechercher une nouvelle
identité politique et un prestige exceptionnel au détriment de l’Un toujours dans sa logique de faire la politique de façon subtile et sans trop chercher à assumer une opposition radicale et
farouche. Tout est mesure et modération dans cette coalition où Amoussou, Idji et Sèhouéto tentent de jouer à la fois les premiers rôles. Au Prd par contre, le président Houngbédji se sent
beaucoup plus libéré depuis qu’il a compris qu’il ne peut plus avoir le pouvoir. Cette donne a forcement changé les choses au sein du parti. Le parti se montre plus entreprenant. Sur les sujets
de l’actualité, il organise des ateliers et des séminaires et fait des propositions concrètes pour la résolution des problèmes. Seul hic, le timing des activités et les démarches politiques
donnent l’impression de vouloir faire écran à l’Un. «Le Prd ne veut plus faire la politique des autres, elle veut faire sa propre politique», avait confié un député du parti. Une guerre d’usure a
commencé au sein de l’opposition. Pour quel but, se demande-t-on?
Correction de la Lépi
: Mission compliquée pour les
députés
La correction de la liste électorale permanant informatisée est devenue depuis quelques jours une
préoccupation pour les acteurs politiques. A ce sujet, les députés étaient en conclave le mardi dernier pour trouver une porte de sortir. Mais ces derniers ont juste décidé de suivre la voie
légale en renvoyant le sujet en plénière. Cette mesure révèle la complexité du dossier et donne à dire que la bataille de la correction de la Lépi n'est pas gagnée d'avance.
Après la bataille contre la révision de la constitution, les regards sont désormais tournés vers la
liste électorale permanente informatisée restée pendant longtemps objet de polémiques entre les acteurs politiques du Bénin. La première expérience de la présidentielle faite avec cette
Liste n'a pas comblé les attentes des acteurs politiques béninois. Et pour les échéances communales qui s'annoncent, ces acteurs ont estimé qu'il est urgent de la corriger. C'est dans cette
optique que les députés du groupe parlementaire l'union fait la nation par la voix de leur président ont fait une déclaration dans laquelle ils on invité les présidents des autres groupes
parlementaires a une journée de réflexion. De report en report cette rencontre a fini par avoir lieu le mardi dernier. Contrairement à ce qu'on attendait, les députés ont décidé de suivre la voie
légale. A la sortie de la rencontre Grégoire Laourou déclarait, " Nous avons mis sur pied les balises qu'il faut pour arriver à la résolution des problèmes qui se posent. Donc, étant donné que
nous sommes au parlement, nous avons retenu d'utiliser les voies qui sont offertes par les textes en matière législative pour régler les problèmes, même si c'est des questions politiques qui sont
posées, il nous faut nécessairement utiliser les textes. Ce que les textes nous permettent de faire, c'est d'envoyer la déclaration du président Idji au niveau d'une commission permanente, qui va
examiner cela et faire des propositions pour la suite. C'est-à-dire que le travail se poursuivra soit dans le cadre d'une commission permanente, temporaire ou une commission d'enquête. Donc
toutes ces possibilités s'offrent à nous à travers le règlement intérieur. Nous avons jugé de nous enfermer rigoureusement dans ce que prescrivent nos textes et non faire autre
chose."
Cette déclaration de l'honorable Grégoire Laourou montre l'intérêt et la volonté des députés à
corriger la Lépi. L'inquiétude aujourd'hui est que si les choses doivent suivirent les voies prescrites en matière de la législation, comme l'a si bien dit le député de la mouvance, on
risque de ne disposer du temps nécessaire pour l'aboutissement du dossier. Au regard de la décision prise par les députés, il y a lieu que ceux-ci demandent la convocation d'une session
extraordinaire pour permettre au président de l'Assemblée nationale d'affecter le dossier à une commission permanente qui présentera son rapport. Ce qui pourrait donc nécessiter la mise sur pied
d'une commission d'enquête parlementaire pour vérifier le processus de réalisation de la Lépi pour qu'elle soit contestée aujourd'hui. Il se pose ici donc un problème de temps nécessaire.
Dans le meilleur des cas, les députés pourront demander l'initiation d'une proposition
de loi pour la correction de cette Lépi comme l'a proposé l'honorable Antoine Idji Kolawolé. Ce qui devra également soumettre à un processus qui part de la rédaction de cette proposition de
loi pour aboutir à son affectation à la commission des lois. Ce n'est qu'après tout ceci qu'on passera à la phase pratique de cette opération de correction. Deux possibilités s'offrent donc aux
députés : prendre une loi pour repousser les élections communales de 2013, comme ce fut récemment le cas au Cameroun pour les législatives, ou entreprendre les démarches mais qui
n'aboutiront qu'après les élections communales. Dans ce cas, les députés pourront proposer la réalisation d'une liste électorale informatisée (LEI) pour les élections communales de
2013.
Par ailleurs, un séminaire des députés de la mouvance sur la correction de la Lépi, à l'instar de
leurs collègues du PRD est annoncé. Les observateurs prédisent déjà la complication de la situation étant donné que ces députés de la mouvance chercheront eux aussi à faire leurs
propositions pour la correction de la Lépi. Trois ordres d'idées (les proposition de l'Un, du Prd et de la mouvance), se confronteront donc et la raison du grand nombre risque de frustrer
les minoritaires. Ce qui n'arrange guère le consensus qui pour l'instant semble être de mise en ce qui concerne la pertinence de la correction de la Lépi.
Cosme Kèkè
Correction de la Lépi : Vers le report des prochaines communales
A moins d’un miracle ou d’un compromis de dernière
minute des politiques, les prochaines élections municipales et communales ne pourront se tenir à bonne date. L’actualité de ces derniers jours au sujet
de la liste électorale permanente informatisée (Lépi) peut autoriser une telle projection même
si elle est de très mauvais goût.
D’après la rencontre du 29 mai dernier qui a regroupé toutes les composantes de l’Assemblée
Nationale, il a été donné de constater que toute la classe politique est d’accord que notre Lépi est de très mauvaise qualité d’une part et de l’autre, la mouvance et l’opposition sont tombés
d’accord pour la correction de cet instrument. Mais pour respecter la procédure en la matière, la concertation a convenu que le débat retourne en plénière afin que les commissions compétentes, en
occurrence la commission des lois en soit saisie pour que la question soit examinée. Cela veut dire que le professeur Mathurin Nago, président de l’Assemblée Nationale doit jouer
sa partition. C’est à dire faire en sorte que les commissions compétentes soient saisies. Ce n’est qu’après cela que la commission se réunit afin de produire un rapport qui sera
discuté en plénière. Voilà la procédure qui s’impose sur le plan législatif. Mais ayons le courage de dire que ce ne sera que le premier pas vers la correction de cet instrument. Puisque le tout
dépend du contenu du rapport de la commission des lois et de la tournure que prendront les débats en séance plénière. C’est d’autant plus vrai que quoi que nous disions, nous sommes
sur un terrain politique où la ruse est le premier mot. C’est un terrain où il n’y a d’ailleurs pas de cadeau pour l’adversaire.
On apprend d’ailleurs qu’après le parti du renouveau démocratique de maître Adrien Houngbédji, les
forces cauris pour un Bénin émergeant soutenant les actions du chef de l’Etat sont entrain eux aussi de projeter un séminaire sur le même sujet. En tout cas, deux possibilités pourraient se
présenter. Corriger ce qui peut l’être sur cette Lépi actuelle ou reprendre carrément une autre liste. L’un dans l’autre, ce serait à la fois une
affaire de consensus des politiques, de la perspicacité des techniciens, du facteur temps et enfin de ressources financières. Comment arriver à bout de tout ceci tout en
restant dans le délai des 9 mois qui restent. .Prenons chacun de ces facteurs et voyons ;
Le consensus, comme toujours ne s’obtient pas aussi facilement au sein de notre classe politique
enclin à des calculs à n’en point finir. Les techniciens, eux autres, s’ils sont vraiment bons, ils ne doivent pas cette fois ci bâcler le travail. Cela veut dire qu’ils doivent
prendre le temps qu’il faut pour réussir le travail. Il faut reprendre le travail au niveau de toutes les étapes depuis la cartographie censitaire jusqu’à l’établissement des cartes d’électeurs
en passant par les portes à portes. Que cela reste dans le délai serait vraiment surprenant. Et c’est ici qu’intervient le facteur temps qui joue sérieusement contre les choses en ce sens que les
élections, pour se tenir à bonne date, doivent se dérouler l’année prochaine et plus précisément dans le mois de mars.. Et visiblement, le travail qu’il y a à faire pour enlever toute
susceptibilité ne peut rester dans ce temps à moins d’être bâclé. Et n’oublions pas que nous devons faire face aussi au problème de financement. A en croire le président du groupe parlementaire
Union fait la Nation, la Lépi actuellement contesté par tout le monde avait couté une bagatelle somme de 41 milliards de francs cfa financés majoritairement par les
partenaires techniques et financiers. Même si pour cette fois ci, le coût de l’instrument sera minimisé, il faudra un temps pour mobiliser les ressources qui doivent servir à sa
réalisation. C’est peut être pour cela que certainement une certaine organisation de la société civile demande déjà que l’on commence par penser au report des prochaines consultations
municipales et communales. Le président Idji Kolawolé disait aussi le mardi dernier que même si la correction de la Lépi doit coûter le report des élections communales, il le faut. Sur
la question de report, l’honorable Ahouanvoébla Augustin, président du groupe parlementaire Prd Union fait la nation dira ce même mardi que l’organisation des élections à bonne date
est le baromètre de la démocratie, mais son parti avisera dès que le problème sera posé. il n’y aura pas de mal à le faire si c’est pour régler un problème d’intérêt national. Pour beaucoup
d’autres personnalités politiques, le report des élections est préférable à l’organisation des élections à bonne date avec un outils qui ôte le droit de vote à des milliers de citoyens en âge de
voter pendant qu’il en donne soit à ceux des citoyens qui ne sont pas encore en âge de voter. C’est des situations analogues qui ont envoyé certains pays de la sous région
et d’ailleurs dans des tourmentes aux conséquences incalculables. Cela ne vient pas qu’aux autres et nul ne peut savoir à quel moment notre valse sera débordée. Les
politiques devraient déjà commencer par anticiper sur cette situation afin que tout ne se fasse à la va vite et la précipitation afin de mettre le pays à l’abri des déconvenues qui pourraient en
découler. D’une manière ou d’une autre, c’est le gouvernement qui a le dernier mot car c’est lui qui convoque le corps électoral. Mais avant, les partis politiques ont un grand rôle à jouer dans
le sens de l’animation politique.
L’Aic, et le groupe Talon refusent les prix proposés par le gouvernement
Écrit par Léonce Gamaï
A travers deux courriers, en date respectivement des 24 et 25 mai 2012, l’Association
interprofessionnelle de coton (Aic)
et les sociétés Sdi et Dfa informent le gouvernement de leur désapprobation vis-à-vis des nouveaux
prix proposés pour la fourniture de la Sonapra en engrais coton au titre de la campagne 2012-2013. Le gouvernement a proposé le prix de 320 000Fcfa la tonne d’engrais tout type confondus (Npk ou
Uree) mais l’Aic, et les sociétés Sdi et Dfa suggèrent un prix moins élevé et ce sur la base des prix adjugés à l’appel d’offres. Ces trois structures l’ont fait savoir à travers deux courriers
adressés aux ministres de l’Agriculture et à celui de l’Economie et des Finances. Le premier courrier, en date du 24 mai, est de l’Aic avec pour destinataire le ministre de l’Economie et des
Finances et celui de l’Agriculture. Il est référencé n°537/12/AIC/SP/DiDev/RAP/Se avec comme objet « a/s Prix d’achat des engrais coton par la Sonapra auprès des importateurs. Il est signé de
Narcisse Djegui, Secrétaire permanent de l’Aic avec ampliation au Président de la République, au Premier Ministre et copie conforme au Directeur général de la Sonapra. Le deuxième courrier en
date du 25 mai 2012 signé Patrice Talon et Olivier Boko, est adressé au ministre des Finances. Ils sont respectivement gérants de Sdi et Dfa, deux sociétés d’importation d’engrais coton,
adjudicateurs de l’appel d’offres 002/12/CAOI pour la fourniture d’engrais au titre de la campagne 2012-2013.Ce second courrier a pour objet « prix d’achat des engrais coton par la SONAPRA au
près des importateurs », avec ampliation au Président de la République.
L’auteur du premier courrier, Narcisse Djègui fait des observations sur les propositions que les
ministres ont formulé concernant le sujet en question lors d’une réunion tenue le 23 mai 2012. La correspondance renseigne que le gouvernement a proposé « le prix de 320 000 Fcfa la tonne
d’engrais tous types confondus (Npk ou Uree) ». Il ajoute que les ministres concernés ont « invité les importateurs Sdi Dfa et Wabco à facturer à la Sonapra » la tonne en position chargée sur
Cotonou ou Hilacondji à ce prix moyen de 320 000.
Eviter une surfacturation de 3 milliards
La correspondance de l’Aic avertit : « A l’analyse, il –le prix moyen proposé par le gouvernement-
comporte une surfacturation globale d’environ trois (03) milliards de francs CFA en faveur desdits importateurs au détriment des producteurs et de l’Etat qui subventionne les engrais coton.» De
plus, ce prix moyen « n’est pas compatible » avec celui de « l’adjudication de l’appel d’offres n° 002/12/CAOI campagne 2012-2013 et dont compte rendu a été transmis au Maep puis au
gouvernement par lettre n°0443/12/AIC/SP/Se du 14 avril 2012. A cet effet, le courrier de la Sdi et Wabco donne plus de détails. Et ce, sur « la base des prix adjugés et compte tenu du barème des
frais portuaires qui est de 9 200FCFA du coût du transport Hilacodji (frontière Togo) /Cotonou qui est de 41FCFA la tonne kilométrique soit 5000FCFA la tonne. » Ainsi les prix normaux à facturer
à la Sonapra par les sociétés Sdi, Dfa et Wabco sont les suivants. L’engrais Npk Sb, livraison sous palan port de Cotonou est à 298 000Fcfa la tonne. Le même engrais en livraison sur camion à
Cotonou hors enceinte portuaire et sur camion à Hilacondji est respectivement à 307 200 et 302 200Fcfa la tonne. L’engrais Uree, livraison Caf sous palan port de Cotonou est de 249 000FCFA la
tonne. Il est respectivement de 258 200FCFA et 253 200 en livraison sur camion à Cotonou hors enceinte portuaire et sur camion à Hilacodji.
Bonne gouvernance oblige
« Les objectifs de bonne gouvernance et d’équité que vise le gouvernement obligent à se conformer
aux dispositions et conclusions de l’appel d’offres », interpellent Talon et Boko. Au Secrétaire permanent de l’Aic de compléter « je me permets…d’attirer votre attention sur le caractère
délictueux de la proposition du prix moyen de 320 000FCFA pour l’engrais chargé sur camion sortie port de Cotonou et vous prie d’instruire vos collaborateurs à se conformer aux prix adjugés. »
Avant que Talon et Boko concluent en ces termes : « Aussi les sociétés Sdi et Dfa exigent-elles l’application des prix licites sus-indiqués pour les trois fournisseurs et demandent de le leur
notifier en retour avant toute livraison.»
Analyse du rapport d’évaluation de la Lépi réalisé par l’Oif :Les imperfections
relevées par l’expert Emmanuel Zossou
Ingénieur en informatique, Emmanuel Zossou a partagé avec les participants le
contenu du rapport de la mission d’évaluation de la Lépi faite par l’Oif et rendu public. C’est ainsi qu’il s’est surtout appesanti sur les lacunes et les avis techniques des experts
internationaux commis pour contre expertiser ledit rapport. La revue du rapport préparé par le Réseau des Compétences Electorales Francophones (Recef) pour l’Oif appelle entre autres les
commentaires suivants :
1. La mission s’est déroulée du 31 janvier au 9 février 2012, soit 10 jours : ce qui est
notoirement insuffisant pour un travail de fond.
2. Il ne s’agit pas d’un audit, mais comme l’indique le titre du rapport, d’une évaluation du contenu
de la Lépi et des fonctionnalités de son logiciel de gestion ». Il s’agit en fait d’une évaluation qualitative du contenu de la Lépi, avec le risque de jugements subjectifs.
3. La mission n’a pas reçu une copie de la base de données, ce qui lui aurait permis de faire une
analyse de fond et de porter, comme elle le dit elle-même (page 4 - dernier paragraphe) de « porter une appréciation plus complète sur le volume d’inscriptions multiples, sur la qualité et
sur la complétude des données collectées et saisies ». Ce qui constitue dans le langage des consultants, une grosse faiblesse de la mission, une réserve importante sur le rapport et la
reconnaissance par ses propres auteurs que ce n’est pas un audit.
4. Le rapport reconnait formellement que « le recensement a connu des difficultés liées aux
intempéries, aux mots d’ordre de boycott, aux erreurs ou omissions de la cartographie censitaire et à la délimitation imprécise de certains villages et quartiers de ville etc. ». Malgré
toutes ces faiblesses, la mission n’a pas voulu se prononcer sur l’exhaustivité du recensement : ce qui montre une certaine dimension subjective voire politique du rapport.
5. La mission reconnait que les méthodes utilisées pour le découpage électoral ne permettent pas de
garantir que l’électeur est rattaché à un bureau de vote situé à proximité de son domicile.
6. La synthèse des résultats du Recensement Porte à Porte (RPP) met en exergue (Page 20), comme nous
le savons, que 2,2 millions de citoyens sur les 7,5 millions, soit 30% ont été enregistrés sans document. A-t-on l’assurance qu’ils existent réellement et qu’ils sont vraiment
béninois ?
7. Le fichier contient des noms que le système n’a pas pu ou su éliminer.
8. La mission met bien en exergue qu’il n’y a aucune procédure en place aujourd’hui pour suivre les
changements ou mises à jour de la Lépi. Il n’a pas de fiabilité des données sans traçabilité des changements introduits dans le système.
9. Un certain nombre de commentaires pertinents ont été sur les lacunes relatives à la gestion des
cartes d’électeur
10. La mission a su bien traduire dans ses recommandations les commentaires faits par les
représentants des partis politiques de l’opposition qu’elle a rencontrée.
Ci-dessous les recommandations qui s’inscrivent dans le respect de la volonté du Prd et de l’ensemble
des partis politiques de travailler ensemble
1.Recommandation N°1 :
Mise en place d’un Comité de Pilotage du projet d’actualisation de la Lépi
Ce Comité composé de représentants du Gouvernement, de l’opposition et de la société civile aura pour
rôle de :
Superviser le projet.
Contrôler la mise en œuvre de l’audit des fichiers de la Lépi.
Arbitrer les recommandations et les plans d’actions correctives aussi bien portant sur les
fichiers de la Lépi que les enjeux du recensement.
Organiser des réunions d’étape.
Prendre des décisions nécessaires pour l’avancement du projet.
De s’assurer que le calendrier arrêté est respecté.
2. Recommandation No2 : Audit de la Lépi par des experts indépendants
L’objectif est de confier cette mission à une équipe d’experts choisis en partie par le Gouvernement,
et en partie par l’opposition. En complément de la mission d’évaluation de l’Oif, il s’agit de procéder à l’audit des fichiers de la Lépi, de proposer des actions correctives avec un plan de mise
en œuvre à court et à moyen terme (avant et après les élections municipales de 2013).
3.Recommandation N°3 : Recensement des électeurs
Le comité de pilotage, dès sa mise en place, doit faire des propositions concrètes pour corriger les
insuffisances du recensement portant notamment sur les points suivants :
Les 2,2 millions de personnes enregistrées en l’absence de tout document.
Les citoyens non recensés ou non-inscrits.
Les localités non prises en compte à ce jour.
Le nettoyage des doublons.
4.Recommandation N°4 : Fiabilisation du découpage et rattachement des bureaux de vote
5.Recommandation N°5 : Traçabilité ;
6. Recommandation N° 6 : Transparence et communication ;
7.Recommandation N° 7 : Calendrier :
Calendrier propose par le séminaire du Prd sur la Lépi
* Juin 2012 :
Mise en place du comité de pilotage
Choix des Experts nationaux et internationaux pour la réalisation de l’audit participatif
proprement dit des fichiers de la Lépi
* Juillet 2012 :
Réalisation de l’audit participatif ;
Réception du rapport
Plan d’actions correctives arrêtées par le comité de pilotage
* Aot, Septembre et Octobre 2012 :
Mise en œuvre des actions correctives ;
Présentation du rapport d’actualisation de la Lépi
* Novembre 2012 :
Affichage des listes électorales dans toutes les localités et sur l’internet ;.
Prise en compte des dernières modifications
Finalisation de la liste
Emission du rapport final ;
* Décembre 2012
Publication des listes électorales
Edition de nouvelles cartes d’électeurs de la Lépi corrigée et consensuelle ;
* Janvier 2013
Distribution de ces nouvelles cartes d’électeurs ;
Elaboration et publication du rapport de la distribution de ces cartes d’électeur ;
Remise du patrimoine de la Lépi corrigée à l’organe permanent retenu pour la gestion de la
Lépi ;
Fin de la mission du comité du pilotage.
La mise en place de procédures permettant de suivre toutes les modifications apportées au fichier
électoral actuel s’impose. Elle contribue par ailleurs à la fiabilisation des données de la Lépi.
Discours d’ouverture du Président Adrien Houngbédji au Séminaire de réflexion sur la Lépi
Porto-Novo, le 26 Mai 2012
Débat contradictoire annoncé sur la nature juridique du contrat de Bénin
Control SA:Me Salami s’absente, Djogbénou justifie le caractère privé du contrat
Le débat contradictoire annoncé hier sur la chaîne de télévision Canal 3 sur la nature juridique du
contrat signé entre la société Bénin Control SA et l’Etat béninois n’a pas eu lieu. Et pour cause, le professeur agrégé de droit public, spécialiste du droit administratif, Me Ibrahim Salami, le
contradicteur de Me Joseph Djogbénou, l’avocat de Bénin Control SA, s’est absenté. Pour quelle raison, on ne saurait le dire avec précision.
Selon les animateurs du débat, il s’est excusé. Mais n’empêche. Me Djogbénou a reprécisé les choses.
Une fois de plus, il a démontré contrairement à la thèse développée par Me Salami dans un entretien qu’il a accordé à la télévision nationale, qu’il s’agit d’un contrat de droit privé. Et il
s’est justifié. En effet, sans contester que la présence d’une personne publique dans un contrat puisse justifier son caractère administratif, il a tout de même nuancé les choses. Selon ses
dires, la qualité d’une personne publique comme cocontractant dans un contrat ne justifie pas de façon « absolue » le caractère administratif dudit contrat.
Car, selon ses explications, l’Etat peut se comporter comme une personne privée pour conclure un
contrat égalitaire avec un privé. Et dans ce cas, le contrat est réputé être de droit privé. « Ce sont les exigences du monde contemporain », s’est-il justifié. Pour lui, le contrat de Bénin
control SA répond parfaitement à cette exigence. Etant donné que l’Etat, n’ayant pas les compétences techniques et financières pour appuyer la douane, on a dû faire appel à celles de Bénin
control SA. Le contrat issu de leurs relations est de droit privé étant entendu que Bénin Control SA est appelé pour offrir une prestation à la douane, pour renforcer ses capacités de
vérification des importations à travers un contrat conclu d’égal à égal contre rémunération.
Et c’est pour cette raison qu’il a relevé que non seulement le contrat ne comporte pas de clauses
exorbitantes de droit commun, mais également qu’il n’existe aucun cahier des charges comme l’exige tout contrat administratif. A propos de l’article 49 qui attribue la compétence des litiges
issus du contrat au juge arbitral, Me Djogbénou y voit une disposition normale qui répond aux normes internationales. En exemple, il cite l’article 2 de l’acte uniforme de l’Organisation pour
l’Harmonisation du Droit des Affaires (OHADA) dont le Bénin a ratifié le traité. Il y est clairement mentionné que toute partie qui fait référence à l’une quelconque des dispositions de cet acte
ne peut s’y déroger en invoquant la loi de son pays. Et en parlant de partie, Me Djogbénou estime que c’est bien y compris les Etats ayant ratifié le traité de l’OHADA.
Autrement dit, en acceptant le recours au juge arbitral en cas de litige dans ce contrat qui le lie
à la société Bénin Control, l’Etat béninois ne peut nullement se prévaloir de quelque prérogative exorbitante de droit commun pour se soustraire de la compétence du juge arbitral comme le prévoit
l’article 2 de l’acte uniforme de l’OHADA.
Donatien GBAGUIDI
Cherté de la vie et paupérisation des populations, Où est
passée la prospérité partagée prônée par Boni Yayi ?
Les Béninois, en particulier les couches les plus défavorisées vivent depuis un certain temps
des heures très chaudes et ne savent plus comment résoudre la simple équation de la subsistance alimentaire journalière. Le panier de la ménagère ne cesse d’être désespérément vide au point où
tout espoir d’un lendemain meilleur semble perdu. Dans le même temps une poignée d’individus bénéficient injustement des deniers publics, pouvant soulager un tant soit peu ces
populations qui subissent les affres de la misère grandissante dans laquelle elles se trouvent.
Le climat social béninois est très morose, les jours qui s’égrènent sont de plus en plus amers pour
la grande masse qui se voit au cœur d’un désastre qui n’augure rien de bon pour sa survie. Le quotidien de ces populations est fait de calvaires, de souffrances et d’événements qui ne font plus
d’elles des hommes et femmes, qui devraient avoir la joie de vivre, comme tout le monde. La vie apparemment semble pour elles une succession de problèmes devant lesquels, ils ont du mal à
trouver des solutions à même de leur permettre de sortir de l’impasse. Avec un tableau sombre comme celui-là, l’on se demande si le régime en place a vraiment une politique adéquate de résorption
de la misère ambiante à laquelle sont confrontées aujourd’hui les couches les plus défavorisées. On se souvient que dans la plupart des déclarations du chef de l’Etat, il fait toujours mention du
volet social qui lui tient très à cœur. Mais le paradoxe est que la prospérité partagée dont parle chaque fois Boni Yayi est loin d’être une réalité. Les populations ne sentent pas du tout les
résultats, les effets de cette prospérité partagée dans les ménages. Se nourrir qui fait partie de l’un des besoins fondamentaux de l’homme pose énormément problème dans beaucoup de foyers, une
réalité que certains semblent banaliser, puisqu’ils ne pas s’imaginent que la vie d’une certaine couche tourne vraiment au vinaigre, pendant que c’est la bombance chez eux. Tout porte à
croire que le programme de prospérité partagée dont parle le chef de l’Etat est en train de montrer ses limites et mérite que des réflexions et d’autres actions fortes soient menées pour soulager
les populations. Le vrai problème, si l’on étudie bien l’environnement politico-financier est caractérisé par la mal gouvernance sous toutes ses formes. On ne peut pas dire que les fonds
manquent, mais le problème c’est au niveau de la gestion judicieuse à en faire pour orienter dans chaque rubrique, surtout celle sociale, les retombées de la prospérité. Il importe de clarifier
que dès fois le gouvernement prend certaines mesures sociales visant à soulager la peine des populations, mais qui sont mal exécutées sur le terrain et ne profitent pas aux vrais nécessiteux.
Actuellement les populations qui doivent bénéficier du riz subventionné par l’Etat qui est vendu à deux cent francs le Kg et aussi du maïs cédé à cent francs le Kg, ne sont pas en train d’en
bénéficier comme le souhaiteraient le gouvernement et le chef de l’Etat. On leur impose de remplir d’abord des formalités inutiles, avant d’acheter ce riz et ce maïs, alors que les agents chargés
de les servir ne devraient pas les soumettre à des tracasseries du genre.
«Le dialogue politique devrait se faire dans un cadre plus large», dixit A. Dassoundo
Écrit par Euloge Quenum
Après un léger retrait de l’arène politique, André Dassoundo refait surface. L’ancien militant de la
coalition Abt était l’invité de l’émission ‘’Carte sur Table’’ de ce dimanche sur la radio Océan Fm où il s’est prononcé sur les réformes politiques amorcées par le gouvernement de la
refondation.
Ancien directeur de campagne de Abdoulaye Bio Tchané, candidat malheureux à l’élection
présidentielle de mars 2011 et ancien Vice Président à l’Assemblée Nationale, André Dassoundo est intervenu ce dimanche sur l’émission ‘’Cartes sur Table’’ de la radio Océan Fm. Il s’est
prononcé sur les grandes réformes en cours dans le pays, notamment le Programme de vérification des importations de nouvelles génération (Pvi-Ng), la révision de la constitution, le rapport de
l’Oif sur l’audit et le toilettage de la liste électorale permanente informatisée (Lépi) et le dialogue politique amorcé par le chef de l’Etat.
Sur le projet de loi relatif à la révision de la constitution, André Dassoundo pense que c’est une
crise de confiance qui suscite la méfiance des opposants de la révision. Selon lui, le chef de l’Etat doit élargir le débat autour de la question et permettre à toutes les couches de la société
de participer à l’élaboration du nouveau texte. Mais il reste tout de même optimiste quant à la bonne foi de l’actuel locataire de la Marina de partir en 2016. «Faisons confiance au chef de
l’Etat. Evitons les guerres d’opinion et allons à l’essentiel», a-t-il conclu.
Les audiences accordées par le président de la République, respectivement au Président du Prd, au
maire de Cotonou et aux membres de la majorité présidentielle ne peuvent pas être assimilées à un début de dialogue politique. Même si ces différentes rencontres permettent de décrisper
l’atmosphère politique, l’intervenant estime que le dialogue devrait se faire dans un cadre plus large où toutes les tendances politiques vont se retrouver autour des questions de développement
sans parti pris. André Dassoundo justifie sa présence et celle de Wallis Zoumarou à l’audience accordée par le chef de l’Etat aux membres de la majorité présidentielle, par son appartenance au
G13 Baobab dont il est membre fondateur. «Mais nous n’avons pas été impliqué dans les discussions», a-t-il déploré.
Le dernier sujet abordé par l’invité de la radio ‘’Océan Fm’’ est la crise dans le secteur
portuaire, notamment le Programme de vérification des importations de nouvelle génération (Pvi-Ng). D’après lui, les différents protagonistes doivent se retrouver autour d’une table de
négociation et en venir à un point d’accord, au lieu de contourner le débat par des querelles de personnes.
Magouille au niveau des intrants coton:Le gouvernement veut surpayer les
importateurs
Des sources crédibles informent que le gouvernement s’apprête à accorder de
gros intérêts aux importateurs des intrants coton dans le cadre de la campagne 2012-2013. Une structure importante de la filière a découvert la supercherie dont la valeur est estimée à 3
milliards francs Cfa. Elle a interpellé les ministères concernés sur les risques que comporte la surfacturation des prix des intrants sur le quotidien des Béninois.
Alors que le pays affronte de graves difficultés économiques et que la bonne gouvernance reste la
seule solution de mise, le gouvernement veut faire surpayer les importateurs des intrants coton. Ce gouvernement fait croire à l’opinion nationale et internationale que les caisses publiques sont
à sec et veut paradoxalement attribuer des avantages injustifiés à des opérateurs économiques. Seulement, une structure bien intégrée dans la filière n’entend pas du tout cautionner cet acte et a
dû saisir le ministre de l’Economie et des finances et celui de l’Agriculture, l’élevage et de la pêche. En effet, de sources concordantes, il a été démontré que le prix de 320 000 F Cfa, la
tonne d’engrais tous types confondus (Npr ou Urée) que les importateurs Sdi, Dfa et Wabco ont été invités à signer avec la Société nationale de promotion agricole (Sonapra) en position chargée
sur camion Cotonou ou Hilacondji, est illicite. Il serait incompatible avec le prix de l’adjudication de l’appel d’offres n°002/12/Caoi campagne 2012-2013. La décision causerait une
surfacturation d’environ trois (03) milliards de francs Cfa en faveur des importateurs et au détriment des finances publiques. Selon les termes de l’accord que le gouvernement a déjà proposé aux
importateurs d’intrants coton, sur le barème des frais d’approche en vigueur pour l’homologation des prix par le gouvernement, l’engrais Npk Sb devrait être cédé à 307 200 F Cfa/T chargé sur
camion sortie port de Cotonou sur 52 500 T et l’engrais Urée : 258 200 F Cfa/T chargé sur camion sortie port de Cotonou portant sur 23 000 T. Et ce avec une légère différence avec les prix
adjugés et le barème des frais portuaires qui est de 9200 F Cfa et le coût du transport Hilacondji/Cotonou qui est de 41 F Cfa la tonne kilométrique, soit 5 000 F Cfa la tonne, les prix licites à
facturer à la Sonapra par les trois sociétés : engrais Npk Sb, 298 000 F Cfa/T Caf sous palan port de Cotonou, engrais Urée : 249 000 F Cfa/T Caf sous palan port de Cotonou. Le prix de
320 000 F Cfa proposé par le gouvernement est donc non concordant avec la réalité et a même amené le représentant des adjudicataires Sdi et Dfa à refuser de le pratiquer.
Le patriotisme légendaire de Sdi et Dfa
salué.
Sdi et Dfa viennent de faire preuve de patriotisme en exigeant l’application des prix licites
indiqués pour les trois fournisseurs. En affaire, cette décision des deux sociétés est plutôt rare. Et elle est à saluer. Elles l’ont fait pour se conformer aux objectifs de bonne gouvernance et
d’équité que prône le chef de l’Etat. Et vu l’engagement du président Yayi dans la promotion de la bonne gouvernance, certains organisateurs se demandent s’il est informé de cette situation. Le
président de la République qui est très pointilleux sur les questions de bonne gouvernance et ne devrait pas du tout tolérer ces actes de mauvaise gestion en tant que président de l’Union
africaine. En tout cas, les observateurs qualifient d’extraordinaire la réaction des deux sociétés béninoises et invitent le gouvernement à œuvrer pour la transparence dans ce dossier en
affichant clairement le prix d’achat des intrants devant servir pour la campagne cotonnière en cours. En effet, il faut que le prix pratiqué soit unique pour tout le monde. Il faut que Wabco
s’aligne sur les prix des adjudicataires Sdi et Dfa. C’est le seul moyen par lequel la saignée du contribuable béninois peut-être contenue. La responsabilité du ministre des finances dans
l’atteint de cet objectif es capitale. Cette réaction de Sdi et Dfa est un signe de la Refondation et elle devrait rester un exemple non seulement pour le monde des affaires mais aussi pour les
autres secteurs de travail. Le gouvernement a donc intérêt à mettre fin à ce dossier en remettant la balle à terre afin de faire baisser la tension sociale créée de toute pièce dans tous les
secteurs et notamment dans celui de l’éducation.
AT
Correction de la
Lépi
Les députés face à de nouvelles difficultés
Les élections municipales et communales auront lieu dans moins de 9 mois. Et, la
correction de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi) tant souhaitée peine à démarrer. Tous les regards se tournent vers le Parlement ; pourtant rien ne dit que la tâche sera facile
pour les députés.
A moins d'un revirement de dernière minute, les députés toutes tendances confondues, se retrouvent
ce matin à l'hémicycle pour enfin démarrer les réflexions sur la correction de la Lépi. Après donc le rendez-vous manqué du jeudi dernier à cause de l'absence des députés du Prd et les
explications de ces derniers, il n'y a de raison que les choses ne bougent surtout que cette question relève de l'intérêt national. En effet, l'unanimité est acquise autour de la correction
de la Lépi. Mais, la question que l'on est en droit de se poser est de savoir quelles dispositions faut-il corriger et pour quelle période? Cela est d'autant plus important qu'en 9 mois, il
parait difficile de corriger tous les dysfonctionnements notables qui ont émaillé les étapes de la mise en œuvre de la Lépi, au risque d'organiser les prochaines élections avec
la Lépi contestée, ce qui entraînerait des conséquences graves comme en 2011.
Les élections à venir étant considérées comme des élections de proximité, l'accent doit être mis
sur la cartographie censitaire. C'est en effet l'un des maillons importants de la chaîne et c'est à cette étape que le nombre de villages et de quartiers de villes est connu. Quand on sait que
lors des dernières élections présidentielle et législative, des électeurs de l'Ouémé et du Plateau ont retrouvé leurs noms dans d'autres départements limitrophes et on pourrait
multiplier l'exemple, en évoquant les dizaines de villages fictifs qui ont été créés, il y a urgence à remédier à ces bavures.
Or, à en croire les spécialistes, la cartographie censitaire n'est pas possible en saison des
pluies. Et, c'est malheureusement, la période qui s'annonce avec les pluies diluviennes qui s'abattent sur la partie méridionale du pays. Face à cette situation, il faut aller très vite et que la
politique politicienne cède la place à la politique de développement et de raison. A ce sujet, des structures telles que l'Insae, l'Ign et le Cenatel doivent être mises à contribution pour
réussir cette cartographie qui a été décriée et qui fut source de contentieux électoraux en 2011 avec la création de villages fictifs non cartographiés auparavant.
En attendant donc que les politiciens accordent leurs violons sur cet état de choses, la structure
intérimaire en charge des élections peut déjà procéder à l'affichage et à la publication sur internet du fichier électoral de 2011. Ce faisant, on pourra procéder au dé doublonnage. Car, il faut
le reconnaître, en 2011, il y a eu un véritable désordre avec les doubles voire triples inscriptions sur les listes électorales. En affichant ces listes, les élus locaux avec l'aide des
populations pourront dénoncer les gens qui ne sont pas de leurs localités et qui ont été inscrits comme tel. Il est temps de cesser d'en faire un tabou. Ainsi, il y aura la mise à jour du fichier
électoral. Au même moment, les citoyens de 18 ans et plus qui n'avaient pas été pris en compte seront recensés et automatiquement enregistrés. Vu que le temps qui nous sépare des élections est
court, il faut privilégier cette option et laisser de côté d'abord
les citoyens de 8 ans et plus. Lorsqu'on aura fini avec ces élections locales, on pourra avoir le
temps matériel pour faire un audit en bonne et due forme de la Lépi pour les échéances de 2015 et 2016. Mais, pour l'heure, on ne peut que procéder à une correction séquentielle de la
Lépi.
Si ces différentes étapes qui sont importantes et cruciales dans le cadre de ces élections de
proximité, arrivaient vraiment à être corrigées, c'est sûr que les élections locales de 2013 seront organisées avec moins de contestations possibles, car l'enjeu est de taille. Le cas échéant,
les élections de 2013 ne seront pas différentes de celles de 2011 et bonjour les dégâts. Mais avant tout cela, les députés ont l'obligation et le devoir d'aller vite en votant déjà une loi
corrective de la Lépi afin de donner une base juridique à tout ce qui pourrait être entrepris dans ce cadre.
Importation d’intrants pour la campagne cotonnière 2012-2013 : Un scandale
financier se prépare
La polémique autour de l’importation des intrants agricoles pour la campagne cotonnière 2012-2013 se
poursuit. Selon des indiscrétions, les principaux importateurs de ces intrants ne parviennent pas à accorder leurs violons avec le gouvernement. Certains d’entre eux mettent déjà le doigt sur le
scandale financier qui se prépare. Ce scandale porterait sur une présumée surfacturation de trois milliards de F Cfa.
Des membres du gouvernement ont rencontré, le mercredi 23 mai 2012, les représentants des
importateurs d’intrants agricoles. Au cours de la rencontre, les discussions ont porté sur le prix d’achat des intrants aux importateurs. Il s’agit notamment des sociétés Sdi, Dfa et Wabco-Cotia
retenues après le dépouillement de l’appel d’offres N°002 /12/CAOI campagne 2012-2013. Contrairement aux prix qui avaient été retenus après ce dépouillement (NPK SB : 307.200 F Cfa/t chargé
sur camion sortie port de Cotonou et Urée 258.200 F Cfa/t chargé sur camion sortie port de Cotonou), il a été proposé aux importateurs de livrer à la Sonapra les intrants au prix de 320.000 F la
tonne en position chargée sur camion Cotonou pour Hillcondji. Ce qui fait ressortir globalement un écart de trois milliards de F Cfa environ.
Comme on pouvait s’y attendre, les représentants des sociétés Sdi et Dfa ont marqué leur étonnement.
Et comme il n’y avait personne pour apporter une réponse convaincante à leur étonnement, ils ont refusé de s’associer à ce jeu. D’ailleurs, le secrétaire général de l’Aic a formellement saisi le
ministre de l’agriculture et son homologue des finances sur cette situation.
Qu’il vous souvienne qu’il y
a peu, le gouvernement évoquait une surfacturation des intrants et a même envoyé Patrice Talon et autres en garde à vue au commissariat central de Cotonou. Il est étonnant qu’à peine un mois
après l’épisode du commissariat, le même Exécutif lui fasse une proposition d’une telle ampleur. Qu’est-ce qui peut bien justifier cela ? C’est la grande interrogation.
Euloge Badou
Accusé de bloquer le démarrage de la concertation des députés pour le toilettage de La
Lepi , Maître Adrien Houngbédji blanchit ses députés et parle ‘’d’un débat inutile’’
Le leader du Parti du Renouveau démocratique, le
président Adrien Houngbédji s’est enfin prononcé sur la polémique soulevée par l’absence de ses députés jeudi dernier au parlement, à l’occasion du démarrage de la réunion de concertation des
députés en vue de la correction de la Lepi. C’était à l’occasion du séminaire de réflexion sur la liste électorale permanente informatisée organisé par son
parti, le Prd le samedi 26 mai 2012 à la piscine municipale de Ouando à Porto-Novo. Au cours d’une interview à lui accordée par la presse, Me maître Adrien Houngbédji a fustigé la
polémique suscitée par certains acteurs politiques à travers la presse sur l’absence du PRD à la rencontre des parlementaires sur la correction de la LEPI. Léonel EBO
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L’intégralité de l’interview de Me
Houngbédji
Qu’est ce qui motive l’organisation de cette
journée de réflexion du PRD sur la LEPI?
Comme nous avons eu à le faire à l’occasion de la
révision de la Constitution nous avons voulu, au sujet de la LEPI qui est un
sujet de grande préoccupation pour les Béninois, que les responsables du PRD, les élus, les cadres soient bien outillés pour affronter le débat national qui va s’instaurer sur
la question. Si on ne sait pas quelque chose, on ne peut pas valablement en parler. Nous espérons qu’à partir de ce séminaire, les responsables pourront dans les instances, dans les fora où ils
interviendront, que ce soit à l’Assemblée nationale, que ce soit dans les communes, que ce soit dans les villages, que ce soit dans les conférences, avoir des arguments valables pour discuter du
problème de la LEPI. Le deuxième objectif que nous visons en faisant l’autopsie de l’existant, c’est de trouver des solutions pour que
la LEPI soit un instrument fiable en vue des prochaines élections. Comme vous le savez nous allons avoir les élections communales d’ici à 7 ou 8
mois et les élections législatives vont suivre en 2015. Nous ne voudrions pas que ce qui s’est produit la dernière fois se reproduit. Et par conséquent, il faut que nos responsables se
préparent à ce que des corrections pertinentes soient faites et qu’un chronogramme, un calendrier réaliste soit proposé pour que ces corrections soient faites. Voilà l’objectif principal de ce
séminaire. Outiller nos responsables.
Que ferez-vous des différentes recommandations
qui sortiront du séminaire ?
Il y aura des débats, je l’espère. Nous allons recueillir les
recommandations, nous allons les multiplier à travers les cellules du parti, nos sous- sections, nos sections. Nous allons les multiplier à travers les maires, les députés pour que
l’ensemble du public se saisisse du dossier. Par exemple à la fin du séminaire, l’intégralité de ce qui a été dit sera reprise sur les chaînes de télévision. Cela permet de mobiliser les
populations autour du dossier. Nous allons faire des plaquettes qui seront distribuées non seulement aux militants PRD mais à toute personne qui s’intéresse au dossier de la LEPI.
Moi, mon rôle en tant qu’opposition est de faire des propositions. Le Bénin est à nous tous. Chacun a compris que la LEPI, la
dernière fois telle qu’elle a été conduite aurait pu entraîner des désordres. Il aurait eu des violences dans notre pays. La sagesse des uns et des autres, le sens de
responsabilité des uns et des autres nous ont permis d’éviter une situation de violence dans notre pays. Je crois que quel que soit le niveau où on se trouve, quel que soit le camp
dans lequel on se trouve, l’intérêt de tout le monde est que le Bénin ait une LEPI consensuelle, c’est-à-dire, acceptée de tous afin que les résultats des élections soient acceptés de tous.
Donc, j’espère que ce que les uns et les autres ont enduré la dernière fois, ceux qui sont majoritaires au parlement feront en sorte que nous n’endurions plus cela ; j’espère que ceux
qui sont au gouvernement feront en sorte que nous n’endurions plus cela. Les élections locales sont plus difficiles que les élections présidentielle et législative parce que c’est dans chaque
village que le problème qui était national se pose pour qu’on élise les conseillers de village, les chefs de village. Si le problème n’est pas bien résolu, c’est tout le pays qui sera en
effervescence et cela ne sera pas facile à maîtriser.
Le Jeudi 24 mai, le PRD était invité à
une rencontre parlementaire sur la correction de la LEPImais il était absent. Que s’est –il passer?
Laissez les sujets à caractère polémique. Moi je ne suis pas député. Donc, je ne réponds pas à ce qui s se passe là-bas. Mais l’information que je peux vous dire,
c’est que la première date qui a été fixée, c’est le 17 mai, jour de l’ascension. Nous nous sommes réunis le 15 mai au niveau du PRD et nous avions dit même si c’est le
jour de Noël, même si c’est le jour de Pâques, il faut y aller. C’est la décision que nous avons prise à la direction exécutive. Qu’est ce qu’il y a à cacher ? La
LEPI, c’est pour tout le monde. Il faut que tout le monde y participe. S’il y a eu une fraction importante de l’opinion publique qui n’y participe pas, elle n’est
plus consensuelle. Comme vous le savez à l’Assemblée nationale, les dates ont changé. Tantôt c’était le 22 mai, tantôt le 24, tantôt c’est le 29. Le président de notre groupe
parlementaire a voyagé et la communication n’a pas bien fonctionné. Donc je crois que c’est une volonté de dramatiser les choses, de dire dans les journaux ’’ le PRD a boycotté ‘’ ; ‘’on
n’a pas fait le débat parce que le PRD est absent ‘’. Vous voyez que c’est faux. Ce que nous faisons ce 26 mai à la piscine municipale de Porto – Novo, ce n’est pas bon ? Quand le débat va
s’ouvrir la semaine prochaine au parlement, les députés du PRD qui ne sont pas des géographes, des cartographes auront des instruments pour discuter. Vraiment je pense que c’est un débat inutile
qui ne sert pas ceux qui ont eu en à faire dans les journaux une montagne.
Michel Sapin attend un mauvais chiffre du chômage en avril
Interrogé sur RTL, le ministre du travail ne pense pas que l'évolution du chômage en avril, publié ce
soir, sera « bonne ». Et juge « réaliste » le chiffre avancé par la CGT de 450.000 emplois menacés par des plans sociaux.
C'est devenu une tradition et les changements
de gouvernement ou de majorité n'y font rien. Chaque ministre en charge du dossier de l'emploi se doit désormais de lever le voile, même avec précaution, sur les chiffres mensuels du chômage
rendus publics en fin de journée. Michel Sapin, ministre du travail, a laissé entendre ce mercredi sur RTL que les chiffres du chômage pour le mois d'avril seront sans doute, une fois de plus
décevant. « Il m'étonnerait que l'évolution soit bonne », a en effet déclaré le ministre sur les ondes.
Si celà se confirme, ce serait donc le douzième mois consécutif de hausse du
chômage. Au mois de
mars dernier, le nombre de chômeurs sans activité avait vivement progressé pour atteindre 2,884 millions de personnes en métropole. Soit une hausse de 16.600 chômeurs de
plus que le mois précédent. Avec les demandeurs ayant une activité réduite, Pôle emploi comptait 4,309 millions d'inscrits fin mars, soit 30.700 de plus qu'en février. En tenant compte de
l'outre-mer, ce sont 4,582 millions d'inscrits qui étaient recensés parr Pôle emploi.
Eviter la généralisation des plans sociaux
Et l'avenir ne laisse guère espérer d'amélioration rapide alors que le gouvernement a reçu hier mardi les
partenaires sociaux sociaux pour un premier tour de table. Hier mardi, la sonnette d'alarme a déjà été tirée avec la publication du baromètre Prisme de l'intérim qui
pointe du doigt une dégradation de la situation dans tous les secteurs e toutes les régions. Elle a aussi été tirée par les syndicats lors de leur réunion à Matignon. Ceux-i on répété leur
craintes de voir se multiplier les plans sociaux dans les mois qui viennent. Et en ma matière, Michel Sapin, toujours interogé sur RTL, juge « réaliste » le nombre de 450.000 emplois
menacés qu'a avancé la CGT.
« Oui, c'est un chiffre qui est réaliste, avec des situations extrêmement
différentes » explique le ministre en se montrant cependant prudent. « Dans certains cas, ce sont des emplois déjà sur la table, qui sont déjà quasiment détruits. Dans d'autres cas, il
est parfaitement possible de les sauver » a-t-il affirmé. Il faut donc selon lui éviter la généralisation des plans sociaux » et faire ). « Il faut faire du cas par
cas » a-t-il encore dit, appelant à ne pas « laisser les dossiers s'endormir ».
Par Claude FOUQUET
Guerre civile en Sierra Leone : 50 ans de prison pour Taylor
L'ancien président
du Liberia Charles Taylor a été condamné
mercredi 30 mai à cinquante ans de prison par le Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL), qui l'avait reconnu coupable le 26 avril de crimes contre l'humanité et de crimes de
guerre. "La chambrevouscondamne unanimement à une peine unique de cinquante ans d'emprisonnement", a déclaré le juge samoan Richard Lussick lors d'une
audience publique à Leidschendam, dans la banlieue de La Haye, où leprocès de M. Taylor avait été délocalisé en 2006 pour des raisons de sécurité.
"L'accusé est responsable d'avoiraidé et encouragé, ainsi que
d'avoirplanifié, certains des
crimes les plus haineux de l'histoire de l'humanité", a ajouté le juge Lussick, pour justifier la peine. L'accusation avait "recommandé" le 3 mai une peine de quatre-vingts ans de prison, jugée "disproportionnée et
excessive" par la défense de l'ancien président, premier ex-chef d'Etat condamné par la justiceinternationale depuis le tribunal militaire international de
Nuremberg.
Charles Taylor, 64 ans, purgera sa peine en Grande-Bretagne en vertu d'un accord avec le
TSSL, qui ne prononce pas de peine de prison à vie mais fixe un certain nombre d'années de prison. Huit accusés du TSSL ont déjà été condamnés à Freetown à des peines allant de quinze à
cinquante-deux ans de prison.
CAMPAGNE DE TERREUR
Président de la Sierra
Leone de 1997 à 2003 et arrêté en 2006 au Nigeria, Charles Taylor avait été reconnu coupable le 26 avril de onze chefs de crimes contre l'humanité et de crimes de
guerre, dont viol, meurtre et pillage, commis entre 1996 et 2002 en Sierra Leone. Si elles souhaitent interjeter appel du jugement et/ou de la peine infligée, la
défense et l'accusation peuvent le faire au plus tard quatorze jours après avoir reçu le texte complet de la décision sur la peine. Ce processus pourrait prendre plusieurs semaines.
M. Taylor a, selon les juges, "aidé et encouragé" une campagne de
terreur visant àobtenir le contrôle de la Sierra Leone, dans le but d'exploiter ses diamants, pendant une guerre civile qui avait
fait 120 000 morts entre 1991 et 2001, marquée par des nombreux actes de cannibalisme et mutilations. Le procès de Charles
Taylor s'était ouvert le 4 juin 2007 et achevé le 11 mars 2011. Le gouvernement de Sierra Leone a estimé que cette condamnation est "une bonne nouvelle à la fois pour le
gouvernement et pour le pays. C'est un pas en avant car justice est faite".
La Maison Blanche tente d'apaiser un "couac" diplomatique avec
la Pologne. Le
président Barack Obama a évoqué dans un discours les "camps polonais de la
mort", au lieu d'un camp d'extermination nazi.
Ce faux-pas linguistique a assombri une cérémonie tenue en hommage posthume à Jan
Karski, un officier polonais qui a fourni les premiers témoignages sur lapolitique d'extermination des
Juifs par les nazis. "Avant unvoyageau
travers des lignes ennemies, des résistants lui avaient raconté que les juifs avaient été tués en masse, ils l'ont introduit en cachette dans le ghetto de Varsovie et dans un camp polonais de la
mort pour qu'il voie lui-même ce qu'il en était", a déclaré M. Obama.
Jan Karski, qui est mort à Washington à l'âge de 86 ans en l'an 2000, était devenu professeur
d'histoire à l'université de Georgetown.
Le gouvernement polonais observe d'une manière très sourcilleuse les descriptions faites par la
presse internationale des anciens camps de concentration dits "polonais", car il dit que ce
terme - même s'il est utilisé simplement comme une indication géographique - peut donner l'impression que laPologne porte une
responsabilité dans le génocide perpétré par les nazis pendant la seconde guerre mondiale.
Tommy Vietor, un porte-parle de M. Obama pour le Conseil national de sécurité, a déclaré que le
président s'était "mal exprimé". "Il se référait aux camps de la mort nazis en Pologne", a-t-il expliqué. "Nous regrettons cette erreur d'expression qui ne devrait pasporterombrage à notre intention claire d'honorerM. Karski et ces courageux citoyens qui se sont tenus du côté de la dignité humaine face à la tyrannie", a-t-il
ajouté.
GROGNE POLONAISE
Donald Tusk, le premier ministre polonais, a fait part de son mécontentement. "Je suis convaincu que nos amis américains peuvent sepermettreaujourd'hui une réaction plus forte, une réaction susceptible d'éliminer une fois pour toutes de telles erreurs, qu'une
simple mise au point et des regrets du porte-parole de la Maison Blanche", a-t-il déclaré, mercredi, devant la presse.
Le chef historique du syndicat Solidarité Lech
Walesa, est revenu, mercredi, sur le faux-pas de Barack Obama."C'est une occasion en or pour
enfinirune fois pour toutes. Profitons-en pour que cela
ne reproduise plus jamais à travers le monde", a déclaré M. Walesa à la télévision TVN24.
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Bras de fer autour d'une intervention armée en
Syrie
LaRussiene laissera pas
le Conseil de sécurité des Nations uniesautoriserune intervention militaire
enSyrie, a
prévenu mardi 29 mai le vice-ministre russe des affaires étrangères tandis que Pékin réaffirmait dans le même temps son opposition à toute interventionarmée.
Moscou est"catégoriquement"opposé à toute intervention militaire enSyrie, a souligné le
vice-ministre des affaires étrangères,Guennadi Gatilov, cité par l'agence de presse Interfax. Les autorités russes ont,
en outre, condamné le renvoi"contre-productif"des
ambassadeurs syriens.
A Pékin, la porte-parole du ministère des affaires étrangères chinois a indiqué par ailleurs
qu'aucune décision n'avait été prise à sa connaissance sur une possible expulsion de diplomates syriens en poste enChineà l'image de ce
qui s'est passé dans les pays occidentaux en riposte au carnage de Houla."Je n'ai pas
entendu qu'il y ait eu le moindre impact sur l'ambassade de Syrie enChine", a ditLiu
Weimin.
Mardi soir, le président françaisFrançois
Hollanden'a pas exclu une intervention armée en Syrie à condition qu'elle soit décidée dans un cadreinternational, tout en prônant
la recherche en parallèle d'autres moyens d'enfiniravec le régime deBachar
Al-Assad. De son côté, le gouvernement allemand ne voit aucune raison de"spéculer sur des options militaires"en Syrie, a déclaré un porte-parole.
BESOIN D'UNANIMITÉ POUR L'AUSTRALIE
L'Australiea indiqué, dans la matinée, tout en mettant en garde contre de nombreux obstacles,
être ouverte à des discussions sur une intervention armée en Syrie contre le régime de Bachar Al-Assad, comme évoqué par laFrancela
veille. Le ministre des affaires étrangères, Bob Carr, a déclaré que son pays"[allait]discuter"de la proposition française pour une intervention
armée."Mais on a besoin de l'unanimité au sein du Conseil de sécurité pour que cela se
fasse, et on doitprendreen compte les critiques des
Chinois et des Russes - et c'est leur droit - sur la manière dont l'intervention avait été conduite enLibye", a-t-il déclaré à la presse.
Canberra a été le premier pays occidental àannoncer, mardi, l'expulsion sous soixante-douze heures de diplomates syriens, après le massacre de Houla, qui a fait au moins 108 morts.Armer
l'opposition syrienne présente de réelles difficultés, et le régime du président syrien"interprétera cela comme le feu vert à de nouveaux massacres des opposants politiques, encore plus féroces que les
précédents", a déclaréBob Carr, ministre fédéral des affaires étrangères.
Ce dernier a également souligné les difficultés logistiques àarmerl'opposition et à établir une zone interdite de vol dans un pays doté de défenses aériennes"considérables"et d'une armée"terriblement plus puissante"qu'en Libye. Il a aussi rappelé que
lesEtats-Unisn'avaient pas vouluenvoyerde soldats enLibyesur le
terrain."Je n'exclus pas des discussions sur le sujet [d'une intervention syrienne], mais
je crois juste, par souci d'honnêteté, que je doivepartageravecvousles réserves qui seront émises", a-t-il encore dit.
Une dizaine de pays européens, les Etats-Unis et leCanadaont annoncé
dans la foulée des décisions similaires. Mercredi, leJapona ordonné son ambassadeur de Syrie dequitterle pays, indique le ministère des affaires étrangères. LaTurquiea suivi, ordonnant aux
diplomates syriens dequitterle pays dans les 72 heures, a annoncé mercredi
le ministère des affaires étrangères.
NOUVEAU BILAN, NOUVEAUX COMBATS
Le bilan des violences, mardi en Syrie, est passé de 30 à 98 morts, dont 61 civils, 9 rebelles et 28
soldats gouvernementaux, a annoncé mardi soir l'Observatoire syrien des droits de l'homme. Des violents combats entre l'armée et des rebelles se sont déroulés mercredi à l'aube près de Damas et
dans plusieurs autres régions de la Syrie où au moins quatre personnes ont péri, rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'homme.
Mercredi, un oléoduc a été
saboté par"un groupe terroriste"dans la province
deDeir
Ezzordans l'est de la Syrie, provoquant l'arrêt du pompage dupétrole, a rapporté l'agence
officielle Sana.Plusieurs attaques ont visé des infrastructures d'acheminement d'hydrocarbures depuis le début en mars 2011 de la contestation contre le régime
Assad.
ONU : une session spéciale
sur le massacre de Houla prévue vendredi
Le Conseil
des droits de l'homme de l'ONU tiendra vendredi 1erjuin une session spéciale sur la situation en Syrie et sur le massacre de Houla, a annoncé mercredi 30 mai un
porte-parole de l'instance onusienne. La demande de session spéciale a été déposée par les ambassadeurs du Qatar, de la Turquie, des
Etats-Unis, de l'Arabie saoudite, du Danemark et de l'Union européenne, et a reçu l'appui de 51 Etats, dont 21 pays membres du Conseil et 30 pays observateurs. La Chine et la Russie, qui ont jusqu'à présent soutenu le président syrien, Bachar al-Assad, n'ont pas signé la
demande de session. Le massacre d'au moins 108 personnes, dont 49 enfants et 34 femmes, vendredi dernier à Houla a provoqué un tollé au sein de la communauté internationale.
Législatives : pas de "vague rose" à l'horizon,
selon un sondage Ipsos
Par Pierre Jaxel-Truer
Le rapport de force est favorable à la gauche, mais
l'on ne se dirige pas vers un raz de marée rose à l'Assemblée nationale. Tel est le principal enseignement de la première enquête d'intentions de vote sur les élections législatives d'Ipsos-Logica Business Consulting pour Le Monde, France télévisions et Radio France.
Dans cette étude, réalisée les 25 et 26 mai auprès d'un échantillon représentatif de la population
française de 962 personnes, l'UMP et ses alliés (Nouveau centre, Parti radical valoisien, divers droite) sont
crédités de 35 % des intentions de vote au premier tour, devant le PS et ses alliés (Parti radical de gauche, Mouvement républicain et citoyen, divers gauche), qui obtiennent 31 %.
Le Front national (15 %), derrière, devance le Front de gauche (8 %), Europe écologie les Verts (6 %) et l'extrême gauche (1,5 %).
"TOUT SAUF UNE DÉFERLANTE"
Bloc contre bloc, la droite est ainsi créditée de 50 %, la gauche de 46,5 %. Mais cette logique
d'analyse n'est pas très signifiante : aucun accord n'existe entre l'UMP et le FN, qui devrait même être le poison de la droite, en cas de triangulaire au second tour. "La gauche gagne 7,5 points par rapport à 2007, ce qui correspond au gain de 7 points déjà enregistré au premier tour de
l'élection présidentielle par rapport à il y a cinq ans", précise Brice Teinturier, directeur général délégué d'Ipsos. Dans l'ensemble, estime le politologue, "le rapport de force est favorable à la gauche. Mais la victoire s'annonce d'une ampleur mesurée. C'est tout sauf une
déferlante. On ne se dirige pas vers une majorité absolue du PS".
Selon M. Teinturier, le nombre de cas où le Front national pourra se maintenir au second s'annonce inférieur à ce qu'il était advenu
lors des législatives de 1997, particulièrement défavorables à la droite. Un tel reflux allégerait d'autant le fardeau de la droite républicaine.
Il y a quinze ans, le FN avait en effet obtenu, à l'échelle nationale, 15 % des voix, soit
exactement le même score que celui dont il est crédité aujourd'hui dans les intentions de vote. Un score qui avait permis au parti de Jean-Marie Le Pen de semaintenir au second tour dans 133 circonscriptions (dans 79
triangulaires et 54 duels).
L'abstention, cependant, ne s'était alors élevée qu'à 32 % au premier tour, dans cette élection qui
suivait la dissolution surprise de l'Assemblée nationale parJacques Chirac.
Selon Ipsos, la participation pourrait cette fois, le 10 juin, être nettement plus faible (l'institut prévoit aujourd'hui une abstention entre 38 % et 42 %). Ainsi, le nombre de candidats du FN
qui passerait la barre du score de 12,5 % des inscrits, nécessaire pour se maintenir au second tour, serait moindre. "C'est une estimation
délicate àfaire, mais, si l'abstention est autour de 40 % et le FN à 15 %, il peut
yavoirà peu près 85 candidats du
FN en mesure de semaintenir, dont une soixantaine dans des triangulaires",
analyse M. Teinturier.
"SOUHAIT DE VICTOIRE" FAVORABLE À LA GAUCHE
L'enquête Ipsos d'intentions de vote est complétée par une question sur le "souhait de victoire". En la matière l'avantage est très net pour la gauche (56 %) face à la droite (32 %). Cet
écart est à peu près le même que celui observé, en inversant le miroir, avant les législatives en juin 2007 : 54 % des personnes interrogées disaient alors souhaiter une victoire de la droite, contre 35 % pour la
gauche. "Le souhait de victoire semble très favorable à la gauche. Mais la comparaison avec 2007 montre
que, certes, le rapport de forces est favorable à la gauche, mais qu'il ne faut pasattendreun raz de marée", estime M.
Teinturier.
Autre signal à prendre en compte, l'électorat de Nicolas
Sarkozy se dit, aujourd'hui, plus mobilisé que celui de François Hollande. Ainsi,
80 % des électeurs de l'ex-président de la République se disent certains d'allervoter, contre 76 % pour
ceux de son successeur. Ces chiffres ne sont pas à prendre au pied de la lettre : les personnes interrogées surévaluent, en général, leur volonté de serendre aux urnes. Mais le différentiel de 4 points fait
sens.
Nord du Mali : nouvelles dissensions entre
rébellion touareg et groupe islamiste
Quarante-huit heures après son annonce, le projet
de fusion entre la rébellion touareg et le groupe islamiste Ançar Eddine dans le nord du Mali a été bloqué
lundi en raison de désaccords de fond, notamment sur l'application de la loi islamique. La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) avait dénoncé lundi "la tentative de
création" d'un Etat islamique dans le nord du Mali, rejetant la "soi-disant déclaration d'indépendance" des groupes contrôlant cette région, et répété qu'elle était prête
à prendre"toutes les mesures nécessaires" en vue de préserver l'intégrité territoriale du Mali.
"PAS D'ENTENTE"
"Nous avons refusé d'approuverle communiqué final, parce
qu'il est différent du protocole d'accord que nous avons signé [samedi]. Toute la journée d'aujourd'hui, nous avons discuté, mais il n'y a pas eu d'entente", a déclaré Ibrahim Assaley, élu du Nord malien et membre du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), la rébellion touareg.
"Dans le communiqué écrit par Ançar Eddine, on parle d'application de la charia
[loi islamique] 'pure et dure', on parle aussi d'interdirele Nord aux organisations humanitaires non musulmanes : ce n'était pas précisé dans le protocole
d'accord", a-t-il poursuivi, joint par l'AFP depuis Bamako dans la grande ville septentrionale de
Gao. "C'est comme si on voulait nousdissoudredans Ançar Eddine", a-t-il
lancé, jugeant que les exigences du groupe islamiste sont "dignes d'une organisation
religieuse". "On n'a pas accepté ça", a insisté M. Assaley.
"Après le protocole d'accord, qui est une base de travail", le chef d'Ançar Eddine, Iyad Ag Ghaly, a envoyé de Tombouctou, autre ville du Nord, "un communiqué sous pli fermé. Quand on a lu le communiqué, il y a eu des gens du MNLA qui ont dit qu'il
fallaitcorrigerdes choses. Nous avons refusé", a déclaré Moussa Ag Achérif, l'un de ses proches. "C'est àprendreou à laisser", a-t-il assuré,
précisant toutefois qu'Iyad Ag Ghaly "vient à Gao demain [mardi] matin pour régler le
problème".
La rébellion touareg et Ançar Eddine ("défenseur de l'islam", en arabe) ont signé samedi un "protocole d'accord" sur leur fusion au sein d'un "Conseil transitoire de l'Etat islamique de l'Azawad" (région nord). Mais, après plusieurs semaines de
discussions, beaucoup de sujets qui fâchent avaient été laissés de côté dans ce document signé par le MNLA, au départ sécessionniste et laïc, et Ançar Eddine, qui prône l'application de la charia
dans tout le Mali.
Ançar Eddine et son allié Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), adepte du djihad (guerre sainte), sont désormais dominants, aux dépens du MNLA, dans l'immense Nord malien qui échappe
au pouvoir central depuis deux mois, une partition
de fait précipitée par le coup d'Etat militaire du 22 mars à Bamako. Une rencontre entre Iyad Ag Ghaly et ses hommes, les principaux chefs d'AQMI ainsi que le Mouvement pour l'unicité et le
djihad en Afrique de l'ouest (Mujao), présenté comme dissident d'AQMI, s'est par ailleurs tenue
de jeudi à lundi à Tombouctou."Ils ont consolidé leurs relations", a déclaré l'entourage d'un
imam de la ville.
Nouveau groupe armé anti-islamiste
Un nouveau groupe armé a annoncé sa création dans le nord du Mali pour "combattre les
groupes islamistes" voulant instaurer la loi islamique dans la région, selon une déclaration transmise lundi à l'AFP. "Suite aux événements malheureux que vit le Mali depuis
quelques mois, un groupe de jeunes Maliens a décidé de créer le Front de libération du Nord-Mali", indique le texte à en-tête du "FLNM".
Selon des recoupements de l'AFP, ce nouveau groupe ne compte pour l'instant qu'une centaine
d'éléments. "L'objectif principal de ce regroupement est de mettre un terme à l'occupation du Nord-Mali mais aussi et surtout de combattre les groupes islamistes qui veulent instituer la
charia dans cette partie du Mali", poursuit ce mouvement, revendiquant deux opérations récentes contre des mouvements islamistes, non confirmées de source indépendante.
Ce "front" dit s'organiser "progressivement", sans donner plus de détails. - (avec AFP)
Kofi Yamgnane entre Paris et Lomé
Conseiller Afrique du candidat Hollande, Kofi Yamgnane n'a pas obtenu de poste au gouvernement
français. Malgré l'invalidation de sa candidature à l'élection présidentielle togolaise de 2010, ses ambitions politiques pourraient de nouveau se tourner vers son pays d’origine.
Kofi Yamgnane n’est pas ministre dans le
gouvernement français de Jean-Marc Ayrault. Il n’obtient pas non plus de poste de conseiller à l’Elysée.
D’ailleurs, c’est confirmé, il n’y a plus de ministère de la Coopération ni de cellule élyséenne
chargé des «Affaires africaines». Toutes ces questions comme toutes autres questions internationales seront désormais traitées au Quai d’Orsay par Laurent Fabius.
Fabius qui s’est justement rendu au Gabon, au Bénin et auTogo –pays d’origine de Kofi Yamgnane– durant
la campagne. Lui est rattaché un ministère délégué au Développement qui remplace le défunt ministère de la Coopération, où l’écologiste proche des
milieux altermondialistes Pascal
Canfin doit œuvrer.
Yamgnane peut-il encore espérer peser sur les dossiers africains? De son aveu, il n’était pas si
intéressé car son cœur penche davantage vers le Togo.
«Le Président n'a pasencorenommé l'ensemble de ses
conseillers.J'ai juste participé à la campagne à la demande de notre candidat. Nous avons gagné et moije ne demande rien de
particulier car mon souhait et ma volonté sont de me consacrer à l'aide de mon pays d'origine.»
De l’avis de tous, l’homme politique est décrit comme un homme de consensus. Pourtant, le natif de
Bassar, au nord du Togo, est avant tout un homme de gauche. Et son CV ne cesse de le démontrer.
«Un Breton d’après la marée noire…»
Né en 1945, il est éduqué par les missionnaires français à plusieurs kilomètres de son clan des
Bikoulkpambe, clan dit des «chasseurs d’éléphants». Puis il arrive en France, son pays d’adoption. Naturalisé français en 1975, il devient ingénieur civil des mines trois ans plus tard.
Marié à une Bretonne qui lui donnera un garçon et une fille –son «bras droit» dans l’arène
politique– il entre au Parti Socialiste dès 1983 où il y débute sa carrière politique. En mars 1989, cet originaire de l’éthnie tapou devient Maire de la petite commune de Saint-Coulitz, en plein
cœur du Finistère. Élu «Breton de l’Année» par le mensuel Armor Magazine en décembre
1990, pour services rendus à la Région Bretagne, il reçoit également la «Marianne d’Or», à
Lyon, récompense décernée aux maires les plus méritants de France.
En janvier 1992, il est distingué par le «Trombino d’Or» comme «Révélation politique de l’année». Loin d’être un homme timide et réservé, on lui décernera aussi la même année
le «Prix de l’humour politique» pour sa célèbre déclaration:
«… je suis un Breton d’après la marée noire.»
En 1995, ce troisième fils de sa famille –d’où son prénom Kofi– est réélu au poste de Maire pour un
second mandat. Durant cette période, il revient tout de même au Togo, où il y effectue plusieurs séjours.
«Polygamie
politique»
C’est en 1991 que Kofi Yamgnane obtient son premier poste sur le plan national. Déjà, il s’engage au
côté d’un homme de gauche dénommé François –Mitterrand celui-là– en tant que secrétaire d’Etat aux Affaires Sociales et à l’Intégration du gouvernement d’Edith Cresson. L’occasion de montrer
qu’il est un homme sur lequel il faut compter.
L’année suivante, il devient Secrétaire d'État à l’Intégration dans le Gouvernement de Pierre
Beregovoy et entre par ailleurs au Conseil Régional de Bretagne où il effectuera un mandat de cinq ans. Les critiques les plus dures sont justement dues à ce parcours franco-français.
«On ne peut
pas servir deux nations à la fois et faire de la polygamie politique»,
affirme à son sujet le politique togolais Nicolas Lawson, président du Parti pour le Renouveau et la
Rédemption (PRR) et empêcheur de tourner-en-rond de la scène politique togolaise.
Kofi Yamgnane, lui, ne repousse pas son pays d’adoption et ne semble pas prêt à lui tourner le
dos:
«La France m'a permis d'accéder aux fonctions électives et exécutives les plus
éminentes, ce métissage a fait de moi ce que je suis aujourd'hui.»
En France, son profil plait toujours et son ascension se poursuit. Aux élections cantonales de 1994,
Yamgnane est élu conseiller général du canton de Châteaulin. Et il ne boude pas les honneurs.
En janvier 1995, il est fait Chevalier dans l’Ordre National de la Légion d’Honneur par le Président
de la République François Mitterrand. Douze ans plus tard, il sera également choisi par un autre président français, Nicolas Sarkozy, pour être élevé au grade d'Officier dans l'Ordre National de
la Légion d'Honneur.
Avant cela, c’est en juin 1997 que le socialiste est élu député de la
6ème circonscription du Finistère. Réélu aux cantonales de 2001, Kofi Yamgnane a été élu vice-président du Conseil Général du Finistère, chargé de la politique de l’eau entre 1998
et 2008, année de la fin de son mandat.
Toujours en 2008, en janvier, le Président Sarkozy le nomme membre de la Commission de réflexion sur
la «Nouvelle politique française d'immigration». Prêt à travailler avec tous tant que ses
idées sont prises en compte, il accepte le poste.
Le Franco-Togolais s’engage aussi pour le Togo
Cette carrière à l’international rend fier la plupart des Togolais, qui espéraient tout
naturellement que le choix du président François Hollande se porte sur le Franco-Togolais. Ce ne sera pas pour cette fois.«Yamgnane avait toutes ses chances pour rester au côté du président français dont il est proche, puisque, s’il l’a déjà
assisté lors de sa campagne, c’est qu’il avait les compétences pour le job», insiste Emmanuel, ancien instituteur à la retraite. Les Togolais espèrent tout de même que l’amitié entre
les deux hommes servira au Togo.
«S’il avait
été choisi comme monsieur Afrique de Hollande, je pense qu’il aurait tentéde faire avancer la cause démocratique en Afrique en général et au Togo en particulier»,
affirme Aimé Gogué, président du parti Alliance pour les Démocrates et le Développement Intégral
(ADI).Adhérant du Front RAC, groupement de partis politiques dont est également membre le mouvement de Kofi Yamgnane Sursaut Togo, il ajoute:
«Il aurait travaillé pour Hollande et la France, bien sur, mais il aurait forcement eu une sensibilité sur les problèmes du Togo,
il est tout de même des nôtres!»
Après la victoire de Hollande, l’originaire du village de Bangéli s’était fait menaçant vis-à-vis du
pouvoir togolais lors d’une récente interview à un média local:
«Toutes les dictatures ont désormais tout à craindre, et en particulier le pouvoir
togolais, si elles continuent de refuser la démocratie, la liberté et l'alternance politique. Au PS, nous pensons qu'aucun développement n'est possible de la part ( …) d’un pouvoir qui
manipule, qui fraude, un pouvoir qui torture ses citoyens», a-t-il déclaré à un site
togolais.
Et de poursuivre:
«Un même
parti au pouvoir pendant près de 5O ans, trop c'est trop! Le RPT/AGO hier, l'AGO/UniR aujourd'hui, a le destin du peuple togolais entre ses mains et il a tout intérêt à ce que ses mains soient
innocentes du sang des Togolais.»
Ses ambitions pour son pays natal
D’ailleurs, si les Togolais l’apprécient, malgré les critiques dues à son éloignement de sa terre
natale et le choix d’une «yovo» (blanche) comme épouse, c’est aussi pour ses prises de positions, passées ou plus récentes, sur le pouvoir togolais. Ses ambitions politiques n’ont en effet
jamais cessé de se tourner aussi vers son pays d’origine.
Né d’un père métallurgiste, certains le décrivent comme quelqu’un de très combatif qui a osé se
frotter aux dures vicissitudes de la politique togolaise.
Critiqué à maintes reprises pour ses relations, supposées bonnes, avec l’ancien chef d’EtatGnassingbé Eyadema qui a dirigé le pays
durant 38 ans, d’autres le défendent.
«Il a
certainement eu des rapports avec Eyadema, ayant été un homme politique en France durant plusieurs années, mais ce n’est pas cela l’important. L’important, c’est l’idéal qu’il souhaite porter. Si
c’est l’idéal d’un changement allant dans le sens d’une démocratisation, c’est une bonne chose», rapporte un observateur avisé de la scène politique togolaise.
En 2003, à la faveur de la crise togolaise qui atteint un seuil sans précédent, Kofi Yamgnane
s’illustre et se brouille définitivement avec le chef d’Etat d’alors.
«Si Obama n’a rien pu faire pour un changement en Afrique ce n’est pas Hollande
qui y parviendra.»
Deux ans plus tard, le «Celte noir» comme on le surnomme, envisage de se présenter aux élections avant de se rétracter pour le
candidat de l’opposition Bob Akitani. Un engagement côté opposition qu’il réitère en 2010 avec sa formation politique Sursaut Togo, en faisant campagne dans le pays malgré certaines difficultés,
après avoir accusé le pouvoir de Faure Gnassingbé, élu en avril 2005.
Finalement, sa candidature est invalidée pour cause de dates de naissance différentes sur ses
documents officiels. Il ne sera pas candidat à la présidentielle togolaise 2010.
Pour Kofi Yamgnane, cette invalidation tient du «mystère».
Aimé Gogué, lui, parle d’une invalidation fantaisiste qui n’a pas de sens.
«Le pouvoir
en place avait ainsi fait savoir que le Nord du Togo est une chasse-gardée pour lui et, pour éviter qu’on leur pique des voix là-bas, ils lui ont barré la route sous de faux
prétextes», explique t-il.
Avec amertume, l’opposant Nicolas Lawson du PRR se rappelle: «Il a sous-estimé ses adversaires et leurs perfidies.» Yamgnane a-t-il était trop sûr de lui ou trop peu
prévoyant?
De la déception de Nicolas Lawson, sans doute grande –Kofi Yamgnane est retourné en France depuis
cet échec même s’il effectue des retours «au pays»– est née une critique acerbe. Car lorsque que Kofi Yamgnane relaie les intentions de François Hollande qui dit vouloir mettre fin à la
Françafrique, le président du PRR répond balivernes et beaux discours:
«Nous ne pouvons attendre quoi que se soit de qui que se soit de l’extérieur, même
d’un franço-togolais! Si Obama n’a rien pu faire pour un changement en Afrique ce n’est ni Hollande ni Yamgnane qui y parviendront.»
Pour l’homme en blanc –il porte uniquement des vêtements blancs– cela se justifie car la priorité
c’est la Franceet «c’est l’Europe et donc la lutte contre la politique d’austérité de
l’Allemagne. La France est en crise profonde.»
Nouvelle chance en 2015
Pour son allié politique Aimé Gogué, l’espoir reste pourtant de mise.
«Il est vrai que malgré les promesses passées de Mitterrand comme de Sarkozy, la
Françafrique est toujours là, mais il y a chez François Hollande une véritable tendance à vouloir changer les relations entre la France et ses anciennes colonies. Mais c’est aussi à la jeunesse
de montrer qu’elle veut se changement.»
Finalement au Togo, même quand on n’aime pas Kofi, on parle tout de même de lui. Et on regrette
qu’il ne fasse pas clairement le choix du Togo, en tournant définitivement le dos à l’ancienne colonie. Ces espoirs pourraient bientôt se voir définitivement réalisés.
Lors des discussions avec François Hollande avant la formation du nouveau gouvernement, il
semblerait que Kofi Yamgnane a fait comprendre qu’il ne souhaitait pas s’investir dans la durée.Pour pouvoir,selon les dires du Franco-Togolais se consacrer au Togo. Il le dit et le répète:
«Je suis prêt à apporter au Togo et aux Togolais tout ce qu'ils me demanderont et
dont je suis capable.»
Après son raté de 2010, le franço-togolais semble de nouveau décidé à tenter sa chance lors de la
présidentielle togolaise de 2015.
Autodidacte curieux et libre penseur je suis chargé du contenu de ce blog qui portera en priorité
sur l’actualité politique au BENIN avec des éditoriaux et des chroniques qui essaieront autant que faire se peut de se démarquer de toute connotation partisane. Il s’agira de prétendre porter ce
que peut représenter l’opinion de la ’’vox populi’’.
Nettement perfectible, nous nous appliquerons à faire de notre mieux, pour une bonne visibilité et pour votre
bon plaisir. C’est pour cela qu’en plus de nos propres productions, nous vous proposons un aperçu de ce qui se dit sur le BENIN, à travers la presse ; ainsi qu’un condensé de ce que nous
avons pu rassembler lors de nos pérégrinations sur le net ; et qui selon notre vision fait le point sur l’Etat de l'Afrique et du Monde
|Qu’importe le vase, pourvu qu’on y pose le
bouquet de fleurs
C'est Bernadette qui va prendre le thé chez Henriette. Alors, elles
papotent, elles mangent des petits gâteaux. Puis arrive le mari d'Henriette avec un joli bouquet de fleur. - Booonjour, chérie. - Bonjour ! Sur ce, le mari monte à l'étage. Henriette tire une gueule pas possible et Bernadette, étonnée demande: - Mais pourquoi tu n'es pas contente ? Moi, mon mari, il ne m'offre jamais de fleurs. - Ouais, mais c'est toujours la même chose, à chaque fois qu'il revient avec des fleurs, je dois monter à l'étage et écarter les jambes. - Aaaaah bon ?! Tu n'as pas de vase ?
|Un amant voleur ?
Un homme a été cambriolé. Le lendemain, le commissariat le prévient qu'on a arrêté le
voleur et le convoque.
L'homme demande au policier :
- Puis-je parler au voleur ?
- Pour lui dire quoi ?
- Ecoutez, Monsieur le commissaire, il a pénétré chez moi à 2 heures du matin sans réveiller ma femme.
S'il m'explique comment il s'y est pris, je retire ma plainte !
|Nos amis les chasseurs...
Gaston s'arrête à chaque retour de chasse dans le café de Nelly pour prendre un verre. Il a la mauvaise habitude de poser brutalement son fusil contre le bar en tapant la crosse sur le sol. Nelly le réprimande chaque fois. "- un jour, tu oublieras une cartouche dedans et ce sera la catastrophe" Et bien sûr, un jour, le coup partit. "- Voilà dit Nelly, je te l'avais dit ! Aujourd'hui, la bonne est de repos et sa chambre est juste au dessus !! Je n'ose pas aller voir . . . Vas-y toi!!" Gaston monte à l'étage et revient en disant : "- Tout va bien ! La bonne était allongée sur le lit, jambes écartées. Le coup est passé entre ses jambes sans l'effleurer !" "- Ouf dit Nelly ! C’est un miracle !"* "- en effet dit Gaston. Par contre, ton mari, lui, n'a plus de tête.
Une histoire de PV
L’autre jour, je sors de chez le boulanger et j’aperçois un motard de la police fédérale en train
de rédiger un PV de stationnement.
Je m’approche et lui dis « Je ne suis resté que cinq minutes chez le boulanger. Ne
pouvez-vous
pas annuler cette contravention ? »
Il m’ignore superbement et continue d’écrire.
« Con d’emmerdeur », ne puis-je m’empêcher de lui dire.
Et voilà qu-il dresse un autre PV pour absence de plaque réfléchissante à l’avant du
véhicule.
Mon sang ne fait qu’un tour et je l’engueule copieusement :
« Sale Nazi, Playmobil raté, sous-produit de débile, pet de vache, impuissant, analphabète,
hémorroïde hypertrophiée… » Ah, là,, j’ai bien utilisé les richesses de mon vocabulaire.
Cela continue encore un quart d’heure, et le flic, sans sourciller, continue à mettre des
contredanses sous l’essuie-glace au point qu’il n’y avait pratiquement plus de place sur le pare-brise.
Je constate que tout cela ne nous mène à rien et je jette l’éponge.
Puis je me rends tranquillement à ma voiture, garée deux rues plus
loin…
Un homme d’état africain se rend à un sommet Franco–Africain sur la côte d’Azur. Le Député Maire de la commune, un de ses vieux amis, le reçoit dans sa somptueuse villa de bord de mer. L’Africain est charmé par les toiles de maîtres qui ornent les murs, les merveilleuses statues, l’immense jardin fleuri et par cette si belle
piscine. Alors que les valets apportent des amuses-gueule, l’homme d’état africain demande : - J’aimerais que tu m’expliques comment tu réussis à amasser une telle fortune en faisant de la politique… L’élu français se lève, descend vers la piscine en compagnie de son invité, et pointe son doigt en direction des terres : - Tu vas comprendre … C’est simple. Vois tu l’autoroute là-bas ? - Oui ! - Et bien il a coûté 3 milliards d’Euros à la collectivité dont 5% directement dans ma poche. Voilà. L’africain n’en revient pas : - Alors là je dis bravo ! Joli coup ! Deux ans se passent et notre député-maire rend visite à son ami en Afrique. Il découvre ébahi que son hôte habite un château en marbre, décoré de frises en or, d’oeuvres de maîtres et de sculptures exceptionnelles. Une
immense piscine et des jacuzzis agrémentent un magnifique jardin, digne des plus jolis oasis africains. Le français est scié : - Alors là, c’est à toi de m’expliquer ! Comment as tu fait pour t’enrichir si rapidement ? Le chef d’état africain se lève, descend vers la piscine, pointe son doigt vers les terres et dit : - Tu vas comprendre. C’est très simple. Tu vois l’autoroute là-bas ? L’autre : - Non… L’Africain : - Ben voila !
La famille est à table, et Toto, le fils mange
salement.
Le père : Tu manges vraiment comme un goret !
Le fils : Hein ?
Le père : Tu sais au moins ce que c'est un goret ?
Le fils : Oui, c'est le fils du cochon.
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Cette
missive provient d’un élève de la classe de Terminale C ; à l’attention d’une élève en classe de 3ème ; pour lui déclarer son
Amour.
Ma molécule adorée,
De même que la lune est attirée par le soleil,je suis attiré par toi avec une ardeur universellement
proportionnelle au carré de la distance qui nous sépare.
C'est une permutation circulaire que mon coeur dévie et tout s'annule en moi sauf la racine carrée de mon
coeur. C'est en vain que j'essaie d'oublier le jour ou le rayon de tes yeux s'est réfracté sur les lentilles de mes sentiments,et je ne pense qu'à toi.
Tu es le lien géométrique de mes pensées,le sinus de mon coeur,la tangente de mon esprit,le point de
concours de mes rêves,le point d'inflexion de ma vie.
Il existe entre toi et moi un intervalle qui n'admet pas de racine réelle et dont l'équation a pour
inconnue l'infini.Quand je considère le polynôme de ta force,je perds le centre de gravité,j'abandonne le principe de NEWTON.Mon point de concours étant mon coeur,sa résultante prend mon coeur
pour toi,vers toi.
Il se lance comme une hyperbole vers l'infini,s'élève comme la phénophtaléine qui rougit l'hydrate par un
phénomène de feu.
Daigne accepter un baiser inoxydable dont l'intensité et la teneur spécifique ont pour coéfficient sa
charge électrique.La pression atmosphérique menace de faire rage jour et nuit,et de soulever la soupape de ma timidité.Si j'étais une étoile,tu serais mon pôle nord.
Fais la synthèse de mes pensées les plus stériles et en attendant les réactions chimiques,reçois mes
sentiments calorifiques et mes baisers électromagnétiques.
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C'est Toto et sa petite voisine
Jessica.
Ils sont toujours en train de
se faire bisquer l'un et l'autre.
Si l'un a reçu un cadeau pour son anniversaire, l'autre doit forcément avoir quelque chose de mieux au
sien...
Un jour, Jessica reçoit comme cadeau un vélo avec 2 roulettes derrière.
Problème : Les parents de Toto lui disent qu'il n'a pas besoin d'un vélo...
Alors Jessica en profite pour passer et repasser devant la maison de Toto. Et parader avec son joli vélo.
Toto est terriblement énervé et triste de cette situation et il se met à pleurer et crier devant tant
d'injustice !
Le papa de Toto lui demande alors ce qui le met dans cet état là, et lorsque Toto lui raconte ce qui se passe, le papa dit
quelques mots à l'oreille de Toto et tout de suite, Toto arbore un grand sourire...
Le lendemain, Jessica est à nouveau en train de parader avec son vélo devant la maison de Toto :
- Eh Toto, t'as vu mon vélo ? T'en as pas un pareil hein ?
Alors Toto lui fait une grimace et baisse son pantalon devant elle en disant :
- Ah ouais ? Et bien regarde ça ! C'est quelque chose que tu n'auras jamais !
Jessica sachant que Toto dit vrai rentre chez elle en pleurant.
Elle dit à sa mère en rentrant ce qui s'est passé. Alors sa mère, pour la consoler, lui dit quelques mots à l'oreille...
Le lendemain, Toto arrive fièrement devant Jessica et baisse son pantalon tout en faisant une grimace, pour lui montrer son trésor.
Mais Jessica sourit, soulève sa robe et montre ainsi son sexe à Toto en disant :
- Tiens regarde ! Ma mère m'a dit qu'avec ce truc que moi j'ai, je pouvais avoir tous les trucs comme le
tien et autant que je veux !
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Trois hommes au cours d’une discussion en viennent à évoquer leur masculinité et leur
virilité.
Le premier a 20 ans, le deuxième en a 40 et le troisième a 60 ans.
MOURICE BEN FENECH se présente, pour un emploi, de vendeur dans un Super Bazar où l'on vend de tout.
Le patron lui demande s'il a de l'expérience.
- Si j'ai de l'expérience ?
- Dans la vente ?
- Aaiaiaiaiaille, ti me demande ça à moi, Mourice Ben F'nech ? J'suis le Roi de la vente, moi ! Mon cousin il avait une boutique, j'ai tout vendu. Maintenant il est parti au souleil,
tellement j'l'ai rendu riche... sir la tête de ma mère, y'a pas meilleur vendeur que moi.
Le Patron, amusé par la situation décide d'essayer le jeune homme pour la journée. Le soir, il revient pour voir ce qu'il a bien pu vendre.
- Alors, combien de ventes as-tu fait aujourd'hui ?
- Une seule, sur ma tête Patron , il est v'nu qu'un client.
- Ce n'est pas très brillant ça, et une vente de combien ?
- Seulement 100.000 Euros, patron.
- Quoi ? 100.000 ? Tout rond ? Mais... comment ça ?
Et Mourice, il raconte :
- Y a un type qu'est v'ni et j'li ai vendu un hameçon. Pis, j'li propose la petite canne à pêche au lancer et une série de mouches. Et comme j'li dit qu'il peut pas pêcher sans être bien équipé,
j'li vends aussi la grande canne avec la ligne et les bouchons et un moulinet.
Sir la tête de ma mère, t'en as jamais vi un comme ça , que j'li dis. Ti peux r'monter MobyDick avec ça.
Après, pour pas qu'il ait honte devant les autres pêcheurs, j'li ai vendu l'équipement, les bottes, le ciré et le bob. Parce qu'avec sa canne toute neuve, s'il a pas l'équipement, y va passer
pour un plouc, hein chef ? Et les clients de Ben F'nech, ils peuvent avoir l'air con mais pas l'air plouc. Pis, j'li demande où il va aller pêcher. I'mm dit " sur la côte ". Alors, j'li dis qu'il
ferait bien d'acheter un bateau pour pêcher au large, et j'li vends le hors-bord de 12 mètres avec les deux moteurs. Et j'li demande comment y va emmener son bateau sur la côte. Y savait pas.
Alors, j'li ai vendu la nouvelle Mercedes et une remorque pour tracter le bateau. Et pis on a fait les comptes. Ca faisait 101.124 Euros.
Alors j'li dis:
- Comme t'es un bon client, j'ti fais un prix: 100.000 tout rond, mai ti paies cash. Il a dit " j'passe à la banque et j'arrive ". Et 1/2 heure après, il est rev'nu avec l'argent et il a
tout pris, patron. Les sous sont là dans la caisse.
Le Patron était scié, complètement ahuri, assis par terre. Il n'en croit pas ses oreilles, il regarde l'argent dans la caisse et dit :
- T'as vendu une Mercedes et le hors bord à un gars qui venait pour acheter un hameçon ?
- Heu...bin non, pas vraiment, patron. L'client, y vnait pour ach'ter une boîte de TAMPAX pour sa femme, alors j'li ai dit :
- Puisque ton week-end il est foutu, pourquoi t'irais pas à la pêche ?
Les enfants
kpakpatos, ehhhhhhhhh !Vous allez tuer vos Parents
____opus1
(driiiiiiiing ! Sonnerie du téléphone dans une quelconque villa, dans une quelconque ville du monde!)
- Mon coeur, c'est papa au téléphone. Tu peux me passer maman ?
-Désolé Pa’; Je peux pas, elle est à l'étage dans sa
chambre avec oncle David.
Bref silence...
- Mais ma chérie, tu n'as pas d'oncle David
- Si ! Si ! Il est dans la chambre avec maman
!
-Bien, Ok!, Alors, voila ce que je veux que tu fasses
: « pose le téléphone, cours en haut, frappe à la porte de la chambre, et
crie à maman et oncle David que la voiture de Papa vient d'entrer dans le garage... »
- D'accord papa !
Quelques secondes plus tard, la fillette
revient au téléphone.
- J'ai fait ce que tu m'as dit,
papa.
- Et qu'est-ce qui s'est passé ?
- Ben, maman s'est mise à crier, à sauter hors
du lit toute nue,elle s'est mise à courir partout, elle a glissé sur le tapis, elle est tombée par la fenêtre, et maintenant elle est toute morte.
- Oh Mon Dieu ! Mon Dieu ! Mon Dieu !... Et oncle David ?
- Ben, Il a sauté hors du lit tout nu, s'est
mis à courir partout, puis il a sauté par la fenêtre de derrière dans la piscine... Mais il a oublié que le week-end dernier tu avais vidé la piscine pour la néttoyer,du coup,
maintenant,il est tout mort lui aussi...
Long silence... Puis papa dit :
- La piscine ? Mais quelle piscine ? Je suis bien au 01.45.74.12. 33 ?
_____Opus2
Un jeune bambin se réveille en pleine nuit et il entend du bruit qui vient de la chambre de ses parents. Il se lève
discrètement et va observer la scène intime.
Le lendemain matin, au petit déjeuner, il demande à sa maman :
Dis maman ! Pourquoi tu rebondissais sur Papa, hier nuit?
La mère,gênée, improvise :Tu sais,comme
Papa a un gros ventre, je saute dessus pour le faire maigrir !
Mais ça ne marcherait jamais !
Sa maman, amusée, lui demande : Et pourquoi donc ?
Le bambin
explique:« Parce que quand tu vas faire les courses, le samedi après-midi, il y a une dame qui vient et qui regonfle Papa ».
____opus3
Un gosse voit dans la rue un chien en train de saillir une chienne et demande à son père ce qu'ils font.
Le père embarrassé explique que la chienne qui se trouve dessous ne veut pas rentrer à la niche, et que le chien est en train de la
pousser pour la ramener.
Au petit de reprendre : « Zut alors ! Maman a du donc bien se cramponner au lavabo hier sinon le facteur l’aurait
emmené à la poste ! »
Ah ! Oui ?
Ben ! Le facteur essayait de l’emmener avec lui avec d’énormes cris de han ! han !... Et curieusement
maman semblait dire oui !
On fêtait le départ à la retraite du curé de la paroisse par un souper d'adieu.
Un politicien local était invité pour donner un bref discours.
Comme il tardait à arriver, le prêtre décide d'énoncer quelques paroles pour passer le temps :
" Ma première impression de ma paroisse, je l'ai eue avec la première confession que j'ai eu à
écouter.
J'ai tout de suite pensé que l'évêque m'avait envoyé dans un lieu terrible alors que la
première personne me confessa qu'elle avait volé un téléviseur, qu'elle avait volé de l'argent à son père, qu'elle avait aussi volé l'entreprise pour laquelle elle travaillait en plus de tenir
des relations sexuelles avec l'épouse de son supérieur.
Aussi, à l'occasion, il s'adonnait au trafic de stupéfiants. Et pour terminer, il me confessa
qu'il avait transmis une maladie vénérienne à sa propre sœur.
J'étais atterré, apeuré, mais avec le temps, je connus plus de gens et je m'aperçus que tous
n'étaient pas ainsi.
J'ai vu une paroisse remplie de gens responsables, avec de bonnes valeurs, ayant la
foi.
Et c'est pourquoi j'ai vécu les 25 années les plus merveilleuses de mon
sacerdoce."
Sur ces mots arrive le politicien, qui alors prend la parole. Bien sûr, il s'excuse de son retard et
commence son allocution : "Jamais je n'oublierai le premier jour de l'arrivée du Père dans notre paroisse.En fait, j'ai eu l'honneur d'être le premier à me confesser à lui...
!"
Un homme s'évade de prison après 15 ans. Il entre dans une maison pour voler de l'argent et un fusil. Il trouve un
jeune couple au lit. Il ordonne à l'homme de sortir du lit et l'attache à une chaise. Il attache ensuite la femme au lit. Il se met dessus et l'embrasse dans le cou. Ensuite il se lève et s'en va
dans la salle de bain. Le mari tout affolé en profite pour dire à sa femme : "Écoute ma chérie, c'est un évadé de prison, regarde ses vêtements. Cela doit faire longtemps qu'il n'a pas vu de
femme. J'ai vu comment il t'embrassait dans le cou. S'il veut du sexe, ne résiste pas, fais ce qu'il veut. Donne-lui satisfaction même si ça te répugne. Sinon s'il se fâche, il peut nous tuer.
Sois forte chérie. Je t'aime. Sa femme lui répond : "Il ne m'embrassait pas dans le cou, il m'a chuchoté a l'oreille qu'il était gay, qu'il te trouvait à son goût et voulait savoir si on avait de
la vaseline. Je lui ai dit oui, dans la salle de bain.
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